x

Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de la Shoah et de promotion de l’éducation, de la transmission de la mémoire et la prévention des crimes contre l’humanité. Projection du film « Étoiles » le 26 janvier à 18h30, salle Slaveykov

Commémorations du 27 janvier – Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de la Shoah et de promotion de l’éducation, de la transmission de la mémoire et la prévention des crimes contre l’humanité.

Institut français de Bulgarie
lundi 26 janvier – 18h30

Projection exceptionnelle

À la veille du 27 janvier, date de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau en 1945 et Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de la Shoah, l’Institut français de Bulgarie organise la projection du film Étoiles (Zvezdi / Sterne), dans sa version restaurée.

Réalisé par le cinéaste allemand Konrad Wolf sur un scénario d’Angel Wagenstein, Étoiles est l’un des grands films européens consacrés à la Shoah, longtemps resté méconnu.

Synopsis

Réalisateur : Konrad Wolf, 92 min, noir et blanc, film de fiction Bulgarie ; République démocratique allemande (RDA) Studio DEFA pour les films de fiction / Studio de films de fiction, Sofia, 1959 Avec : Sascha Krusharska, Jürgen Frorip, Erik Klein, Stefan Peïtchev, Georgi Naoumov, Ivan Kondov, Elena Hranova, Grigor Vatchkov et autres.

Dans une petite ville bulgare sous régime royaliste, un officier allemand est chargé de convoyer un groupe de Juifs grecs promis à la déportation. Il rencontre Ruth, une jeune femme juive sépharade. Entre eux naît une relation confrontée à la mécanique implacable du processus génocidaire.

À travers cette histoire intime, le film évoque la tragédie des Juifs sépharades de Grèce et, en creux, le destin singulier des Juifs de Bulgarie — épargnés de la déportation mais relégués et réduits au silence. Les langues —yiddish chanté, ladino — traversent le film comme les échos d’un monde disparu.

Présenté au Festival de Cannes en 1959, Étoiles y reçut le Prix spécial du jury. La critique salua alors la sobriété et la force morale de cette œuvre et sa capacité à interroger, avec une rare justesse, la responsabilité individuelle face à la violence d’État. Longtemps marginalisé pour des raisons politiques et esthétiques, le film est aujourd’hui reconnu comme un jalon majeur du cinéma européen de mémoire.

La projection du 26 janvier s’inscrit dans le mouvement de redécouverte de cette œuvre essentielle, rendu possible par sa restauration récente et par sa nouvelle présentation à Cannes, là même où elle avait été distinguée il y a plus de soixante ans.

Cette œuvre fait également écho aux liens profonds entre la France et la Bulgarie. Angel Wagenstein, figure majeure du cinéma et de la littérature bulgares, a entretenu tout au long de sa vie un rapport étroit avec la France, sa culture et ses valeurs intellectuelles, incarnant une mémoire européenne partagée où le cinéma joue un rôle central.

Remerciements

L’Institut français de Bulgarie adresse ses remerciements les plus chaleureux à Jacqueline Wagenstein, pour son engagement constant en faveur des échanges cinématographiques et littéraires entre la France et la Bulgarie et pour avoir contribué à la redécouverte de cette œuvre majeure.

Nos remerciements vont également à la DEFA-Stiftung, dont le travail exemplaire de conservation, de restauration et de diffusion permet aujourd’hui à ce film de retrouver toute sa force et sa visibilité.

Retour