La Conférence climatique à Paris pourrait-elle changer le monde ?

Lundi 16 mai 2016 - 18h30 – 20h00

Conférence - débat à l’Institut français de Bulgarie- 3 place Slaveykov, Sofia 1000

Entrée libre, traduction simultanée français - bulgare

 

 La Conférence climatique à Paris pourrait-elle changer le monde ?

Face à un enjeu universel,
quelles sont les limites du pouvoir politique ?

 Avec

Emmanuel Hussenet, explorateur du Grand Nord et écrivain

Gueorgui Stefanov, WWF Bulgarie et Coalition pour le climat

Guenadi Kondarev, Amis de la Terre, Bulgarie

Radosveta Krestanova, Nouvelle université bulgare

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Y a-t-il quelque chose de nouveau qui a émergé à la suite de la dernière Conférence des Parties (COP) 21 sur le Climat qui s’est tenue à la fin de 2015 à Paris ? Rappelons que chaque année, les participants de cette conférence se réunissent pour décider des mesures à mettre en place, dans le but de limiter le réchauffement climatique. Le 12 décembre 2015, un accord international sur le climat, applicable à tous les pays, est validé par tous les participants, fixant comme objectif une limitation du réchauffement mondial entre 1,5 °C et 2 °C d’ici 2100. Nombre de scientifiques, chercheurs, experts et hommes politiques, qualifient la convention, signée par près de 200 pays membres de l´ONU, comme un pas important car elle désigne la direction générale  et vise à coordonner les efforts à l’échelle du globe.

Et pourtant, les questions demeurent :

Les principales causes du réchauffement climatique semblent échapper à la gouvernance. Est-il de la compétence des États de réformer des règles commerciales mondialisées? Les pays riches pourront-ils payer les coûts drastiques afin de soutenir « la transition écologique »  dans les pays du Tiers monde et  « mettre au vert » l’économie mondiale?

 Aujourd’hui nous devons faire face aux effets de la pollution industrielle accumulée dans l’atmosphère au cours des décennies précédentes. Les générations à venir sauraient-elles s’adapter et survivre aux changements provoqués par notre génération?

Pourrait-on sortir de l’ère des énergies fossiles, et à quel prix? L’apport des énergies renouvelables serait-il suffisant afin de répondre aux besoins de nos sociétés et nos industries gourmandes en consommation? La solution technologique qu’on nous propose, saurait-elle nous faire sortir de l’impasse ou ne serait-elle qu’un leurre,  résultat d’une foi sans limites dans les capacités de la science et des innovations?  Ne serait-il plus sage qu’on s’oriente vers des modes de vie fondés sur une économie de décroissance et qu’on apprenne à réduire nos besoins au strict minimum?

En effet, c’est l’ensemble des activités humaines qui est en cause - les modes de vie, les pratiques agraires, les postulats  économiques liés aux concepts du développement et de prospérité, le système de prise de décision au niveau local, ainsi qu’au niveau global. Ce qui parait déjà incontestable, c’est qu’aucun pouvoir ne peut y faire quoi que ce soit, sauf en coopération étroite avec tous les autres et que les enjeux planétaires demandent des solutions à l’échelle de la planète. Des solutions qui exigent l’implication de tous les acteurs et de tout un chacun.

Ce n’est qu’une partie des questions auxquelles Emmanuel HUSSENET, explorateur français du Grand Nord, écrivain et journaliste, Gueorgui STEFANOV (WWF - Bulgarie et Association Shtastlivetsa), gestionnaire de projets - Coalition pour le climat - Bulgarie, et Guenadi KONDAREV (Coalition pour la Terre, Bulgarie), vont proposer des réponses puisées dans leur expérience de terrain. Le débat est organisé par l’Institut français de Bulgarie, avec le soutien de la Commission européenne et en partenariat avec le Réseau éducationnel Place for future, WWF - Bulgarie, la Coalition pour le climat - Bulgarie et les associations Amis de la Terre – Bulgarie еt Shtastlivetsa. Il sera animé par Radosveta KRESTANOVA (Nouvelle Université Bulgare et Association Shtastlivetsa).