Ce printemps, l’Institut français de Bulgarie a le plaisir de vous inviter au deuxième concert du quatuor à cordes « Ton », fondé en 2025 par les musiciens Viktor Trenev (violon), Magdalena Vutova (violon), Ilina Ilieva (alto) et Momchil Pandev (violoncelle).
Connexion contrastée : Pipkov & Franck – le 22 avril 2026 à 19h00, dans la salle « Slaveykov » de l’Institut français (3, place Slaveykov).
Leur premier projet, « Connexion contrastée », est un processus d’étude et d’interprétation des liens physiques et spirituels entre différents compositeurs. Au cours de ces événements, le public aura l’occasion de faire connaissance avec les artistes et leur parcours de vie, un élément qui, selon le groupe, contribue invariablement à une expérience musicale plus profonde.
Après le concert, les invités pourront profiter d’une agréable ambiance d’après-concert autour d’un verre de vin.
Les billets sont disponibles sur la plateforme URBO ou sur place avant le concert au prix standard de 15 € / tarif réduit de 10 € (écoliers, étudiants et retraités).
César Franck – Quatuor à cordes en ré majeur
Lyubomir Pipkov – Quatuor à cordes n° 1 en mi mineur
Viktor Trenev est un violoniste qui mène une carrière active en tant que soliste et musicien de chambre. Lauréat de nombreux concours internationaux, il s’est produit en tant que soliste avec plusieurs grands orchestres bulgares, parmi lesquels l’Orchestre philharmonique de Sofia, l’Opéra d’État de Plovdiv et l’Orchestre symphonique de Vratsa. Il est membre du prestigieux ensemble de chambre « Les Solistes de Sofia ».
Magdalena Vutova est violoniste et musicienne de chambre, particulièrement intéressée par la pédagogie. Elle a poursuivi ses études supérieures à Londres, où elle s’est consacrée activement à la musique. Elle s’est produite sur des scènes prestigieuses telles que le Wigmore Hall, les BBC Proms au Royal Albert Hall, le Royal Festival Hall, le Cadogan Hall, entre autres.
Ilina Ilieva est altiste, membre de différents orchestres et musicienne de chambre accomplie. Elle joue avec plusieurs grands ensembles en Bulgarie et a également collaboré avec le prestigieux European Union Youth Orchestra. Elle a donné des récitals en soliste en Bulgarie, en République tchèque et en Grèce. Elle fait actuellement partie de l’Orchestre symphonique de la Radio nationale bulgare.Momchil Pandev est un violoncelliste qui a remporté de nombreux prix lors de concours nationaux et internationaux. Il se produit en tant que soliste et musicien de chambre et a joué avec les orchestres de la Radio nationale bulgare, de l’Académie nationale de musique et de la Symfonietta Vidin. Il a été à deux reprises lauréat d’une bourse du festival Musica Mundi en Belgique, dans le cadre duquel il donne des concerts avec différents ensembles de musique de
À l’invitation de l’Institut français de Bulgarie, l’écrivaine française Jeanne Benameur a présidé les délibérations du « Choix Goncourt de la Bulgarie 2026 ».
Le 16 avril 2026, à l’Institut français de Bulgarie, 10 équipes composées de 74 lycéens et étudiants ont choisi leur roman favori parmi la 3ème sélection du Prix Goncourt 2025, laquelle comprenait les œuvres suivantes : La maison vide de Laurent Mauvignier, La nuit au cœur de Nathacha Appanah, Kolkhoze d’Emmanuel Carrère et Le bel obscur de Caroline Lamarche.
Ils ont désigné Laurent Mauvignier comme lauréat du « Choix Goncourt de la Bulgarie » 2026 pour son roman La maison vide.
Parallèlement aux délibérations du « Choix Goncourt de la Bulgarie 2026 », un jury présidé par Romain Descroix (Directeur des cours à l’Institut français de Bulgarie) et composé d’Atanas Sougarev (traducteur, éditions Colibri) et de Zornitsa Kitinska (représentante de CREFECO – OIF), a également décerné un Prix de création littéraire.
Le premier prix a été attribué à Stanislava Kovacheva Hristova, étudiante à l’Université Sts Cyrille et Méthode de Veliko Tarnovo, tandis qu’une mention d’honneur a été décernée à Gueorgui Ganchev et Yoanna Garalyiska, étudiants à la Nouvelle université bulgare.
Днес, le 17 avril à 18h30, également à l’Institut français, se tiendra une rencontre littéraire avec l’écrivaine Jeanne Benameur. Une traduction sera assurée. Entrée libre.
La discussion avec Jeanne Benameur sera modérée par Luc Lévy, Conseiller de coopération et d’action culturelle et Directeur de l’Institut français de Bulgarie.
À propos de Jeanne Benameur
Née à Aïn M’lila en Algérie, Jeanne Benameur puise son inspiration dans un héritage culturel riche, marqué par les origines tunisiennes de son père et italiennes de sa mère. À cinq ans, elle s’installe en France avec sa famille, fuyant les violences de la guerre d’Algérie. Bercée par l’arabe et le français, ces langues façonnent dès son enfance son univers poétique et narratif.
Dès son plus jeune âge, Jeanne Benameur se passionne pour l’écriture, composant contes, poèmes et pièces de théâtre. Après des études de lettres, de philosophie et d’histoire de l’art à Poitiers, ainsi qu’une formation au conservatoire d’art dramatique et de chant, elle devient professeure de lettres. Ce n’est qu’à partir de l’an 2000 qu’elle se consacre pleinement à l’écriture, publiant d’abord de la poésie, puis des romans pour la littérature générale et jeunesse.
Son œuvre, saluée par la critique, est couronnée de nombreux prix, parmi lesquels le prix Unicef pour Les Demeurées (2001), le grand prix RTL-Lire pour Profanes (2013) et, plus récemment, le Prix du roman qui fait du bien pour La Patience des traces (2022). Jeanne Benameur explore dans ses textes la relation à l’autre, la transformation intérieure et la résilience, des thèmes chers à son parcours personnel et professionnel.
Engagée, elle anime régulièrement des ateliers d’écriture, notamment en milieu carcéral, un environnement qui résonne particulièrement avec son histoire familiale. Son père, ancien directeur de prison, a en effet marqué son rapport à l’enfermement et à la rédemption.
Membre du jury du prix Fémina de 2023 à 2025, Jeanne Benameur continue d’enrichir la scène littéraire française par une écriture exigeante, à la croisée des cultures et des générations. Son ambition ? Transformer le lecteur comme elle se transforme elle-même par l’écriture, ouvrant sans cesse de nouveaux horizons à la pensée et à la sensibilité.
À propos du « Choix Goncourt de la Bulgarie 2026 »
Organisé pour la 9ème année consécutive par l’Institut français de Bulgarie, en partenariat avec l’Académie Goncourt, le « Choix Goncourt de la Bulgarie » vise à promouvoir la langue française et la littérature francophone contemporaine dans le pays.
Les établissements participants à l’édition de cette année sont : le Lycée 9 Alphonse de Lamartine (Sofia), le Lycée 133 Alexandre S. Pouchkine (Sofia), le Lycée français Victor Hugo (Sofia), le Lycée Ludmil Stoyanov (Blagoevgrad), le Lycée Ivan Vazov (Plovdiv), le Lycée 5 Yohan Ekzarh (Varna), le Lycée français international Charles Perrault (Varna), l’Université de Sofia Saint-Clément d’Ohrid, la Nouvelle Université Bulgare (NBU) et l’Université de Veliko Tarnovo Saints-Cyrille-et-Méthode.











La France participe activement, depuis sa création en 2023, à la tenue annuelle du Forum architecture, organisé par la Fondation Buzludzha Project à l’occasion de la Journée du patrimoine mondial (18 avril).
Cette année, celui-ci réunit des professionnels autour du thème Numérisation et innovation au service du patrimoine culturel et se tiendra le 16 et 17 avril 2026 dans la salle de concert BIAD du FNTS (108, rue Georgi S. Rakovski, Sofia). L’invitée de l’Institut français de Bulgarie est Marie-Veronique Leroi, responsable de la numérisation du patrimoine bâti au ministère de la Culture à Paris qui interviendra le 17 avril, à 15h40 sur le thème Politiques culturelles numériques en France – Normes, infrastructures, résultats.
La participation à l’événement est gratuite, sous réserve d’inscription préalable.
Les participants s’exprimeront en bulgare ou en anglais avec la possibilité d’une traduction simultanée.
Chers passionnés de jeux et de langue française,
L’Institut français de Bulgarie vous invite à une soirée conviviale autour des jeux de société, entièrement en français !
Rejoignez-nous le vendredi 24 avril de 18h00 à 20h00 à la médiathèque, pour partager un moment ludique et pratiquer votre français dans une ambiance détendue.
🎲 Avec les animateurs : Hugo Saint-James et Alexandre Videnov
📍 Entrée libre sur inscription – événement réservé aux participants de 16 ans et plus.
Niveau de français requis : minimum B1
👉 Merci de remplir LE FORMULAIRE
On vous invite à rejoindre le club de lecture de la médiathèque ! Une fois par mois on se rencontre pour échanger sur nos lectures et profiter des suggestions des autres participants. Les rencontres ont lieu en français.
Les rencontres se déroulent en français et sont ouvertes à tous les lecteurs à partir de 16 ans.
Prochain rendez-vous le jeudi 23 avril à 18 heures.Sujet – les voyages !
Entrée libre sur inscription
E-mail : mediatheque@institutfrancais.bg
Tél : 02 937 79 35
Conférence / Philippe Sands & Agnès Desarthe : « Face à l’impunité, que peuvent encore les mots ? », le 1er avril 2026
Le mercredi 1er avril 2026, l’Institut français de Bulgarie à organisé une rencontre exceptionnelle entre deux grandes voix de la pensée et de la littérature : Agnès Desarthe et Philippe Sands
Modérateur : Luc Lévy, conseiller de coopération et d’action culturelle, directeur de l’Institut français de Bulgarie
Dans un monde traversé par les guerres, les violences de masse et les contestations croissantes du droit international, cette conversation a porté sur une question essentielle : que peuvent encore les mots face à l’impunité ?
Juriste engagé dans la défense du droit international et auteur d’ouvrages majeurs sur la mémoire européenne et la justice internationale, Philippe Sands dialoguera avec Agnès Desarthe, dont l’œuvre explore avec une rare sensibilité les territoires de la langue, de l’exil et de la transmission.
Cette rencontre propose un dialogue rare entre droit, littérature et mémoire :
comment raconter les violences de l’histoire ?
comment transmettre ce qui se perd ?
et que peuvent encore les mots ?
Cette soirée s’est inscrit dans le cycle de débats de l’Institut français de Bulgarie consacré aux repères et aux valeurs européennes dans le désordre du monde.
Conférence / Célia Belin : « Trumpisme : accident politique ou nouvelle Amérique ?, le 17 mars 2026
Le 17 mars 2026, l’Institut français de Bulgarie en partenariat avec le European Council on Foreign Relations a organisé la conférence-débat de Célia Belin sur le thème « Trumpisme : accident politique ou nouvelle Amérique ? Et l’Europe dans tout cela ? »
Célia Belin est chercheuse senior à l’European Council on Foreign Relations (ECFR) et directrice de son bureau à Paris. Spécialiste des États-Unis et des relations transatlantiques, elle analyse les dynamiques politiques américaines, la polarisation interne et leurs conséquences pour l’Europe et l’ordre international.
La conférence-débat a été animée par Luc Lévy, conseiller de coopération et d’action culturelle, directeur de l’Institut français de Bulgarie.
L’événement s’inscrit dans le cycle « Europe : repères et valeurs dans le désordre du monde ».
Projection-débat : Zelensky, 26 février 2026
Le 26 février 2026 l’Institut français de Bulgarie en partenariat avec le festival de cinéma Master of Art a organisé la projection-débat « Zelensky ».
L’événement s’est inscrit dans le prolongement de la Saison ukrainienne en France eta témoigné de notre engagement en solidarité avec l’Ukraine.
Le débat a réuni Tatiana Vaksberg, rédactrice en chef du bureau de Sofia de Radio Free Europe, Ariane Chemin, grand reporter au Monde et Yves Jeuland, cinéaste, tous les deux auteurs du film ainsi que l’éminente chercheuse Anna Colin Lebedev, spécialiste de l’Ukraine — pour un dialogue croisé entre analyse journalistique, regard documentaire et expertise universitaire.
La discussion a été animée par Luc Lévy, conseiller de coopération et d’action culturelle, directeur de l’Institut français de Bulgarie.
Discours d’ouverture :
S.E. Marie Dumoulin, ambassadrice de France en Bulgarie
S.E Olesya Ilashchuk, ambassadrice d’Ukraine en Bulgarie
L’événement s’inscrit dans le cycle « Europe : repères et valeurs dans le désordre du monde ».
Discussion : Manipulation de l’information – à l’intérieur de la machinerie, 17 février 2026
L’Ambassade de France et l’Institut français de Bulgarie ont organisé le 17 février 2026 une soirée de projection et de discussion explorant les mécanismes de la manipulation de l’information.
Comment les faux engagements sont-ils fabriqués sur les médias sociaux ? Comment les comptes individuels sont-ils détournés pour alimenter les campagnes de manipulation ? Et quels sont les effets de ces techniques sur nos sociétés ?
Participants :
Maya Dimitrova, journaliste d’investigation, présentatrice et vérificatrice de faits
Alexandre Lévy, journaliste indépendant spécialisé dans l’ex-Union soviétique et les Balkans.
Cet événement s’inscrit dans le cadre du projet régional « Renforcer les médias démocratiques dans la région de la mer Noire », soutenu par le Ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères et mis en œuvre en partenariat avec l’Agence France-Presse (AFP), avec le soutien de l’Observatoire des médias numériques bulgaro-roumain BROD.

Le 17 avril à 18h30, Salle Slaveykov de l’Institut français de Bulgarie
Modérateur : Luc Lévy, conseiller de coopération et d’action culturelle, directeur de l’Institut français de Bulgarie
Entrée libre. INSCRIPTION
Traduction consécutive en langue bulgare
Cette rencontre proposera un échange autour de plusieurs œuvres majeures de l’écrivaine, telles que Les Demeurées (2001), Profanes (2013), La Patience des traces (2022) ainsi que son dernier ouvrage, Vivre tout bas (2025).
Née à Aïn M’lila en Algérie, Jeanne Benameur puise son inspiration dans un héritage culturel riche, marqué par les origines tunisiennes de son père et italiennes de sa mère. À cinq ans, elle s’installe en France avec sa famille, fuyant les violences de la guerre d’Algérie. Bercée par l’arabe et le français, ces langues façonnent dès son enfance son univers poétique et narratif.
Dès son plus jeune âge, Jeanne Benameur se passionne pour l’écriture, composant contes, poèmes et pièces de théâtre. Après des études de lettres, de philosophie et d’histoire de l’art à Poitiers, ainsi qu’une formation au conservatoire d’art dramatique et de chant, elle devient professeure de lettres. Ce n’est qu’à partir de l’an 2000 qu’elle se consacre pleinement à l’écriture, publiant d’abord de la poésie, puis des romans pour la littérature générale et jeunesse.
Son œuvre, saluée par la critique, est couronnée de nombreux prix, parmi lesquels le prix Unicef pour Les Demeurées (2001), le grand prix RTL-Lire pour Profanes (2013) et, plus récemment, le prix Roman France Télévisions 2022 pour La Patience des traces (2022). Jeanne Benameur explore dans ses textes la relation à l’autre, la transformation intérieure et la résilience, des thèmes chers à son parcours personnel et professionnel.
Engagée, elle anime régulièrement des ateliers d’écriture, notamment en milieu carcéral, un environnement qui résonne particulièrement avec son histoire familiale. Son père, ancien directeur de prison, a en effet marqué son rapport à l’enfermement et à la rédemption.
Membre du jury du prix Fémina de 2023 à 2025, Jeanne Benameur continue d’enrichir la scène littéraire française par une écriture exigeante, à la croisée des cultures et des générations. Son ambition ? Transformer le lecteur comme elle se transforme elle-même par l’écriture, ouvrant sans cesse de nouveaux horizons à la pensée et à la sensibilité.




« L’AVENIR EST UN DIEU TRAÎNÉ PAR DES TIGRES » : VICTOR HUGO, L’EUROPE ET LE 150e ANNIVERSAIRE DES MASSACRES DE BATAK
Conférence de Jean-Marc Hovasse, 16 avril 2026, 18h30 Sofia, salle Slaveykov
Entrée libre. Intérprétation simultanée. SUR INSCRIPTION.
Il y a 150 ans, au printemps de 1876, les troupes d’occupation turque perpétraient d’horribles massacres en Bulgarie, notamment à Batak et dans les alentours : des villages incendiés par dizaines, des prisonniers par centaines, autour de trente mille victimes. La révolte s’éteignit en Bulgarie, mais la crise s’étendit dans l’ensemble des Balkans, et ce fut au tour de la Serbie de déclarer la guerre à l’empire ottoman. C’est la raison pour laquelle l’appel vibrant lancé par Victor Hugo dans la presse française et anglaise à la fin du mois d’août 1876, qui raconte précisément les massacres de Batak, s’intitule « Pour la Serbie » : il voulait éviter à la Serbie le destin de la Bulgarie. Aucune confusion dans son esprit : le reste de son œuvre prouve suffisamment qu’il ne confondait pas les pays, et qu’il avait pour but, comme toujours, l’efficacité maximale.
Cet appel de 1876 va bien au-delà de l’émotion légitime du moment. Sans minimiser les horreurs du carnage, Victor Hugo s’en prend autant à la passivité des gouvernements européens qu’à la Turquie : « les sauvages qui commettent ces forfaits sont effrayants, et […] les civilisés qui les laissent commettre sont épouvantables ». Contrairement à la plupart de ses contemporains qui tombaient déjà dans le choc des civilisations (chrétiens contre musulmans), il tient à bien marquer la distinction entre une guerre d’indépendance nationale et une guerre de religion. Pour défendre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, dans une France alors affaiblie sur le plan international, il en appelle pour finir aux « États-Unis d’Europe » : « Ce que [c]es atrocités […] mettent hors de doute, c’est qu’il faut à l’Europe une nationalité européenne, un gouvernement un, un immense arbitrage fraternel, la démocratie en paix avec elle-même […]. » La phrase finale de son appel, montrant comment le bien peut naître du mal, est restée dans les mémoires pour sa puissance évocatoire et sa beauté de frise orientale : « L’avenir est un dieu traîné par des tigres. »
Le 31 août 1876, « au nom d’un groupe d’enfants de la malheureuse Bulgarie » qui étudient à Montpellier, Lubomir D. Zolotovitz signe une lettre publiée dans la presse qui est la première réaction officielle à cet appel. On peut y lire notamment ces deux paragraphes :
« La France, ce pays sublime où la générosité est le fond du caractère, avait l’air de nous oublier. Mais non ! La voix aimée d’un grand homme s’est fait entendre : c’est Victor Hugo qui a parlé pour nous. Lui, qui a tant souffert, il devait comprendre les souffrances de ce peuple, condamné à mort par la diplomatie. Il a donc fait appel à l’Europe civilisée, au nom de l’humanité. Puisse sa voix retentir jusqu’au fond des consciences des coupables et éveiller les remords de ceux qui nous ont abandonnés aux horreurs de la mort !
Quant à nous, jeunes Bulgares qui sommes venus en France pour y puiser les idées de liberté et de fraternité, il est de notre devoir de remercier du fond du cœur l’homme qui prend en main notre défense à la face de l’Europe. Nos cœurs ont repris courage à la lecture du manifeste qui flétrit l’indifférence coupable des diplomates, et nous nous sommes sentis fiers d’être protégés par la voix d’un Victor Hugo : notre peuple se souviendra. »
En 2026, il s’en souvient par la voix de l’Institut Français de Bulgarie.

Jean-Marc Hovasse est professeur de littérature française à Sorbonne Université, où il occupe la chaire de poésie française du XIXe siècle. Il écrit la biographie de Victor Hugo (Fayard), dont il prépare le troisième et dernier tome. Il a notamment réédité, seul ou en collaboration avec Guy Rosa, les trois œuvres les plus politiques de Victor Hugo : Les Châtiments (GF), Napoléon le Petit (Actes Sud), et Histoire d’un crime (La Fabrique).

Cycle Francophonie – Une sélection de films qui vous fera voyager aux quatre coins du monde sans quitter votre siège.
Du Canada au Liban, en passant par la Suisse, le Maroc, l’Autriche, l’Albanie, la Macédoine du Nord, la Belgique, l’Arménie et la Moldavie, découvrez des films qui font dialoguer les cultures, les langues et les sensibilités.
Des regards singuliers, des histoires puissantes, des émotions partagées.
Du 16 mars au 8 avril 2026. À 18h30. Tous les films sont sous-titrés en bulgare.
Laissez-vous emporter par le cinéma francophone… et par le monde.
lundi 16 mars, 18h30
Une colonie
Canada (Québec), 2019, Drame, 102’
Réalisatrice : Geneviève Dulude-De Celles
Avec : Emilie Bierre, Irlande Côté, Jacob Whiteduck-Lavoie
Film en français sous-titré en langue bulgare
C’est la fin de l’été à la campagne, Mylia, 12 ans, doit quitter sa petite sœur Camille pour faire son entrée au secondaire. Cherchant sa place dans ce nouvel environnement étourdissant, elle y rencontre Jacinthe qui l’initie aux rites adolescents ainsi que Jimmy, un jeune autochtone farouche de la réserve voisine avec qui elle se lie secrètement d’amitié. À travers eux, elle tracera les contours d’une vie nouvelle. C’est l’âge des premières fois.
Entrée libre sur inscription : https://forms.gle/Fmzkg2Nr4pAcQhxc7
jeudi 19 mars, 18h30
Ciao Ciao Bourbine
Titre original : Bon Schuur Ticino
Suisse, 2023, Comédie, 88’
Réalisateur : Peter Luisi
Avec : Beat Schlatter, Vincent Kucholl, Silvia Jost
Film en suisse allemand sous-titré en bulgare et anglais
La population suisse vient de décider, par référendum, qu’il n’y aura plus qu’une seule langue officielle dans le pays… le français. Du côté alémanique, c’est la panique. Walter Egli, 56 ans, travaille pour la police fédérale et son rôle va être de veiller à ce que le passage au monolinguisme se passe dans le calme. Lui-même ne parle que très mal le français. Il est pourtant envoyé dans le Tessin, accompagné d’un partenaire romand pour prendre en charge un groupe de résistants tessinois qui lutte avec acharnement contre la nouvelle loi. Truffée de situations improbables, l’histoire qui puise dans la diversité culturelle helvétique, ne pourrait être inventée qu’en Suisse…
Entrée libre sur inscription : https://forms.gle/rYoER9kWPnhW5EZq8
mardi 24 mars, 18h30
Everybody loves Touda
Maroc-France-Belgique-Danemark-Pays-Bas-Norvège, 2024, 102’, Drame
Réalisateur : Nabil Ayouch
Avec : Nisrin Erradi, Joud Chamihy, Jalila Tlemsi
Film en arabe sous-titré en langue bulgare
Touda rêve de devenir une Cheikha, une artiste traditionnelle marocaine, qui chante sans pudeur ni censure des textes de résistance, d’amour et d’émancipation, transmis depuis des générations. Se produisant tous les soirs dans les bars de sa petite ville de province sous le regard des hommes, Touda nourrit l’espoir d’un avenir meilleur pour elle et son fils. Maltraitée et humiliée, elle décide de tout quitter pour les lumières de Casablanca…
Festival de Cannes 2024 – Sélection Officielle
Entrée payante : tarif plein 6 EUR / tarif réduit 5 EUR – https://embed.urboapp.com/ssanX4sznh6kI0HL3EWW7iPyE1kg0pXX/fr//#forward
jeudi 26 mars, 18h30
Rêveurs rêvés
Titre original : Die Geträumten
Autriche, 2016, Documentaire, Drame, 89’
Réalisatrice : Ruth Beckermann
Avec : Anja Plaschg, Laurence Rupp
Film en allemand sous-titré en langue bulgare
Dans l’intimité ouatée d’un studio de la « Funkhaus » de Vienne, deux jeunes comédiens, homme et femme, ressuscitent le milieu littéraire et l’atmosphère de l’immédiate après-guerre, à travers leur lecture/interprétation de la correspondance du poète Paul Celan, né en 1920 dans une famille juive de la région de Bucovine, alors en Roumanie, et de la poétesse autrichienne Ingeborg Bachmann, fille d’un militant de l’ex-parti national-socialiste.
Entrée libre sur inscription : https://forms.gle/SU85sM8vWhN6X6sg8
lundi 30 mars, 18h30
Vierge d’Albanie
Albanie-Belgique-Allemagne, 2021, Drame, 115’
Réalisateur : Bujar Alimani
Avec : Mimoza Azemi, Fatlume Bunjaku, Kasem Hoxha
Film en albanais sous-titré en bulgare et anglais
1958. Dans une Albanie sous le joug du dictateur Enver Hoxha, Luana, fille d’un homme respecté, et Agim, jeune garçon dont la famille a été bannie par les communistes, grandissent dans le même village de montagne. À l’adolescence, ils s’éprennent l’un de l’autre. L’apprenant, le père de Luana, furieux, précipite le mariage arrangé de sa fille. Mais alors qu’elle s’apprête à sacrifier son amour, l’arrivée de son prétendant officiel rebat les cartes. Confrontée à un dilemme – fuir avec Agim en Allemagne au risque d’être capturée ou se soumettre à sa famille –, Luana, qui vit sa condition de femme comme une malédiction, décide alors de devenir un homme. Dans son village, qui observe le Kanun, droit coutumier d’héritage médiéval, elle jouit désormais de nouveaux droits et devoirs…
Entrée libre sur inscription : https://forms.gle/3dAtwvytDNq9qFPL6
jeudi 2 avril, 18h30
Teresa
Belgique-Macédoine du Nord-Suède-Danemark-Inde-Bosnie-Herzégovine, 2025, Biopic, Drame, Historique, 104’
Réalisatrice : Teona Strugar Mitevska
Avec : Noomi Rapace, Sylvia Hoeks, Nikola Ristanovski
Film en anglais sous-titré en bulgare
Calcutta, 1948. Mère Teresa s’apprête à quitter le couvent pour fonder l’ordre des Missionnaires de la Charité. En sept jours décisifs, entre foi, compassion et doute, elle forge la décision qui marquera à jamais son destin – et celui de milliers de vies.
Le long métrage est présenté en avant-première à la Mostra de Venise 2025.
Entrée payante : tarif plein 6 EUR / tarif réduit 5 EUR – https://embed.urboapp.com/ssanX4sznh6kI0HL3EWW7iPyE1kg0pXX/fr//#forward
vendredi 3 avril, 18h30
Une affaire de principe
France-Belgique, 2024, Drame, 95’
Réalisateur : Antoine Raimbault
Avec : Bouli Lanners, Thomas VDB, Céleste Brunnquell
Film en anglais et français, sous-titré en bulgare
Bruxelles, 2012. Quand le commissaire à la santé est limogé du jour au lendemain, dans la plus grande opacité, le député européen José Bové et ses assistants parlementaires décident de mener l’enquête. Ils vont alors découvrir un véritable complot menaçant de déstabiliser les instances européennes, jusqu’à leur sommet. Tiré de faits réels.
Entrée libre sur inscription : https://forms.gle/5WyrTrZ3yEfAoefQ6
lundi 6 avril, 18h30
Soleil d’automne
Union soviétique, 1977, Drame, 81’
Réalisateur : Bagrat Hovhannisyan
Scénario : Hrant Matevossian, d’après son roman du même nom
Avec : Anait Gukasyan, Karen Dzhanibekyan, Zh. Tovmasyan
Film en arménien sous-titré en langue bulgare
Le film raconte le destin d’une paysanne au caractère contradictoire et complexe, surmontant les difficultés de la vie, son environnement, sa relation difficile avec sa famille et ses enfants.
Entrée libre sur inscription : https://forms.gle/bm2kmoFUMvUjSvXw7

mardi 7 avril, 18h30
La Sibérie jusqu’à la moelle des os
Moldova, 2019, 86, Drame
Réalisatrice : Leontina Vatamanu
Avec la participation de : Elena Curicheru-Vatamanu, Ion Radu, Gavril Boian, Margareta Spânu-Cemârtan, Zinaida Bolea
Film en roumain, sous-titré en langue bulgare
Sorti à l’occasion du 70e anniversaire de la déportation de 1949 en Bessarabie, le film traite de l’exil en Sibérie des Moldaves durant la période staliniste. Il recueille le témoignage de quatre victimes de la déportation, leurs récits, même s’ils sont différents, montrent les drames et les horreurs vécus par des milliers de Moldaves. Tous les événements racontés dans ce film se sont réellement produits.
Entrée libre sur inscription : https://forms.gle/NKXwFwrpbGAzFLu8A
mercredi 8 avril, 18h30
Sous le ciel d’Alice
France, 2020, Comédie dramatique, 90’
Réalisateur : Chloé Mazlo
Avec : Alba Rohrwacher, Wajdi Mouawad
Film en français et arabe, sous-titré en langue bulgare
Dans les années 50, la jeune Alice quitte la Suisse pour le Liban, contrée ensoleillée et exubérante. Là-bas, elle a un coup de foudre pour Joseph, un astrophysicien malicieux qui rêve d’envoyer le premier libanais dans l’espace.
Alice trouve vite sa place dans la famille de ce dernier. Mais après quelques années de dolce vita, la guerre civile s’immisce dans leur paradis…
Entrée libre sur inscription : https://forms.gle/E5jqc6WprQ1QNifFA
Lecture d’une histoire suivie d’un atelier créatif pour enfants
🗓 Samedi 4 avril à 10h30
👩🏫 Avec Arielle Randriamiarana
📍 À la médiathèque
Le samedi matin, place aux histoires !
Offrez à vos enfants un moment magique autour de la lecture : un voyage dans l’imaginaire, suivi d’activités manuelles pour stimuler leur créativité.
👧 À partir de 5 ans
🕒 Durée : 1 heure
🎟️ Entrée libre – inscription obligatoire (places limitées)