
La production, l’exploitation et la mise à disposition du public d’expositions mobilisant un imaginaire artistique peut amener le public à s’interroger sur des questions de société, à regarder le monde différemment.
Présentée par l’Espace Fondation EDF à Paris, l’exposition itinérante « Fake news : Art, Fiction, Mensonge », conçue et réalisée par le Centre pour l’éducation aux médias et à l’information (CLEMI), elle vise à sensibiliser le public sur les dangers, dans un monde connecté, de la désinformation, à travers les œuvres d’une vingtaine d’artistes. Chaque artiste invité nous parle, à sa manière, du rôle des médias, d’internet, des réseaux sociaux, et de l’accélération du flux d’informations et d’images, toujours plus intense.
En collaboration avec l’Institut français de Bulgarie, l’exposition « Fake News : Art, Fiction, Mensonge » s’attache à proposer un regard différent sur le monde des médias et s’interroge sur cette thématique essentielle qu’est l’éducation aux médias et à l’information.
Afin de développer la dimension pédagogique de l’exposition, une « mini-exposition », composée de reproductions d’œuvres et de textes pédagogiques, a été mise en place afin de circuler au mieux entre les différentes établissements partenaires éducatifs francophones de Bulgarie. L’impact visuel des panneaux est privilégié pour s’adresser efficacement aux élèves, aux étudiants et aux enseignants. Cette exposition a d’abord été découverte par les élèves du lycée français Victor Hugo dans le cadre de la semaine des Lycées français du monde 2022. Mais l’exposition est itinérante !
L’exposition va poursuivre sa route en 2022 et 2023 en Bulgarie pour aller à la rencontre d’autres publics francophones d’établissements partenaires. Ainsi, le lycée Lamartine de Sofia, le lycée St-Exupéry de Plovdiv, le lycée Bertold Brecht de Pazardjik, le lycée Lyudmil Stoyanov de Blagoevgrad, l’école 17 Damian Grouev de Sofia, l’ESFAM Établissement spécialisé de la Francophonie pour l’administration et le management à Sofia, l’Université de Sofia / Centre francophone, le lycée Joliot-Curie de Varna, le lycée français international Charles Perrault de Varna, le lycée Rakovski de Bourgas, le lycée de langues européennes Saint Constantin Cyrille le Philosophe de Roussé, le lycée Dimitar Dimov de Pleven, l’Université de Veliko Tirnovo et l’Institut français de Bulgarie à Sofia.
L’éducation aux médias et à l’information fait écho à l’”Année de l’éducation aux médias et à l’information” lancée par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), qui a pour objectif la lutte contre la désinformation et la formation de citoyennes et de citoyens éclairés, indispensable dans notre monde numérique d’information en continu.


Depuis 2022, l’Institut français de Bulgarie a intégré le programme des assistants de langue française géré par France Education International.
Pour toute information sur le programme et sur la fiche Bulgarie, vous pouvez cliquer ici
Pour consulter les témoignages des assistants de langue française en Bulgarie en 2022-2023, vous pouvez cliquer ici
Le 1er décembre 2022, Paris 2024 a lancé sa campagne de billetterie pour les Jeux Olympiques. L’occasion de tenter d’obtenir des billets pour vivre « en vrai » un événement exceptionnel, partager des émotions uniques, admirer les plus grands champions, soutenir et porter l’équipe de France jusqu’à la victoire.
Une seule condition : s’inscrire sur le site de la billetterie officielle de Paris 2024 entre le 1er décembre 2022 et le 31 janvier 2023 – https://tickets.paris2024.org
Pour tout savoir sur le fonctionnement de la billetterie des Jeux Olympiques de Paris 2024, cliquez ici.
A l’été 2024, des millions de spectateurs pourront vibrer devant les performances des plus grands athlètes internationaux, se mobiliser derrière l’Equipe de France et vivre des moments de légende dans des sites de compétition exceptionnels.
100 ans après la dernière édition des Jeux d’été organisée en France, les Français ont ainsi la possibilité de vivre les Jeux Olympiques chez eux, “en vrai”. Un moment qui n’arrive qu’une fois dans une vie ! Pour avoir la chance d’obtenir leurs précieux sésames, tous sont invités à s’inscrire au tirage au sort sur la plateforme de la billetterie officielle de Paris 2024 entre le 1er décembre 2022 et le 31 janvier 2023 – https://tickets.paris2024.org – pour une première phase de vente consacrée aux packs sur-mesure, qui présentera trois grandes nouveautés :
L’opportunité de « créer ses Jeux » et de personnaliser son aventure olympique. La magie des Jeux tient beaucoup à la diversité des compétitions sportives proposées simultanément. Grâce au pack sur-mesure, composé de 3 sessions, les heureux élus tirés au sort pourront créer « leurs » Jeux selon leurs envies : encourager leurs athlètes préférés, découvrir de nouveaux sports, profiter de sites spectaculaires.
Une plateforme unique et 100% digitale. Tous les billets des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 seront en vente sur une plateforme unique. Cette plateforme 100% digitale permet de garantir aux acheteurs la sécurité de leur commande et de faciliter la gestion de leurs billets, où qu’ils se trouvent dans le monde.
Des créneaux d’achats attribués par tirage au sort. Paris 2024 innove par rapport aux précédentes éditions des Jeux avec le recours au tirage au sort pour l’attribution de créneaux d’achat. Ce choix optimise l’expérience client (plus de fluidité et de transparence) et donne l’assurance de pouvoir acheter les billets sélectionnés en consultant les disponibilités en temps réel.
Le Club Paris 2024, pour augmenter ses chances d’obtenir les billets de ses rêves !
Pour augmenter ses chances d’être parmi les premiers tirés au sort, un conseil : s’inscrire au Club Paris 2024. Les créneaux d’achat des quatre premiers jours de la vente des packs sur-mesure, du 15 au 18 février 2023 inclus, seront réservés aux membres du Club Paris 2024, tirés au sort.
Rendez-vous sur https://club.paris2024.org/fr/
Tony Estanguet, Président de Paris 2024 : Vivre les Jeux en vrai, dans les tribunes, c’est une expérience qui marque profondément, avec des moments inoubliables partagés avec ses proches et un public venu du monde entier. Mais vivre les Jeux en vrai et à la maison, ça n’arrive qu’une fois tous les cent ans ! La billetterie de Paris 2024, c’est parti, et pour cette première phase de vente, nous sommes heureux de vous proposer des packs sur mesure, à composer soi-même pour voir ses sports favoris et en découvrir de nouveaux. Pour les Jeux, nous avons voulu des billets accessibles, avec la moitié d’entre eux à 50 euros et moins et des prix d’entrée à 24 euros dans tous les sports. Nous avons aussi voulu proposer une expérience beaucoup plus simple et fluide grâce à notre système de plateforme unique. Alors prenez quelques minutes pour vous inscrire au tirage au sort afin d’avoir accès à la billetterie, et venez vivre les Jeux avec nous !
Texte et photo : Paris 2024
L’école d’ingénieurs CESI vous invite à Journée Portes ouvertes virtuelle le 21 janvier 2023.
Pour plus d’information et inscription veuillez cliquer ici
L’événement aura lieu en anglais et présentera les programmes en anglais.

Le 12 janvier, jeudi, à 18h00 à la Médiathèque de l’Institut français, 3 pl. Slaveykov
ENTREE LIBRE!
L’Institut français de Bulgarie et la maison d’édition Funtasy ont le plaisir de vous inviter à la présentation du livre « L’allégorie du patrimoine » de Françoise Choay
Pour la première fois en langue bulgare paraît L’allégorie du patrimoine de Françoise Choay, lauréate de plusieurs Prix du patrimoine, spécialiste dans le domaine de l’histoire de l’architecture, du patrimoine culturel, historique et architectural, ayant dédié des textes aux processus philosophiques, sociaux et culturels dans le domaine. Réédité en France en 2007, le livre est toujours d’actualité, discutant les questions de ce patrimoine dans nos villes, de son articulation avec le réseau urbain en général, de l’expérience esthétique qu’il offre, ainsi que les perspectives devant l’humanité à l’aube du XXIe siècle, lorsque notre compétence de bâtir et d’édifier l’espace qui nous entoure semble mise en cause.
La parution du livre a été rendue possible avec le soutien financier de l’Institut français de Bulgarie et du programme “Culture” de la municipalité de Sofia.

Les 14 et 15 janvier 2023 l’association Arte Urbana Collectif, en partenariat avec l’Institut français de Bulgarie, organise une conférence portant sur l’éducation au cinéma à l’école, alliant activités créatives et sensibilisation sociale. Les participants auront l’occasion de se familiariser avec une nouvelle collection de courts métrages et de ressources pédagogiques spécialement conçues pour les accompagner, avec de nombreuses possibilités d’activités créatives dans la salle de classe et en dehors, et en partenariat avec des institutions et organisations culturelles et éducatives.
Les ressources pédagogiques qui seront présentées soutiendront le développement de projets artistiques qui encouragent les élèves à réfléchir sur la vie de leur communauté locale. Au cœur du programme, six courts métrages présentant des différentes perspectives sur les relations et les contextes sociaux. Leurs auteurs offrent une variété de styles et de formes cinématographiques, ainsi que des histoires passionnantes. Ils attireront l’attention, susciteront des émotions et donneront matière à réflexion dans les salles de classe et au-delà. Les ressources et les divers ateliers proposés contribueront à développer le potentiel des expériences de création cinématographique au sein des établissements scolaires.
La conférence s’adresse aux enseignants, aux psychologues scolaires et au personnel pédagogique, aux représentants des centres communautaires, des bibliothèques, des centres culturels et de jeunesse, des associations travaillant avec les enfants et les jeunes.
L’événement fait partie du projet européen Short Cut – Young Filmmakers Portray Their City, auquel participent trois organisations : Fundacja Centrum Edukacji Obywatelskiej – Pologne, The Nerve Centre – Irlande du Nord et Arte Urbana Collectif – Bulgarie. Leurs partenaires sont : des écoles (Technikum nr 4 à Bytom, Pologne, Lycée Saint Kliment Ohridski à Lovetch, Aquinas Diocesan Grammar school à Belfast, Irlande du Nord), des bibliothèques (Bibliothèque régionale Prof. Benyo Tsonev et son centre de bénévoles, Screen Digital Film Archive en Irlande du Nord), des centres créatifs (Bytomskie Centrum Kultury BECEK) et communautaires (Lokal w Bytomiu, Ballynafeigh Community Development Association, Belfast et Belfast South Community Resources, Belfast).
L’entrée est gratuite, après inscription obligatoire ICI.
Programme de la conférence :
14 janvier (samedi)
09:30 – 10:00 – Inscription et café
10:00 – 11:00 – Présentation d’une collection de courts métrages et de ressources, dans le cadre du projet « Short Cut – Les jeunes cinéastes filment leur ville », financé par Erasmus+
11:00 – 12:00 – Présentation d’un film réalisé par les élèves dans le cadre du projet. Avec la participation d’élèves du lycée St. Kliment Ohridski à Lovetch, des enseignants et des représentants du partenaire local – la bibliothèque régionale Prof. Benyo Tsonev
12:00 – 12:30 – Temps de discussion
12:30 – 14:00 – Déjeuner
14:00 – 16:00 – Ateliers pour l’échange de bonnes pratiques entre enseignants
17:00 – 22:00 – Projection du film Monsieur Bachmann et sa classe, réalisé par Maria Speth, suivie d’une discussion. La projection aura lieu dans la salle du Goethe-Institut Bulgarie.
15 janvier (dimanche).
09:30 – 10:00 – Café et discussion libre
10:00 – 12:30 – Projection d’un court-métrage du programme Short Cut – Les jeunes cinéastes filment leur ville, suivie d’un atelier pratique sur le thème « Portrait / Autoportrait ».
Le samedi, 7 janvier de 10h30 à 12h00
Ariol, le chevalier Cheval, 1h00’
Les projections sont destinées uniquement aux enfants, les parents peuvent rester à la médiathèque pendant ce temps.
Résumé : Ariol, le petit âne, vous présente son héros préféré : Le Chevalier Cheval, justicier des étoiles ! Il est grand, fort et courageux. Ariol aimerait tant avoir des oreilles moins longues et des muscles plus gros, pour lui ressembler…
Conseillé à partir de 3 ans
Entrée libre
Inscription obligatoire, places limitées!
Pour s’inscrire : mediatheque@institutfrancais.bg
Tél : 02 9 37 79 35
Une entrée en 2023 qui s’annonce frissonnante ! Meurtres, brume, disparitions, loups garous : que des films concoctés par les maîtres du genre ou par de jeunes réalisateurs surdoués.
Nos peurs changent avec l’âge, mais l’époque où nous étions terrifiés de ce qui pouvait se cacher sous notre lit n’est jamais bien loin. Les films d’horreur agitent nos émotions les plus profondes, décortiquent nos cauchemars, nos angoisses et se servent souvent de la peur pour raconter autre chose.
Venez donc faire monter votre adrénaline, lors des 8 projections salle Slaveykov au mois de janvier. Cela vous fera un bien fou et vous donnera l’envie de vivre maintenant, plus que jamais.
Tous les films sont sous-titrés en langue bulgare.
Entrée avec un billet (tarif standard 8 BGN / tarif réduit 5 BGN) ou une carte d’abonnement.
Les retraités et les abonnés de l’Institut français bénéficient du tarif réduit.
2020, 89’, Comédie, Fantastique
Réalisateur : Ludovic Boukherma et Zoran Boukherma
Avec : Anthony Bajon, Ludovic Torrent, Christine Gautier, Noémie Lvovsky
Dans les Pyrénées, un loup attise la colère des villageois. Teddy, 19 ans, sans diplôme, vit avec son oncle adoptif et travaille dans un salon de massage. Sa petite amie Rebecca passe bientôt son bac, promise à un avenir radieux. Pour eux, c’est un été ordinaire qui s’annonce. Mais un soir de pleine lune, Teddy est griffé par une bête inconnue. Les semaines qui suivent, il est pris de curieuses pulsions animales…
Déconseillé au jeune public




2017, 94’, Fantastique
Réalisateur : Dominique Rocher
Avec : Anders Danielsen Lie, Golshifteh Farahani, Denis Lavant
En se réveillant ce matin dans cet appartement où la veille encore la fête battait son plein Sam doit se rendre à l’évidence : il est tout seul et des morts vivants ont envahi les rues de Paris. Terrorisé, il va devoir se protéger et s’organiser pour continuer à vivre. Mais Sam est-il le seul survivant?



2019, 100’, Drame
Réalisateur : Lucie Borleteau
Avec : Karin Viard, Antoine Reinartz, Leïla Bekhti
Paul et Myriam ont deux enfants en bas âge. Ils engagent Louise, une nounou expérimentée, pour que Myriam puisse reprendre le travail. Louise se montre dévouée, consciencieuse, volontaire, au point que sa présence occupe une place centrale dans la famille. Mais très vite les réactions de Louise deviennent inquiétantes.





1957, 90’, Polar et action
Réalisateur : Louis Malle
Avec : Jeanne Moreau, Maurice Ronet, Georges Poujouly
Julien Tavernier assassine son patron avec l’aide de sa femme dont il est l’amant. Une fois le meurtre commis, Julien, voulant supprimer un indice compromettant, se retrouve bloqué dans l’ascenseur. Tandis qu’il s’évertue à en sortir, les deux femmes de sa vie se croisent…





2019, 120’, Drame, Polar, Adaptation du roman éponyme de Pierre Lemaître
Réalisateur : Nicolas Boukhrief
Avec : Pablo Pauly, Sandrine Bonnaire, Philippe Torreton, Charles Berling
1999 – Olloy – Les Ardennes belges. Un enfant vient de disparaître. La suspicion qui touche tour à tour plusieurs habitants du village met rapidement la communauté à incandescence. Mais un événement inattendu et dévastateur va soudain venir redistribuer les cartes du destin…





1942, 84, Polar, Adaptation du livre éponyme de Stanislas-André Steeman
Réalisateur : Henri-Georges Clouzot
Avec : Jean Tissier, Pierre Fresnay, Suzy Delair, Pierre Larquey, Noël Roquevert, Raymond Bussières
Quatre crimes sont commis dans le quartier de Montmartre. Tous sont signés M.Durand. Le commissaire Wens mène l’enquête et découvre les fameuses cartes de visite de la pension de famille « Les Mimosas ». Il se fait inscrire comme pensionnaire. Les méfaits continuent. Croyant avoir trouvé le coupable, Wens interroge Linz, qui avoue. Mais au même moment un nouveau crime est commis.




1954, Drame, Thriller, Epouvante-horreur, 117’
Réalisateur : Henri-Georges Clouzot
Avec : Simone Signoret, Paul Meurisse, Véra Clouzot et Charles Vanel
Dans une institution destinée à l’éducation des jeunes garçons, Christina et Nicole, respectivement épouse et maîtresse du directeur Michel Delasalle, s’associent afin d’assassiner l’homme qu’elles ont fini par haïr. Mais quelques jours après leur méfait, le corps de Michel disparaît.
Adaptation du roman ce Pierre Boileau et Thomas Narcejac, ce récit policier, sommet du film à suspense, illustre avec efficacité la noirceur du cinéma de Clouzot.
Entrée libre. La séance fait partie de la Nuit de la lecture.





1959, 88’, Drame
Réalisateur : Georges Franju
Avec : Pierre Brasseur, Alida Valli, Edith Scob
Le professeur Génessier a un accident de voiture avec sa fille Christiane. Défigurée par ce drame, celle-ci reste cloitrée. Génessier, pris de culpabilité, a décidé de réorienter ses recherches vers les greffes de peau. Dans son laboratoire, il pratique de sadiques expériences sur des êtres vivants. Christiane, sans se douter des terribles pratiques de son père, rêve à sa beauté d’autrefois…






IFcinéma à la carte est de retour en décembre avec une édition d’une dizaine de courts et de longs métrages français, disponible gratuitement en ligne, partout dans le monde (hors France)entre le 1er et le 31 décembre 2022 !
Bon film ! Cliquez ici
(certains films sont proposés sous-titrés en langue bulgare)
Fiction
Animation
Documentaire
Commissaire : Maria Vassileva, dr ès Arts
16/12/2022 – 19/03/2023, Galerie nationale – Le Palais
(1, place Kniaz Alexandre I, Sofia)
Vernissage : vendredi 16 décembre, 18h00
La Galerie nationale présente Georges Papazoff, un peintre dont le parcours artistique s’étend de Yambol à Paris. Cette importante exposition, qui commémore le cinquantenaire de son décès, constitue la première grande rétrospective de l’artiste en Bulgarie, après l’exposition Georges Papazoff. Œuvres du fonds du Musée Petit Palais, Genève en 1988 à Sofia.
Georges (Gueorgui) Papazoff est né en 1894 à Yambol, Bulgarie, et décède en 1972 à Vence, France. En 78 ans, il parcourt l’Europe, entre sa ville natale et les grandes capitales européennes, vit à Prague, Vienne, Munich, Berlin et Paris, où il s’installe définitivement en 1924. Dans son Dictionnaire du surréalisme, paru en 1982 à Paris, l’écrivain et historien d’art Édouard Jaguer nous apprend, que « Papazoff est certainement l’un des précurseurs de ce que l’on appelle aujourd’hui le surréalisme abstrait du milieu des années 20, au côté de Miro, Ernst, Malkin et Masson ». Son œuvre est associée à l’expressionnisme, au cubisme, au fauvisme et au dadaïsme. Son imagination sans bornes le transporte à travers une multitude de mouvements stylistiques et divers courants de pensée.
Bien que difficile à classer dans une école artistique particulière, force est de constater que Georges Papazoff embrasse assurément l’esprit de découverte et d’expérimentation de la première moitié du XXe siècle.
La commissaire Maria Vassileva, docteur en histoire de l’art, a sélectionné une centaine d’œuvres (peintures et dessins) issues des fonds de la Galerie nationale de Sofia, de la Galerie d’art Georges Papazoff de Yambol, de l’Association des Amis du Musée du Petit Palais de Genève, du Musée national d’Art moderne de Zagreb, Croatie, et de la collection de l’entreprise Universal Investment Advisory SA, Genève. La plupart sont exposées pour la première fois en Bulgarie.







Le design de l’exposition, conçu par les architectes Kirill Ass et Nadia Korbut, se développe avec un souci de chronologie dans 7 salles du deuxième étage du Palais et propose une lecture thématique de l’œuvre de l’artiste dans le contexte du surréalisme européen. Les visiteurs auront l’occasion de découvrir ses dessins précoces, créés à Prague et provoqués par ses contacts avec les expressionnistes allemands à Munich ou Berlin, mais aussi les frottages et compositions au sable des années 1920. On découvrira des œuvres inspirées par des motifs folkloriques bulgares : « Le tablier » (1927), « Le feu » (1925-1926), « Composition » (vers 1925), « La force bulgare » (1928).
Une place centrale revient au portrait de la mère de l’artiste, ainsi qu’à des tableaux dédiés à son ami André Derain. Un portrait de Georges Papazoff par Derain est également exposé. Parmi les accents de l’exposition, on aura du plaisir à contempler la version Papazoff (1957) du Rêve de la Bohémienne endormie (1897) de Douanier Rousseau, exposée aux côtés des séries « Chiens de cirque » et « Gladiateurs » produites à la même époque.
L’artiste trouve une source d’inspiration dans la mer et crée nombre d’œuvres sur des sujets marins, de même que des paysages de la région de Dordogne. Il consacre une part importante de son activité à la série des « Baigneuses » qu’il développe entre 1920 et 1960. Une place particulière revient aux dessins et peintures de la série « Éclaireurs », liée à ses souvenirs de guerre. Les cônes lumineux des prospecteurs de la ligne de front se retrouvent sous forme d’éléments constructifs dans nombre d’œuvres de Papazoff et contribuent à conférer un style original portant des traces de cubisme, de futurisme et de surréalisme. Leur profonde symbolique prédispose à s’emparer du nom de la série pour titre de l’exposition.
Maria Vassileva est auteure d’un riche catalogue (en bulgare, français et anglais) contenant des reproductions d’œuvres de Papazoff, quelques analyses rares et informations peu connues sur la vie et l’activité de l’artiste. Son étude définit la place de Papazoff dans le contexte des mouvements artistiques novateurs de la première moitié du XXe siècle et révèle sa participation et sa contribution à leur confirmation. La Galerie nationale publie un catalogue (en bulgare et en anglais) des œuvres de Georges Papazoff qu’elle possède. La traduction en bulgare de l’autobiographie de Georges Papazoff (titre original en français Sur les pas du peintre. Suivi de documents et témoignages », Galerie de Seine, Paris, 1971) sera également disponible dans les librairies du Palais et du Carré 500.
Parallèlement à l’exposition au Palais, dans la salle 7 du Carré 500, espace traditionnellement réservé aux œuvres de Papazoff détenues par la Galerie nationale, seront exposés des tableaux de Papazoff prêtés par les galeries d’art de Sliven et Yambol.
L’exposition est réalisée grâce au soutien financier du ministère de la Culture et avec l’aimable coopération de M. Gueorgui Vassilev et Universal Investment Advisory SA, Genève.
La mise en œuvre du projet a été soutenue par un comité d’honneur composé de :
Gueorgui Vassilev, Collectionneur et philanthrope
Georgi Gospodinov, écrivain
Irina Petrescu, Attachée culturelle, Institut français de Bulgarie
Kiril Valchev, Directeur général de l’Agence bulgare de presse
Marina Ludemann, Directrice du Goethe Institut, Sofia
SEM Raymund Furrer, Ambassade de Suisse en Bulgarie