
Maxime Audinet est chercheur « Stratégies d’influence » à l’IRSEM. Spécialiste de la Russie, ses travaux portent sur les acteurs, les dispositifs et les pratiques de l’influence informationnelle, ainsi que sur leur projection dans l’espace post-soviétique, en Europe et en Afrique subsaharienne. Il est notamment l’auteur de Un média d’influence d’État : enquête sur la chaîne russe RT (INA, 2021, réédition 2024), ouvrage de référence sur les stratégies médiatiques et informationnelles russes.

Célia Belin est chercheuse senior à l’European Council on Foreign Relations (ECFR). Spécialiste des États-Unis et des relations transatlantiques, elle analyse les dynamiques politiques américaines, la polarisation interne et leurs conséquences pour l’Europe et l’ordre international. Elle est notamment l’auteure de Jésus est juif en Amérique. Droite évangélique et lobbies chrétiens pro-Israël (Fayard, 2011) et de Des démocrates en Amérique. L’heure des choix face à Trump (Fayard, 2020).

Grand reporter au quotidien Le Monde, Ariane Chemin est reconnue pour ses enquêtes de long cours et ses portraits de responsables politiques, d’intellectuels et de figures culturelles, ainsi que pour son analyse des mécanismes de pouvoir et de la fabrication des récits publics. Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages, dont des enquêtes politiques (La Nuit du Fouquet’s, Le Mauvais Génie), des portraits (La Femme fatale, La Communauté), ainsi qu’une enquête littéraire et historique (À la recherche de Milan Kundera).
Photo : Corentin FOHLEN

Politiste et maîtresse de conférences à l’Université Paris-Nanterre, Anna Colin Lebedev est spécialiste des sociétés post-soviétiques, de la Russie et de l’Ukraine. Ses recherches portent sur les conflits armés, les trajectoires individuelles en temps de guerre et les mémoires sociales du conflit. Elle est l’auteure de l’ouvrage Jamais frères ? Ukraine et Russie : une tragédie postsoviétique (Seuil, 2022), dans lequel elle analyse les ressorts sociaux et politiques de la guerre en Ukraine.

Agnès Desarthe est écrivaine et traductrice. Auteure d’une œuvre littéraire reconnue, elle explore dans ses romans et essais les questions de filiation, de transmission, de mémoire et d’identité, souvent à la croisée de l’intime et de l’histoire collective. Elle est également la traductrice française de référence de l’œuvre de Philip Roth. Parmi ses ouvrages majeurs figurent Dans la nuit brune, ainsi que des romans tels que Le Remplaçant et Un secret sans importance.
Photo : Céline NIESZAWER

Diplomate française, ancienne ambassadrice de France auprès de l’OTAN, Muriel Domenach est spécialiste des questions de sécurité, de défense européenne et de relations internationales. Elle apporte une expertise stratégique nourrie d’une longue expérience des enceintes multilatérales. Elle développe un projet audiovisuel pour la chaîne Arte, en collaboration avec la réalisatrice Ruth Zylberman, intitulé Défendre l’Europe, le réveil géopolitique des Européens.

Ancien ambassadeur et expert de l’Institut Montaigne, Michel Duclos a été ambassadeur au Comité politique et de sécurité de l’Union européenne, représentant permanent-adjoint de la France auprès des Nations Unies, ambassadeur en Syrie, conseiller diplomatique du ministre de l’Intérieu). Il est notamment l’auteur de La Longue Nuit syrienne (2019) et La France dans le bouleversement du monde (2021) et a dirigé Le Monde des nouveaux autoritaires (2019) et Guerre en Ukraine et nouvel ordre du monde (2023), coédités par l’Institut Montaigne et les éditions de l’Observatoire.

Jean-Marc Hovasse est professeur de littérature française à Sorbonne Université, où il occupe la chaire de poésie française du XIXe siècle. Il écrit la biographie de Victor Hugo (Fayard), dont il prépare le troisième et dernier tome. Il a notamment réédité, seul ou en collaboration avec Guy Rosa, les trois œuvres les plus politiques de Victor Hugo : Les Châtiments (GF), Napoléon le Petit (Actes Sud), et Histoire d’un crime (La Fabrique).
Photo : Emilie SPERTINO

Yves Jeuland est réalisateur et producteur de documentaires. Il est l’auteur de nombreux films consacrés à la vie politique, à la mémoire européenne et aux grandes figures artistiques et intellectuelles contemporaines. Il a notamment réalisé Charlie Chaplin, le génie de la liberté (2020) et Montand est à nous (2021).

Professeur de droit international à University College London, avocat et écrivain, Philippe Sands est une figure majeure de la réflexion contemporaine sur le droit international, les crimes de masse et la mémoire européenne. Il est notamment l’auteur de Retour à Lemberg (East West Street), La Filière, La Dernière Colonie, rue Londres 38 ouvrages traduits dans de nombreuses langues, qui articulent enquête personnelle, histoire et analyse juridique.

Tatiana Vaksberg est journaliste, écrivaine et essayiste bulgare. Spécialiste des mécanismes de propagande, de désinformation et des héritages totalitaires en Europe centrale et orientale, elle a travaillé pour de nombreux médias internationaux et est rédactrice en chef de Radio Free Europe/Radio Liberty pour la Bulgarie. Elle a notamment présenté le recueil documentaire Dokumenti (éditions Gutenberg, 2015), consacré au destin des Juifs de Thrace, de Macédoine et de Pirot.

Né en 1946 à Bordeaux, Jean Musitelli est conseiller d’État honoraire et ancien ambassadeur. Ancien élève de l’École normale supérieure de Saint-Cloud et de l’École nationale d’administration, agrégé d’italien, il a consacré sa carrière au service diplomatique et culturel de la France.
Conseiller à l’ambassade de France à Rome de 1981 à 1984, il a ensuite été conseiller diplomatique de 1984 à 1989 puis porte-parole (1989–1995) du président François Mitterrand, avant de devenir chargé de mission auprès des ministres des Affaires étrangères Roland Dumas et Hubert Védrine. Ambassadeur auprès de l’UNESCO de 1997 à 2002 puis conseiller d’État de 2001 à 2015, il a également présidé l’Institut national du patrimoine (1999–2008) et la Commission de la copie privée (2015–2021).
Membre du conseil d’administration de l’Institut François Mitterrand, il est l’auteur pour la télévision d’une Histoire de la diplomatie française en deux épisodes en 2009.

Yves Manville est administrateur de l’État et diplomate de carrière. Titulaire d’une licence de philosophie et diplômé de l’Institut d’études politiques, il a consacré plus de quarante ans à l’action extérieure de la France. Il est chevalier de l’Ordre national du Mérite depuis 2002.
Son parcours est riche en expériences diplomatiques et en engagements sur des terrains sensibles : à la représentation de la France auprès de l’UNESCO, puis à Sofia et Téhéran, avant de rejoindre successivement Sarajevo, Banja Luka, Douchanbé, Bujumbura, Kaboul, Niamey et Islamabad, où il a exercé des fonctions de secrétaire d’ambassade, de conseiller politique et de numéro deux d’ambassade.
Il a également occupé plusieurs responsabilités à l’administration centrale du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, notamment à la direction de l’Europe continentale, à la direction de l’Asie et de l’Océanie, ainsi qu’au sein de l’équipe interministérielle pour l’Afghanistan et le Pakistan. Depuis février 2023, il est conseiller diplomatique auprès du Secrétaire général du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation.

Yordan Yordanov est doctorant en histoire moderne en cotutelle entre l’Université de Sofia « Saint-Clément d’Ohrid » et l’Université Sorbonne Nouvelle à Paris. Le sujet de sa thèse porte sur les relations franco-bulgares pendant le deuxième septennat de François Mitterrand (1988–1995) ainsi que sur le rôle de la France dans la transition de la Bulgarie vers la démocratie parlementaire et l’économie de marché. Parmi ses intérêts scientifiques figurent les relations internationales à la fin de la guerre froide et l’évolution politico-sociale des pays d’Europe orientale pendant les années 1990. Il participe à différents colloques consacrés à l’histoire moderne.

Né le 25 octobre 1971 à Sofia, Mihail Gruev est historien et professeur associé au Département d’histoire de la Bulgarie de l’Université de Sofia « Saint-Clément d’Ohrid ». Diplômé en histoire en 1994, il a soutenu en 2001 une thèse consacrée aux Bulgares musulmans dans la politique de l’État bulgare (1944–1959).
Entré à la Faculté d’histoire comme assistant, il devient maître de conférences en 2003, puis professeur associé en 2009. Il a été professeur invité aux universités de Munich, de Sarrebruck, de Belgrade et dans d’autres établissements européens.
Auteur de trois monographies et de nombreuses études, ses recherches portent notamment sur la politique d’assimilation dite « processus de renaissance », la collectivisation du monde rural et la formation de l’élite communiste.
Depuis le 5 mars 2015, Mihail Gruev préside l’Agence d’État des Archives de Bulgarie.

Professeur agrégé et docteur en philosophie, Michel Eltchaninoff est rédacteur en chef du mensuel Philosophie Magazine. Spécialiste des idéologies contemporaines et de l’histoire des idées, il s’attache à décrypter les ressorts intellectuels des mouvements politiques actuels et les trajectoires de leurs dirigeants.
Il est l’auteur de plusieurs ouvrages de référence, notamment Dans la tête de Vladimir Poutine (Actes Sud, 2015, rééd. 2022), analyse des fondements idéologiques du pouvoir russe, Dans la tête de Marine Le Pen (Actes Sud, 2017), qui explore les sources intellectuelles du populisme français, et Lénine a marché sur la lune (Actes Sud, 2022), enquête sur l’héritage soviétique.
Après avoir rencontré des dissidents de la période soviétique et des dissidents d’aujourd’hui en Europe et dans le monde, il a publié Les Nouveaux Dissidents (Stock, 2016). Il a fondé une association du même nom, dont l’objet est de faire connaître au grand public les combats pacifiques de ces femmes et de ces hommes qui luttent pour les libertés fondamentales face aux régimes autoritaires.

Née le 10 novembre 1946 à Sofia , Rayna Karcheva est diplomate, francophone et ancienne conseillère du président Jeliou Jelev (1990–1996). Retraitée du ministère bulgare des Affaires étrangères, elle a consacré sa carrière aux affaires européennes et à l’ouverture internationale de la Bulgarie.
Titulaire d’une maîtrise de langue française de l’Université de Sofia et du Brevet international d’administration publique de l’ENA à Paris, elle est également diplômée du Collège d’Europe, du Collège de l’OTAN et des Écoles militaires de Paris et du Canada.
Son action s’est inscrite dans les négociations liées à la construction européenne et à l’adhésion de la Bulgarie à la Francophonie. Elle a dirigé plusieurs projets européens destinés à renforcer la capacité administrative du pays en vue de son intégration à l’Union européenne.
Rayna Karcheva est chevalier de la Légion d’honneur et officier de l’Ordre national du Mérite.

Diplômée en histoire de l’Université Saint-Clément d’Ohrid de Sofia (Master d’histoire des Balkans et de l’Empire byzantin), Stanka Jeleva s’est ensuite formée au graphisme et à l’illustration à l’ESAG-Paris puis à l’École d’art Maryse Eloy.
Depuis 2011, elle préside la Fondation Easyart, dont elle a créé les programmes culturels et éducatifs destinés aux enfants. Sous sa direction, la fondation a développé plusieurs initiatives majeures : le Festival des enfants (Sofia, Paris, Plovdiv, Bourgas, Roussé, Blagoevgrad, Stara Zagora, Razgrad, Sliven, Vratsa), le Festival des Ateliers pour Enfants Francofolie Bulgarie, le Musée Roulant itinérant dans plusieurs villes bulgares, ainsi que les programmes « Histoire de l’Art à l’École », « L’Art pour les Plus Petits au Musée » et « L’Été au Musée ».
En 2022, elle a créé la plateforme interactive « Détective du Musée » avec le soutien du Fonds national de la culture de Bulgarie. Co-auteur et illustratrice, elle a publié plusieurs livres éducatifs pour enfants sur le patrimoine culturel bulgare.
Artiste indépendante, elle a présenté ses œuvres lors d’expositions personnelles et collectives à Sofia, Paris, Athènes et Maputo. Elle a reçu en 2015 un prix récompensant l’ensemble de son travail et la mise en œuvre des programmes pour enfants « Nous sommes au musée ».

Né en 1958 à Sofia, Stefan Tafrov est diplomate, homme politique, journaliste, critique littéraire et traducteur. Élève du lycée français Alphonse-de-Lamartine et titulaire d’un master en journalisme de l’Université de Sofia (1983), il débute comme critique littéraire à l’hebdomadaire ABV.
De 1989 à 1991, il dirige le service international du quotidien Demokratzia et le service des relations internationales de l’Union des Forces Démocratiques. Proche du président Jeliou Jelev, dont il devient le principal conseiller diplomatique (1990-1991), il l’accompagne lors de rencontres avec François Mitterrand, Margaret Thatcher, George Bush et Václav Havel.
Premier vice-ministre des Affaires étrangères dans les gouvernements de Philip Dimitrov (1991-1992) et Ivan Kostov (1997-1998), il est ambassadeur en Italie (1992-1994), au Royaume-Uni et en Irlande (1995-1997), en France et à l’UNESCO (1998-2001). Représentant permanent de la Bulgarie aux Nations unies (2001-2006 et 2012-2016), il préside le Conseil de sécurité en 2002 et 2003.
Traducteur reconnu, il a fait découvrir au public bulgare les œuvres de François Mauriac, André Gide, Jean-Paul Sartre, Claude Simon et Umberto Eco. Il reste engagé politiquement au sein de
« Bulgarie Démocratique ».
Stefan Tafrov est commandeur de la Légion d’honneur, membre de l’Institut international d’études stratégiques de Londres et cavaliere ufficiale della Stella d’Italia.

Après une formation universitaire de 3ème cycle (Université Paris I et IEP de Paris) en sociologie politique, relations internationales et histoire contemporaine, Franck Leducq débute sa carrière en cabinet ministériel avant de s’orienter vers les collectivités locales. Ses missions s’articulent autour du conseil auprès des décideurs publics locaux sur les principaux champs d’intervention de la gouvernance communale, départementale et intercommunale, incluant les initiatives internationales (jumelages).
Il se spécialise ensuite sur les questions du numérique en santé et leur durabilité environnementale, évoluant pendant plusieurs années auprès de l’entreprise française pionnière de télémédecine dans les territoires sous-médicalisés.
Il est aujourd’hui consultant pour des organisations publiques et des entités privées dans les domaines de la communication institutionnelle et politique, des stratégies de gouvernance et de santé numérique.
Franck Leducq préside Énergie France-Bulgarie (EFB). Association partenaire du Mouvement National des Élus Locaux (MNEL), elle s’attache à renforcer les liens d’amitié entre nos deux pays et se veut un espace d’échanges, de partages et de réflexions, notamment au titre de la gouvernance locale comparée. Il a également créé l’association France Télémédecine (FT), dont il est président.

Né en 1955, M. François Frison-Roche est juge à la Cour nationale du droit d’asile (CNDA), nommé par le vice-président du Conseil d’État. Retraité du ministère de la Recherche (Université Paris II / CERSA), il est docteur en science politique et a été auditeur du Centre des hautes études de l’armement (CHEAr).
Après avoir apporté son concours à l’Union des forces démocratiques dès le début de 1990, il a été détaché par le gouvernement français auprès du président Jeliou Jelev comme conseiller spécial de 1992 à 1996, sur les questions de droit constitutionnel, d’analyse politique régionale, du cheminement de la Bulgarie vers l’Europe et de la promotion de son ouverture internationale, notamment vers la Francophonie. Dans ce cadre, il a été associé, aux côtés de la Bulgarie, à plusieurs missions et rencontres au plus haut niveau.
Il a ensuite été directeur à Sanaa, au sein de l’ambassade de France, du programme d’aide à la démocratisation du Yémen (2012-2014). M. Frison-Roche est chevalier de la Légion d’honneur, chevalier de l’Ordre national du Mérite, officier des Palmes académiques et commandeur de l’ordre du Cavalier de Madara (République de Bulgarie).

Alexei Pamporov est sociologue et professeur associé à l’Académie bulgare des sciences. Il est spécialiste de l’histoire et de la sociologie des Roms de Bulgarie. Docteur en sociologie, il s’est spécialisé en méthodes qualitatives à l’Institut de démographie Max Planck en Allemagne et en pédagogie à la Central European University à Budapest. Il travaille régulièrement avec des organisations non gouvernementales et a conseillé le président de la République et le Conseil des ministres de Bulgarie sur ce sujet. Il a dirigé plusieurs projets de coopération visant à lutter contre la traite des êtres humains, et a publié de nombreux rapports officiels, dont le rapport d’évaluation de la Stratégie nationale pluriannuelle d’inclusion des Roms de 2021.

Cécile Canut est anthropologue, sociolinguiste et réalisatrice de films documentaires. Elle est professeure des universités en sciences du langage à l’Université Paris Cité, et lauréate de l’Institut universitaire de France (IUF) pour la période 2022-2027. Elle a publié plusieurs ouvrages sur le langage, le colonialisme et les discriminations linguistiques. Ses recherches portent sur les imaginaires linguistiques en Afrique (Mali, Cap-Vert) et sur la vie quotidienne des Roms en Bulgarie. Parallèlement, elle réalise des films documentaires depuis plus de 15 ans, en favorisant une approche collective et collaborative avec les communautés filmées.

Deyan Kolev est le président du Centre pour le dialogue interethnique et la tolérance Amalipe en Bulgarie, la plus grande organisation rom du pays (le mot « Amalipe » signifie « amitié »). Docteur en sciences sociales, il a étudié la philosophie et l’histoire. Il est l’auteur de plus d’une trentaine de publications sur l’histoire et la culture roms ainsi que sur les politiques d’intégration. Il a coordonné de nombreux projets européens et nationaux d’intégration des Roms par l’éducation, et a participé à la conception de programmes éducatifs interculturels aujourd’hui utilisés dans plus de 250 écoles.

Chercheuse en histoire de l’art, Elora Weill-Engerer enseigne à l’École du Louvre, dont elle est diplômée. Elle est également diplômée en histoire de l’art et muséologie et des universités Paris-Sorbonne (Paris IV) et Panthéon-Sorbonne (Paris I). Curatrice et critique d’art, elle a publié dans des revues telles que Manifesto XXI et The Art Newspaper. Elle prépare une thèse sur les identités politiques roms, manouches et gitanes à travers les arts contemporains. Elle a obtenu de nombreux prix et prépare un ouvrage sur l’écrivaine et peintre rom autrichienne Ceija Stojka (1933-2013).

Historien d’art spécialisé sur la période moderne, Eric Cron a commencé ses recherches universitaires au Centre d’Études Supérieures de la Renaissance à Tours. Il a soutenu en 2005 une thèse sur l’histoire urbaine de Saumur. Depuis 2007, il dirige le Service Régional de l’Inventaire et du Patrimoine de la Région Nouvelle-Aquitaine (site de Bordeaux). En parallèle il conduit des projets personnels en tant que documentariste et photographe, centrés sur la question des marges dans nos sociétés contemporaines. Avec Sylvain Mavel, il a réalisé en 2015 un documentaire sur la culture rom de Bordeaux, Chakaraka, qui a été sélectionné dans de nombreux festivals. Depuis 2018, il a photographié chacune des manifestations de Gilets jaunes à Bordeaux.

Françoise Dallemagne est chargée de recherches et de collections au service de la conservation depuis 2013 au Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MUCEM) à Marseille. Elle partagera son retour d’expérience sur l’organisation de l’exposition
Barvalo (« Barvalo : Roms, Sinti, Manouches, Gitanos, Gens du voyage… », 2023).

Grégoire Cousin est directeur scientifique de la revue Études Tsiganes. Maître de conférences en sociologie, démographie et anthropologie, il est docteur en droit public et comparé, et post-doctorant à la Fondation pour la mémoire de la Shoah. Ses travaux portent sur les migrations, les dynamiques de pouvoir au sein des communautés, le génocide pendant la Seconde Guerre mondiale et les politiques publiques à destination des groupes dits « Roms / Tsiganes » en Europe. Il a mené des recherches en France, en Italie et en Roumanie, et participe aux projets MigRom et Urba-Rom.

Henriette Asséo est historienne, spécialiste reconnue de l’histoire des Tsiganes en Europe, et professeure à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) depuis 1999. Ses travaux portent sur les imaginaires de la mobilité, les processus de construction nationale et les politiques tsiganes au XXe siècle. Elle a fondé et participe à plusieurs centres de recherche dédiés à cette thématique. Elle a notamment écrit Les Tsiganes : une destinée européenne (1994).

Natalia Tsekova est actrice. C’est la première Rom diplômée de l’Académie nationale bulgare des arts du théâtre et du cinéma. Elle a joué dans de nombreuses pièces et films, dont
Gypsy Road (2020), un film autobiographique inspirant retraçant son parcours. Elle y raconte ses défis personnels et son engagement pour l’éducation dans les quartiers défavorisés comme médiatrice scolaire. Natlia Tsekova milite pour une meilleure représentation des Roms dans le monde artistique.

Ognyan Isaev est doctorant en anthropologie culturelle à l’Université de Sofia. Activiste rom pour les droits humains, journaliste et psychologue de formation, il travaille sur les questions de justice sociale, d’égalité des chances et d’inclusion des Roms. Il collabore régulièrement avec le Conseil de l’Europe et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe sur ces sujets. Il a travaillé au Fonds de l’éducation des Roms, basé à Budapest (un projet conjoint de la Banque mondiale et des fondations Open Society, couvrant 16 pays), et dirige actuellement le programme de réussite éducative de l’ONG bulgare Trust for Social Achievement.

Tatiana Sirbu est historienne et chercheuse à l’Université catholique de Louvain, au sein du Laboratoire d’anthropologie prospective. Spécialiste des politiques de déplacement et de déportation des Tsiganes, elle mène des recherches en Moldavie et dans la région d’Odessa depuis 2008. Ses travaux récents portent sur les effets sociaux des politiques culturelles soviétiques en Ouzbékistan et au Kazakhstan.
Rapport d’activité 2024 (pdf, 1,5 MB)

Ahmet Insel, né en 1955 à Istanbul, a été maître de conférence à l’Université Paris Panthéon-Sorbonne et professeur à l’Université Galatasaray. Actuellement il participe à distance aux comités éditoriaux de la maison d’édition Iletisim et de la revue mensuelle Birikim en Turquie. Ces ouvrages publiés récemment sont Le national-capitalisme autoritaire (avec Pierre-Yves Hénin), Editions Bleu Autour, 2021 et La nouvelle Turquie d’Erdogan? Du rêve démocratique à la dérive autoritaire, Editions La Découverte, 2017.

Alexandre Lévy est journaliste indépendant, spécialiste de l’ex-Union soviétique et des Balkans. Il collabore actuellement à l’hebdomadaire Courrier International à Paris et au quotidien suisse Le Temps, où il est en charge de l’actualité russe. Il est notamment l’auteur d’une enquête policière, Le Gang des Barbares (Hachettes Littératures, Paris), parue en 2009 et d’un livre plus personnel, Carnets de la Strandja, 1989-2019, d’un mur l’autre (Buchet-Chastel, Paris), dans lequel il revient sur ses années d’enfance et d’adolescence en Bulgarie. Un pays où il a effectué son service militaire avant la chute du régime de Todor Jivkov.

Rédactrice, chercheuse et productrice, Besa Luci est également cofondatrice et rédactrice en chef de Kosovo 2.0, publié en albanais, en anglais et en serbo-croate. Réunissant commentaires et reportages politiques, sociaux et culturels, ce magazine régional a su créer un espace de discussion différent et nécessaire. Besa Luci participe activement aux conversations publiques, aux projets liés à l’innovation dans les médias, mais aussi à l’excellence journalistique et aux initiatives culturelles. Elle a également été assistante d’enseignement au département de journalisme de l’université de Prishtina entre 2013 et 2019.

Boyko Vasilev est un célèbre journaliste bulgare, présentateur et producteur de l’émission Panorama de la Télévision nationale bulgare BNT. Expert des Balkans, il relate pour la BNT les événements en Serbie, en Bosnie et Herzégovine, et en République de Macédoine, la guerre en Bosnie-Herzégovine en 1994-1995, le conflit du Kossovo (1998), les frappes aériennes de l’OTAN à Belgrade en 1999, les protestes contre Slobodan Milosevic (2000). Dans ses émissions, une rubrique d’analyse du journaliste présente son point de vue sur l’actualité et les grands enjeux internationaux. Parallèlement, il tourne des reportages et des documentaires ; de 2010 à 2016, il est le producteur de la série documentaire sur les questions internationales Le monde en direct. Il relate les guerres en Syrie (2012) et en Irak (2015). En juin 2001, il organise une émission exceptionnelle de Panorama depuis Skopje destinée au conflit en Macédoine. Boyko Vassilev est vice-président de la Fondation Saints Cyrille et Méthode et membre du Conseil d’administration de l’Institut d’études régionales et internationales (IRIS).

Christine Cadot is a Professor of political science at the University of Paris 8 and a member of the CRESPPA research unit (Center for Sociological and Political Research in Paris | CNRS, Univ. Paris 8 , Univ. Paris Nanterre).
Her teaching, research and writing focus on commemorative policies, dominant and counter-narratives as well as on the visual and symbolic representations of the European Union (Mémoires politiques européennes, Presses universitaires de Vincennes, 2019; Pantheonised Europe. Official and ordinary representations of Europe in Paris, habilitation manuscript, 2022).
https://www.cresppa.cnrs.fr/labtop/equipe/les-membres-du-labtop/cadot-christine/

Clotilde Warin est chargée des affaires européennes au Centre d’Analyse, de Prévisions et de Stratégie, du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Chercheuse, elle enseigne la politique extérieure de l’Union Européenne à Sciences Po Paris. Jusqu’en 2020, elle fut responsable de la revue Confrontations Europe qui analyse les enjeux sociaux, économiques et politiques en Europe.

Le philosophe ukrainien Constantin Sigov, qui dirige le Centre européen à l’Université Mohyla de Kiev, a été directeur d’études associé à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris de 1992 à 1995. Il a contribué à l’établissement du Vocabuaire européen des philosophies (Paris, Seuil/Le Robert, 2004) et a fondé à Kiev la maison d’édition Duh i litera (L’Esprit et la lettre), qui a publié des traductions ukrainiennes faisant autorité de grands penseurs comme Montaigne, Descartes, Pascal, Paul Ricoeur, Emmanuel Levinas et François Furet. Ami de Paul Ricoeur et de Charles Taylor, il les a accueillis à l’Université de Kiev. Pour son inlassable activité de bâtisseur de ponts entre les cultures, Constantin Sigov a été décoré par la France au grade d’officier de l’Ordre des Palmes académiques. En 2014, il a soutenu la Révolution du Maïdan, dont il a été une grande voix. Son œuvre personnelle de penseur, qui occupe une place majeure dans le monde slave, rencontre un vif écho international.
https://www.editionsducerf.fr/librairie/livre/19537/placards-libelles-12-lettre-de-kiev
Les derniers ouvrages de Constantin Sigov (2022-2023) :
Le courage de l’Ukraine. Une question pour les Européens, Paris, Éditions du Cerf, 2023, 204 pages.
Quand l’Ukraine se lève. La naissance d’une nouvelle Europe, Paris,Talent Éditions, 2022, 274 pages.

Cyril Blondel est maitre de conférences en géographie à l’université de Reims Champagne-Ardenne, France. Il est responsable du Master géopolitique. Ses travaux portent sur la stigmatisation des territoires frontaliers et périphériques en Europe. Il s’interroge notamment sur les liens entre périphéralisation et marginalisation sociale des minorités sexuelles dans ces territoires. Il a travaillé sur la frontière Serbie/Croatie dans le cadre de sa thèse, l’Estonie, le Nord de la Lorraine et le Nord-Pas-de-Calais dans le cadre de deux post-doc européens, et sur les Ardennes depuis 4 ans.
Lien
https://whereiseurope.wordpress.com/

Dejan Ubovic a étudié l’anthropologie et la gestion de projets à Belgrade. À la fin des années 90, il travaille comme journaliste sur des stations de radio indépendantes d’où il lance la première émission de radio hebdomadaire après la guerre dans les Balkans qui comprenait 14 villes de tous les pays de l’ex-Yougoslavie. Parallèlement (mars 2000), il est fondateur de l’ONG Front culturel, organisation leader dans de nombreux projets différents en Serbie mais aussi dans les Balkans – festivals régionaux, conférences, expositions, etc. En 2009, il fonde et dirige le Centre européen pour la culture et le débat – GRAD qui devient rapidement le point de rencontre et le « refuge » de nombreuses initiatives, organisations et événements de jeunes, tels que la semaine de la fierté, les organisations de la société civile œuvrant dans différents domaines, les maisons d’édition indépendantes, etc. En 2012, il a été l’un des fondateurs de l’Association de la scène culturelle indépendante de Serbie. En 2020, il lance le « Musée des années 90 » en tant que centre régional pour la réconciliation, l’éducation et la coopération future. Il est également membre actif du groupe stratégique d’une initiative européenne « A Soul for Europe ».

Dimitris Christopoulos est un universitaire et un intellectuel grec. Doyen de la faculté des sciences politiques de l’université Panteion et professeur de politologie au département des sciences politiques et d’histoire de cette université. Il a également été président de la Ligue grecque des droits de l’homme (2003-2011) et de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) à Paris de 2016 à 2019.
Plus d’informations sur son parcours professionnel :
https://polhist.panteion.gr/images/DEP/Christopoulos/CHRISTOPOULOS24_CV_EN.pdf

Formée en économie à l’École normale supérieure, HEC Paris et Columbia, membre de la rédaction de la revue Le Grand Continent, revue de référence dans le débat stratégique et intellectuel européen éditée par le Groupe d’études géopolitiques (GEG).

Elodie Bordat-Chauvin est sociologue politique (Université Paris 8 – CRESPPA). Elle enseigne les politiques culturelles à l’Institut d’études européennes dans le master « Politiques et gestion culturelles en Europe ». Ses publications les plus récentes sur les politiques culturelles et la participation culturelle en Europe et en Amérique latine figurent dans les revues Participation (2024), Biens Symboliques-Symbolic Goods (2023), Cultural Trends (2022) et International Journal of Cultural Policy (2017). Son ouvrage « Comparing Cultural policies Changes » est publié chez Peter Lang en 2015) (en français chez l’Harmattan, 2018). Elle travaille actuellement sur les dynamiques des politiques culturelles dans les régimes illébéraux et les formes subalternes de réponse et d’activisme en Pologne et notamment l’utilisation de répertoires de mobilisation artistiques par les mouvements de résistance et d’activisme féministe.

Né en 1965, Fabrice Puchault a fait des études de Lettres et il est diplômé de la FEMIS.
Producteur indépendant de documentaires (1992-2003), il rejoint France Télévisions en 2003, au sein de France 3, chargé des programmes Sciences et Découverte et des coproductions internationales. Il entre à France 2 en 2005, où il occupe le poste d’Adjoint à la Directrice artistique des magazines et documentaires, puis celui de Secrétaire Général de l’antenne et des programmes de la chaîne (2008-2011).
En 2011, il est nommé Directeur de l’unité de programmes documentaires de France 2.
Depuis Février 2016 au sein d’ARTE France il est Directeur de l’Unité Société et Culture, qui regroupe documentaires et magazines traitant d’Investigation, de la Géopolitique, la Société, l’Histoire, la Culture et les documentaires de création.
ARTE diffusée en 6 langues a pour mission de produire et diffuser sur l’ensemble de ses plateformes linéaires et non-linéaires des récits qui enrichissent et déplacent les imaginaires et les regards des spectateurs d’Europe au moyen de programmes créatifs et innovants.
Par ailleurs Chargé de cours à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne de 2011 à 2020. Auditeur du CHEID (Ministère des Affaires Etrangères et de l’Europe) pour l’année 2021.

Écrivain, universitaire et journaliste, Frédéric Martel est titulaire d’un doctorat en sciences sociales (EHESS, Paris). Il est également titulaire de Masters en Sciences Sociales, Science politique, Droit public et Philosophie.
Professeur d’université (tenure), il est titulaire depuis 2020 de la chaire « économie créative » à l’université ZHdK à Zurich et responsable de la recherche du Zurich Centre for Creative Economies (ZCCE/ZHdK). Ses travaux portent sur Internet, la politique culturelle, le « soft power », la diplomatie d’influence, les industries créatives, les médias, les « smart cities » et les questions relatives aux droits de l’homme.
F. Martel a été associé au CERI, le Centre d’Études et de Recherches Internationales de Sciences Po à Paris. Il a enseigné à l’ESSEC, Sciences-Po Paris et au MBA d’HEC.
Il est l’auteur de nombreux ouvrages. Son dernier livre, Sodoma, Enquête au cœur du Vatican (Robert Laffont, 2019), a été traduit dans une vingtaine de langues et il fut un best-seller dans une quinzaine de pays (et un « New York Times bestseller »). Frédéric Martel anime chaque dimanche en direct sur France Culture/Radio France, « Soft Power, le magazine des industries créatives et du numérique ». Il est aussi grand reporter : il collabore au Point, à Slate, à l’Express, au Nouvel Obs et d’autres revues et magazines.

Gergely Romsics est un historien des idées et de la pensée politique qui explore de nombreux domaines adjacents à ses recherches, notamment l’histoire des relations internationales et les usages et abus de l’histoire et de la mémoire. Il est l’auteur de nombreuses monographies (parmi lesquelles Mythe et Souvenir et Mémoire de l’Empire des Habsbourg, disponibles en anglais). Ancien diplomate culturel, il est actuellement chercheur au Centre de recherche en sciences humaines de Budapest, tout en enseignant à l’université Eötvös Loránd. Son travail actuel, qu’il mène dans le cadre du programme Richard G. Plaschka à l’université de Vienne, porte sur la manière dont l’extrême droite a pensé l’ordre européen au lendemain de la Grande Guerre. Tout en concentrant ses recherches sur l’histoire de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, M. Romsics continue à contribuer à l’actualité à travers des entretiens et des articles sur la mémoire, la culture politique et les relations internationales en Europe centrale qui paraissent dans diverses publications hongroises et anglophones.

Poète, novelliste et romancier, Gueorgi Gospodinov est un écrivain bulgare. Ses œuvres mêlant poésie, fiction et ironie font de lui une grande plume de la littérature contemporaine européenne. Il est qualifié comme le « Proust venant de l’Est » par le journal italien La Repubblica. Ses œuvres, traduites dans plusieurs dizaines de langues, sont récompensées de nombreux prix, notamment celui du Prix International Booker pour Time Shelter (Le Temps du passé) en 2023.

Hristo Hristev, juriste, avocat, professeur de droit européen à l’Université de Sofia Saint-Clément d’Ohrid Titulaire d’un doctorat en droit (2012) de l’Université de Lorraine et spécialiste du droit de l’Union européenne, Hristo Hristev est professeur associé à la Faculté de droit de l’Université de Sofia Saint-Clément d’Ohrid. Il est également membre et coordinateur pour la Bulgarie du Réseau académique européen sur le droit pénal, membre de l’Ordre des avocats de Sofia et formateur au Centre de formation des avocats « Krastyu Tsonchev » du Conseil supérieur du barreau de la République de Bulgarie. Il dirige le master francophone « Droit de l’Union européenne » de l’Université de Sofia Saint-Clément d’Ohrid.

Iara (Iaroslava) Boubnova is a curator based in Sofia. Since 2019, she has been the Director of the National Gallery, Sofia. In 2019 and 2022, she was the Commissioner of the Bulgarian National Pavilion at La Biennale di Venezia. Her curatorial work includes international and local individual and group shows, festivals, and public art projects. Some of her notable projects include the Bulgarian National Pavilion at La Biennale di Venezia (1999), Manifesta 4 in Frankfurt am Main (2002), Moscow Biennial (2005, 2007), 3rd Biennial in Thessaloniki, Greece (2011), and 2nd Ural Industrial Biennial in Yekaterinburg, Russia (2012).
Furthermore, Boubnova is a founding member of the ICA-Sofia (1995) and served as its Director until 2018.
She has also been involved with organizations such as the Manifesta Foundation Board, the Artistic Advisory Committee of MOCA China in Hong Kong, the Moscow Biennial of Contemporary Art, the Yekaterinburg Biennial, and the Autostrada Biennial in Prizren, Kosovo. Additionally, she is part of the Museums for Ukraine support network.

Igor Štiks est l’auteur des romans A Castle in Romagna et The Judgment of Richard Richter (Le Serpent du destin initialement publié sous le titre La chaise d’Elijah), qui ont remporté de nombreux prix et ont été traduits en 15 langues. Son nouveau roman W, est à la fois un roman policier et une réflexion sur un siècle de lutte révolutionnaire en Europe. Titulaire d’un doctorat de l’Institut d’études politiques de Paris et de l’université Northwestern, Igor Štiks a ensuite publié une monographie intitulée Nations and Citizens in Yugoslavia and the Post-Yugoslav States : One Hundred Years of Citizenship (Bloomsbury, 2015). Avec Jo Shaw, il a édité les collections Citizenship after Yugoslavia (Routledge, 2013) et Citizenship Rights (Ashgate, 2013), et, avec Srećko Horvat, Welcome to the Desert of Post-Socialism (Verso, 2015). Il a été honoré de la distinction française Chevalier des arts et des lettres pour ses réalisations littéraires et intellectuelles.

Ildiko Otova enseigne les sciences politiques à la Nouvelle université Bulgare. Elle travaille également comme chercheuse au CERMES (Centre d’études sur les réfugiés, les migrations et les ethnies, Nouvelle université bulgare). Ses enseignements et ses travaux de recherche portent sur les questions de migration et de réfugiés, l’intégration, les politiques urbaines et la citoyenneté, le populisme, l’extrême droite et les formes actuelles d’antisémitisme.

Ina Kancheva est diplômée en chant lyrique de l’Académie nationale de musique « Prof. Pancho Vladigerov » à Sofia.
Elle est lauréate de nombreux concours prestigieux tels que Jeunes talents musicaux, Pancho Vladigerov, Montserrat Caballé, Manuel Ausensi, Spyros Argiris, DEBUT, Viotti, As.Li.Co, etc. Elle a reçu le prix de « Musicien de l’année » en 2002 en Bulgarie.
De 2002 à 2006, Ina Kancheva a été soliste à l’Opéra de Hanovre, et de 2005 à 2011 à l’Opéra de Stuttgart, où elle a interprété les rôles de Giulietta dans « I Capuleti e i Montecchi », Mimi dans « La Bohème », Violetta dans La Traviata, la comtesse Adèle dans « Le Comte Ory », Lucio Cinna dans « Lucio Silla », Micaëla dans « Carmen », Fiordiligi dans « Così fan tutte », Pamina dans « Die Zauberflöte », etc.
En 2020 et 2021, Ina Kancheva collabore étroitement avec l’Orchestre de la Radio nationale de Berlin (RSB) et réalise plusieurs enregistrements et concerts. Pendant cette période, elle a participé à de nombreux récitals à Madrid, Weimar, Berlin et Paris, ainsi qu’à plusieurs projets de musique de chambre des Concerts de Poche et de France Musique-France et de la Fondation Juan March en Espagne, entre autres.
Elle s’est produite en tant que soliste dans différents festivals en Bulgarie et à l’étranger, ainsi que dans de nombreux opéras en Allemagne, à l’Opéra royal du Danemark, au Covent Garden de Londres, à la Scala de Milan, etc.

Iulian Groza est le directeur exécutif de l’Institut pour les politiques et les réformes européennes (IPRE). Il a été vice-ministre des affaires étrangères et de l’intégration européenne de la République de Moldavie, chargé de l’intégration européenne et du droit international. En 2022, il a été nommé représentant de la société civile au sein du Conseil suprême de sécurité (Moldavie) et du Comité national pour l’intégration européenne (Moldavie). Iulian Groza est un expert en relations internationales, en affaires européennes et en bonne gouvernance, avec une attention particulière pour les pays du partenariat oriental de l’UE, la coopération transatlantique et la Russie. M. Groza est titulaire d’un diplôme universitaire en droit. Il a également fait des études européennes de troisième cycle à l’université de Birmingham et des études sur la sécurité de l’OTAN à la SNSPA de Bucarest.

Laurent Marchand, né à Rennes en 1963, diplômé d’une maitrise de lettres modernes. A été enseignant, traducteur et interprète à Rome avant de devenir journaliste en 1990. Correspondant en Italie et au Vatican de Radio France de 1992 à 2008 (sous le nom de Laurent Morino). Participe à de nombreux voyages du Pape Jean Paul II (Cuba, Inde, Terre Sainte, Pologne, USA, Lituanie etc…). Depuis 2008, éditorialiste de politique étrangère à Ouest-France, au bureau parisien du journal. En charge également au sein de la rédaction en chef des partenariats éditoriaux à l’international (notamment avec le groupe de presse allemand Funke) ainsi que de la formation des journalistes du groupe aux questions européennes.

Maria Kassimova-Moisset est née le 5 octobre 1969 à Sofia. Détentrice d’un diplôme en langue et littérature bulgares de l’Université de Sofia, elle a suivi le master « L’art, un mode de penser » à la Nouvelle université bulgare. Sa carrière de journaliste a débuté par un concours d’animateurs du programme pour les jeunes Formule 5 à la télévision nationale (BNT), qu’elle a remporté. Elle a travaillé au service culture de plusieurs journaux : Standart, 24 Tchassa, Demokratsia, Sega (quotidien et magazine hebdomadaire). Elle a occupé lеs postes de directrice de la publication au magazine lifestyle Edno, directrice adjointe du magazine ELLE Bulgarie, directrice du magazine Capital LIGHT et fondatrice et directrice du magazine HEЯR. Depuis 2010, journaliste indépendante. M. Kassimova-Moisset a suivi des formations en étiquette et protocole à Londres et à Bruxelles. Son premier livre Rencontres rapprochées avec sentiments mixtes a été publié en 2017. En 2018, son premier roman Rhapsodie balkanique a vu le jour à son tour, traduit en français. Elle est autrice de séries audio comiques sur la plateforme audio Storytell : Chronique du Château Lacrotte et Chronique du Château Lacrotte : résidence Zlokoutchané, également sorties sous forme de livres. En 2022, elle a publié son dernier livre, Monologues. Tous ses livres sont parus aux éditions Colibri. Depuis quelques années, elle présente au public ses propres spectacles de storytelling : Histoires en chute libre et Etoile rouge, imm. 28. Citoyenne active, elle soutient diverses causes liées à la lutte contre les violences domestiques, au féminisme et à l’égalité en droits civiques. Elle est mariée et mère de deux filles.

Marie Vrinat-Nikolov, ancienne élève de l’ENS de Sèvres et agrégée de Lettres classiques, professeur des universités en langue et littérature bulgares et en théorie de la traduction littéraire à l’INALCO, co-responsable du master de traduction littéraire de l’INALCO, co-rédactrice en chef de la revue Slovo, est l’auteur de manuels de bulgare, ainsi que de nombreux articles et ouvrages sur l’histoire de la littérature bulgare, l’histoire de la traduction en Bulgarie et la pensée de la traduction littéraire. Elle a traduit en français plusieurs écrivains et poètes bulgares, classiques et contemporains, tels que Yordan Yovkov, Ivan Vazov, Aleko Konstantinov, Yordan Raditchkov, Ivailo Petrov, Viktor Paskov, Konstantin Pavlov, Guéorgui Gospodinov, Emilia Dvorianova, Alek Popov, Théodora Dimova, Rene Karabash (une cinquantaine de livres) et consacre un site web à la littérature bulgare contemporaine : http://litbg.eu/

Ecrivain français, Mathias Enard est l’auteur de nombreux romans salués par la critique et le public. Polyglotte, il est également traducteur en français de l’arabe, du persan et de l’espagnol. En 2003, son premier ouvrage La perfection du tir paraît et remporte l’année suivante le Prix des cinq continents de la francophonie et le Prix Edmée-de-La-Rochefoucauld. Par la suite, ses œuvres Zone, ainsi que Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants et Rue des voleurs, sont également distinguées par divers prix. En 2015, son roman Boussole, qui explore la vision de l’orient par l’occident, reçoit le Prix Goncourt. Son dernier roman, Déserter (2023), qui se déroule pendant la Deuxième Guerre mondiale, interroge notre rapport à la violence et à l’histoire. Ses livres sont traduits en plus de vingt langues. Il est officier de l’ordre des Arts et des Lettres (2016).

Maximilien Durand, né en 1976, est diplômé de l’École du Louvre et titulaire d’une maîtrise de l’École Pratique des Hautes Études pour ses recherches sur les textes hagiographiques conservés au Département des Antiquités égyptiennes du Louvre. De 2007 à 2008, il est directeur scientifique de l’ONG Patrimoine sans Frontières. En 2008, il rejoint le Musée des Arts Décoratifs de Paris en tant que responsable de la conservation et de la restauration, et de 2011 à 2017 il est directeur du Musée des Tissus et des Arts Décoratifs de Lyon. De 2018 à 2019, il est directeur de la conservation de Christian Dior Couture, et depuis janvier 2021, directeur adjoint des collections et de la recherche des Musées de Paris, parallèlement à ses fonctions de conservateur des catacombes de Paris.
Maximilien Durand est également professeur à l’École du Louvre et auteur de nombreuses publications, et a organisé plus de vingt-cinq expositions, notamment Antinoopolis : Au-delà de la vie, au-delà de la mode. Ombres d’élégance dans le désert au Musée des Tissus de Lyon en 2013-2014. Il a occupé les fonctions de vice-président du Centre International d’Étude des Textiles Anciens (CIETA) et de président de l’Association Internationale pour l’Étude des Textiles de la Route de la Soie. Il a également mené des projets internationaux sur la conservation, la restauration et la valorisation du patrimoine culturel des communautés orthodoxes de tradition byzantine, notamment dans les régions comprises dans le périmètre géographique du futur département : Albanie, Kosovo, Macédoine, Serbie, Biélorussie et Russie. Il a également réalisé une étude scientifique des collections textiles byzantines et coptes à la Fondation Cotsen de Los Angeles.
En tant que directeur du département, Maximilien Durand est chargé d’en définir le projet scientifique et culturel, d’en proposer l’aménagement et la présentation et d’en superviser la réalisation en collaboration avec l’équipe d’architectes (sélectionnée par un concours international d’architecture et de muséographie). Il dirige également une équipe de dix-huit experts, en charge d’une collection de plus de vingt mille objets.

Michel Foucher est géographe, diplomate et essayiste. Il a été ambassadeur de France en Lettonie, conseiller du ministre des Affaires étrangères, directeur du Centre d’analyse et de prévision, directeur des études de l’Institut des hautes études de défense nationale. Il a été également professeur au Collège d’Europe de Natolin (Pologne). Il est membre du conseil d’orientation du Cycle des hautes études européennes.
Derniers ouvrages parus :
Ukraine Russie, la carte mentale du duel, Tract n° 39, Gallimard (mai 2022) ; Ukraine, une guerre coloniale en Europe, éditions de l’Aube (septembre 2022) ; Arpenter le monde, mémoires d’un géographe politique, Robert Laffont, 2021.

Milana Čergić est docteure en anthropologie et se spécialise dans les transformations économiques et socialistes dans les Balkans, notamment en Bosnie-Herzégovine et au Monténégro. Elle a soutenu sa thèse sur une entreprise de supermarchés bosnienne en 2022 à l’Institut Max Planck pour l’anthropologie sociale en Allemagne, en cotutelle avec l’EHESS Paris. Postdoctorante à l’université de Mayence, elle mène actuellement un terrain de recherche ethnographique au Monténégro, où elle analyse comment les outils numériques façonnent les imaginaires de la redistribution.

Radosveta Krastanova est Directrice de l’Espace francophone de la Nouvelle université bulgare où elle y est également enseignante au département d’économie. Docteure en science politique, elle est spécialiste de l’histoire des mouvements écologistes en Bulgarie, des villes durables et de l’économie circulaire.

Roumiana Preshlenova est directrice de l’Institut d’études balkaniques et Centre de thracologie de l’Académie bulgare des sciences. Historienne et spécialiste des relations entre l’Autriche-Hongrie et les Balkans à la fin du 19ème et au début du 20ème siècle, elle est titulaire d’un doctorat en histoire de l’Institut d’études balkaniques, d’une maîtrise spécialisée en histoire et théorie de la culture ainsi que d’une maîtrise en langue allemande. En mars 2023, elle a reçu le titre honorifique de Doctor Honoris Causa de l’université Démocrite de Thrace à Komotiní (Grèce), une distinction récompensant sa contribution aux études balkaniques et à la coopération scientifique bulgaro-grecque.

Sylvie Kauffmann est éditorialiste et directrice éditoriale au journal Le Monde, où elle tient une chronique hebdomadaire sur les affaires internationales. Elle contribue régulièrement aux pages Opinion du Financial Times et a collaboré au New York Times.
Elle a été directrice de la rédaction du Monde en 2010-2011. Elle a rejoint le journal en 1987 en tant que correspondante à Moscou, où elle travaillait pour l’Agence France-Presse, puis a couvert l’Europe centrale et orientale jusqu’en 1993. Elle a ensuite été correspondante aux Etats-Unis et en Asie du sud-est.
Elle est diplômée de la Faculté de droit et de l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, de l’Universidad de Deusto (Bilbao, Espagne) et du Centre de Formation des journalistes à Paris.
Sylvie Kauffmann est l’auteure de « Les Aveuglés – Comment Paris et Berlin ont laissé la voie libre à la Russie » (2023, Editions Stock)

Tomasz Różycki, né en 1970, poète, écrivain, traducteur, habite à Opole, en Pologne.
Lauréat du Prix Kościelscy, Prix Joseph Brodsky, Prix Vaclav Burian, Prix Samuel Linde, Prix Wisława Szymborska et Le Prix Grand Continent 2023. Il a travaillé à l’Université d’Opole et comme Visiting Fellow in Claremont McKenna College, California, USA, Victoria University, BC, Canada et L’Univeriste de Humboldt à Berlin, il était élu comme Artiste en Résidence du Berliner Kunstlerprogramm des DAAD 2018-19.
Il a publié 12 livres poétiques, 2 poèmes épiques, 2 romans et 2 livres d’essais en Pologne, 2 livres de traduction etc, ses livres sont traduits et publies en plusieurs langues (en français « Colonies », 2006, „Bestiarium” 2018).

Toni Nikolov est philosophe et journaliste. Rédacteur en chef de Portal Kultura et du magazine Kultura. Il a suivi une formation à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS, Paris), dans le groupe du Pr Jacques Le Goff. Il est membre de la Société internationale pour l’étude de la philosophie médiévale (S.I.E.P.M) à Louvain. De 2005 à 2009, il a été directeur de la section bulgare de Radio France Internationale (RFI Bulgarie). Traducteur d’ouvrages de J. P. Sartre, J. F. Lyotard, Alain Besançon, Georges Bernanos, René Girard, Julien Green. Auteur des livres : La Bulgarie fissurée (2015), Le dilemme bulgare (2017), Sofia remémorée (2021, prix de littérature Sofia), Sofia rêvée (2022), Il existe un tel pays (2023), Sofia non oubliée (2023).

Una Bergmane, originaire de Lettonie, est chercheuse à l’Université d’Helsinki. Elle est l’autrice du livre « Politics of Uncertainty : The United States, the Baltic Question, and the Collapse of the Soviet Union » publié par Oxford University Press en 2023. Avant de joindre l’Université d’Helsinki, elle a été chercheuse postdoctorale à l’Université Cornell et chargée de cours à la London School of Economics. Elle a soutenu sa thèse de doctorat à Sciences Po Paris en 2016.

Vessela Tcherneva est directrice adjointe du Conseil européen pour les relations étrangères (ECFR) et chef de son bureau à Sofia. Son domaine d’intérêt est la politique étrangère de l’UE, les Balkans occidentaux et la mer Noire. De 2010 à 2013, elle a été porte-parole du ministère des Affaires étrangères de Bulgarie et membre du cabinet politique du ministre des Affaires étrangères Nikolaï Mladenov. Avant cela, elle a été secrétaire de la Commission internationale pour les Balkans, présidée par l’ancien premier ministre italien Giuliano Amato et l’ancien président allemand Richard von Weizsäcker. Elle a dirigé la revue Foreign Policy Bulgaria depuis sa création en 2005. De 2000 à 2003, Vessela Tcherneva a travaillé comme secrétaire politique à l’ambassade de Bulgarie à Washington, Etats-Unis. Elle est titulaire d’un diplôme de master en sciences politiques de l’Université de Bonn, Allemagne.
Rapport d’activité 2022 (pdf, 2,5 MB)

Date : 05/05/2022
Lieu : Metz
Organisateur : Assemblée des Départements de France
La crise de la Covid 19 a rappelé que la coopération transfrontalière est un levier innovant qui accompagne dans la proximité et la solidarité tous les habitants des espaces transfrontaliers quel que soit leur âge. Venez découvrir des projets transfrontaliers pluridisciplinaires portés par les acteurs des territoires frontaliers les 5 et 6 mai prochains en Moselle à l’occasion d’une conférence et de visites de terrain !
Site de l’assemblée des départements de France

Date : 23/05/2022 ou 24/05/2022
Lieu : Paris
Organisateur : Réseau interdisciplinaire pour l’aménagement, l’observation et la cohésion des territoires européens
Cet événement organisé par le Réseau interdisciplinaire pour l’aménagement, l’observation et la cohésion des territoires européens (UMS RIATE) vise à valoriser et mettre en perspective auprès des acteurs français (locaux et nationaux) et européens des territoires les productions sur les dynamiques territoriales développées à la fois par l’Agence nationale pour la Cohésion des Territoires (PADT et Observatoire des Territoires) et les programmes sur la cohésion des territoires en Europe, sur la base d’analyses développées dans d’autres régions de l’UE (ESPON), afin de développer les éléments de diagnostic et d’outillage des politiques publiques pour une meilleure gouvernance multiniveaux. Il abordera plus spécifiquement les transitions en Europe dans le contexte de la publication du 8ème rapport de la Commission sur la cohésion économique, sociale et territoriale (mobilités quotidiennes, accessibilité aux services et centralités au regard des fonctions économiques et des aménités des territoires) et reflètera les priorités de l’agenda territorial 2030 liées à une « Europe plus juste ».