Belmondo, icône de la bonne humeur nous a quittés

Jean-Paul Belmondo, star incontestée du cinéma français à la filmographie riche et éclectique, nous a quittés à l’âge de 88 ans. 

Jean-Paul Belmondo, un homme au naturel épatant, une icône toujours de bonne humeur, a fait vivre sa légende pendant soixante ans de carrière et plus de 80 films mis en scène par les plus grands, de Jean-Luc Godard et Louis Malle à Alain Resnais et Jean-Pierre Melville, en passant par Verneuil, Truffaut et de Broca.

D’abord figure de la Nouvelle Vague, puis clown casse-cou ou encore flic téméraire, Bébel, acteur en perpétuel mouvement, était adulé par tous les publics, populaires et intellectuels pour une fois confondus. Il a réuni en soixante ans de carrière 130 millions de spectateurs cumulés. 

Quelques-uns de ses films : 

Avec A bout de souffle (1960), Belmondo lance Godard autant qu’il est lancé par lui. Dans ce premier rôle d’importance, il devient illico le visage d’une jeunesse malpolie et cinéphile, qui a regardé trop de films américains de série B. Tout en gymnastique et mimiques, Belmondo est déjà prêt à bondir dans le cinéma populaire.   

Pierrot le fou (1965), de Godard toujours, son plus beau film, où il interprète le der­nier amant romantique du monde, un bourgeois devenu aventurier pour les yeux d’une fille belle à se damner ­(Anna Karina). 

Sa carrière démarre en trombe et c’est à ce moment qu’elle est exceptionnelle. Il tourne   avec Melville (Léon Morin, prêtre ; Le Doulos ), remporte un succès énorme avec de Broca   dans L’Homme de Rio (1964), le film qui lui ressemble le plus. Dans Le Voleur (1966), de Louis Malle, il joue un rôle en demi-teinte de perdant magnifique. Dans  La Sirène du Mississippi (1968), Belmondo montre un visage troublant de masculinité et de féminité mêlées. 

Puis, caïd loyal, flic téméraire ou bandit au grand cœur, c’est en surfant sur les archétypes qu’il est devenu un label : Bébel ! De 1974 à 1985, il est le roi du ­monde. Cinq millions de spectateurs en moyenne par film : Le Magnifique (de Broca, 1973), Peur sur la ville (Verneuil, 1975), Le Guignolo (Lautner, 1980) L’As des as (Oury, 1982). 

Jean-Paul Belmondo aura imposé un physique et une attitude, balayant d’un coup une certaine raideur du cinéma français. Ce que Belmondo apporte à l’époque est inestimable : la décontraction. Pour Quentin Tarantino, Belmondo est une star magnifique, symbole de la « supercoolitude »: 

Un hommage national sera rendu à Jean-Paul Belmondo jeudi 9 septembre aux Invalides, a annoncé l'Élysée.  

L’Institut français de Bulgarie organise une série de quatre projections exceptionnelles du lundi 13 au jeudi 16 septembre à 18.30 :

L'homme de Rio, de Philippe de Broca  

Pierrot le fou, de Jean-Luc Godard

Le Doulos   de Jean-Pierre Melville

Léon Morin, prêtre, de Jean-Pierre Melville 

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