Conseils d’orientation

Quelle filière choisir si vous êtes littéraire ?

Les lettres, les langues, les sciences humaines ou le droit vous ouvrent leurs portes. Mais elles manquent de débouchés. Il est donc fortement conseillé de dé­finir un projet professionnel concret que seul un choix de formation dûment réfléchi permettra de mener à bien.

Le plus ? Une langue en parallèle par enseignement à distance (CNED) par exemple.

A l’université

Les bacheliers littéraires ont accès aux ­filières :

- Lettres : lettres classiques, lettres modernes, sciences du langage (linguistique) ;

- Langues : LLCE (langue, littérature et civilisation étrangères), LEA (langues étrangères appliquées), langues et cultures régionales, information et communication ;

- Sciences humaines et sociales : géographie, histoire, philosophie, psychologie, sociologie ;

 

 

- Arts : arts plastiques, arts du spectacle, histoire des arts et archéologie, musique ;

- Droit.

 

Dans les Grandes écoles

Pour ceux qui ont d’excellents résultats et sont laborieux une orientation vers les classes prépas est conseillée. Il faut envisager aussi une solution de rechange en cas d’échec.

Pour s’inscrire en prépa littéraire il est indispensable un très bon niveau en français, philosophie, histoire, langues, des facilités d’expression écrite et orale, une très bonne culture générale et de la précision, un esprit méthodique et critique.

 

Les candidats peuvent s’inscrire en prépas :

- Lettres : voie classique, à la difficulté réputée, qui mène à l’École normale supérieure (ENS) Ulm (Paris) ;

- Lettres et Sciences humaines : prépare au concours de l’ENS LSH Lyon ;

- Lettres et Sciences sociales : comporte beaucoup de maths et de sciences sociales. Les élèves tentent les ENS de Paris, Lyon et Cachan, ou encore les concours des écoles de commerce ;

- à l’école des Chartes qui s’adresse aux latinistes de haut niveau et forme des archivistes et des conservateurs. Matières principales : latin, histoire, français, grec et langues vivantes ;

- à Saint-Cyr Lettres : accessible aux bacheliers qui ont un excellent niveau à la fois en lettres et en maths et se préparent pour devenir officier de l’armée de terre ;

- à l’ENS Cachan : pour devenir enseignant en arts plastiques et appliqués, en sciences et techniques économiques, en langues.

Les littéraires peuvent également avoir accès aux écoles supérieures de commerce et de gestion à condition de choisir une prépa économie.

Les littéraires passionnés par l’actualité peuvent se présenter à l’entrée des Instituts d’études politiques.

La plupart des chambres de commerce et d’industrie gèrent des écoles de formation professionnelle. Elles offrent aux jeunes des quali­fications en commerce, gestion et technologie.

Métiers

Les métiers qui correspondent aux capacités des littéraires sont :

- L’enseignement : devenir prof constitue un débouché naturel pour les étudiants issus de la série littéraire ;

- Le journalisme : un excellent niveau de culture générale s’impose pour intégrer une école de journalisme, l’idéal étant une formation de type sciences po. Il existe également quelques formations universitaires très prisées (CELSA - Paris) ;

- La communication : un domaine attractif, de la communication interne à la communication externe (relations publiques) ;

- Les métiers du livre : dans l’édition et la librairie ;

- La documentation ;

- L’interprétariat et la traduction : il est conseillé de maîtriser trois langues, dont une langue rare (inscrivez-vous à l’INALCO). Des opportunités existent dans les secteurs du tourisme, du commerce international et du secrétariat ;

- Les carrières artistiques : il faut du talent et beaucoup de travail ;

- La fonction publique : pour ceux qui cherchent une stabilité de l’emploi ;

- Les carrières juridiques : de 10 à 12 % des bacheliers littéraires entrent en fac de droit. Difficiles au départ, les études sont pourtant prometteuses, surtout à un haut degré de spécialisation, notamment en droit des affaires ;

- Le secrétariat : en exploitant à fond l’atout des langues et de la culture générale, les métiers d’assistante trilingue, d’assistante de direction ou assistante export offrent de réelles perspectives,

à condition de bien savoir utiliser l’outil informatique ;

- Le commerce et la gestion : le commerce, la vente, la distribution, les achats sont des secteurs qui connaissent peu de chômage ;

- Le social, le socioculturel, le sport : devenir assistant de service social, éducateur spécialisé, animateur socioculturel, moniteur de voile ou de ski.

Quelle filière choisir si vous êtes économiste ?

Les bacheliers ES (économique et social), souvent à l’aise dans de nombreuses matières, peuvent viser un large éventail de formations. Mais attention, les études d’économie ou les grandes écoles de commerce demandent un bon niveau en mathématiques.

Le profi­l ES est le plus polyvalent, ayant au programme un équilibre entre les matières scientifi­ques et les matières littéraires. Le plus ? Posséder une langue en parallèle.

Le projet d’études supérieures, en tout cas, doit s’inscrire dans un projet professionnel et rien ne doit être laissé au hasard.

A l’université

Les bacheliers ES s’orientent majoritairement vers les études universitaires. Economie et gestion, administration économique et sociale (AES), sciences humaines et sociales, droit et sciences politiques, langues sont les disciplines les plus demandées.

- La licence Economie – gestion, réputée pour son niveau élevé en maths et son approche des phénomènes économiques ne séduit que les meilleurs bacheliers ES ;

- La licence AES est la suite la plus logique de la terminale ES : le cursus pluridisciplinaire, comporte à la fois du droit, des maths, des sciences économiques, des sciences humaines et sociales. Attention : les débouchés sont restreints ;

- C’est en Sciences humaines et sociales que les bacheliers ES exploitent au mieux leurs aptitudes : leurs facultés d’expression, leur esprit d’analyse et de synthèse leur assurent de bon résultats en histoire, tandis que leur profi­l généraliste, à la fois littéraire et scientifi­que, est apprécié en géographie ou en sociologie ;

- La fi­lière Droit demande rigueur et esprit d’analyse ;

- Parmi les licences Lettres et langues, les bacheliers ES s’orientent surtout vers les fi­lières LLCE (langue, littérature et civilisation étrangères) et LEA (langues étrangères appliquées).

Les formations courtes comme les BTS et DUT sont adaptés aux bacheliers ES. Ces fi­lières débouchent directement sur la vie active et bénéfi­cient d’une bonne image auprès des entreprises.

Les BTS accessibles aux bacheliers ES sont : commerce international, comptabilité et gestion des organisations, management des unités commerciales, tourisme-loisirs, informatique de gestion, hôtellerie restauration, vente, assurance.

Les DUT les mieux adaptés aux bacheliers ES sont: gestion des entreprises et des administrations et techniques de commercialisation qui exigent une bonne culture générale en droit et en économie d’entreprise. Mais, attention aux langues qui restent le point faible de cette section.

Les bacheliers ES réussissent bien également en DUT gestion logistique et transport ; carrières sociales ; information communication où l’esprit de synthèse, les qualités rédactionnelles et la culture générale des candidats sont appréciés.

Dans les Grandes écoles

Les grandes écoles attirent les meilleurs bacheliers qui doivent suivre une classe prépa pour affronter les concours d’entrée.

Les prépas économiques permettent d’accéder aux écoles les plus renommées comme l’Ecole des hautes études commerciales (HEC), l’Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC), l’Ecole supérieure de commerce de Paris (ESCP-EAP), l’Ecole de management de Lyon, l’Ecole des hautes études commerciales de Lille.

Ces classes préparent en deux ans aux concours d’entrée des grandes écoles de commerce et de gestion. Selon le profi­l il existe différentes options. L’option économique est réservée aux bacheliers ES et éventuellement L. Au programme : des maths, de l’économie, des statistiques.

Avec un bon niveau dans les disciplines littéraires, on peut aussi envisager d’entrer en classe préparatoire littéraire (classe prépa lettres et sciences sociales) avec en perspective les concours d’admission aux écoles normales supérieures (Ulm, Fontenay-Saint-Cloud, Cachan), ainsi que celui de l’ENSAE (École nationale de la statistique et de l’administration économique).

Les prépas demandent beaucoup de travail, une assiduité de tous les instants et ne supportent pas le moindre relâchement. Bien qu’elles se soldent souvent par un échec, elles sont un excellent moyen d’acquérir des méthodes de travail efficaces et un très bon niveau de culture générale. Il est recommandé de s’inscrire parallèlement en Licence à l’université pour augmenter les chances d’admission.

Les Instituts d’études politiques proposent une formation à tous ceux qui se destinent à des fonctions de responsabilité dans la fonction publique, les entreprises privées ou semi-publiques, les organismes internationaux. Les IEP sont présents dans 9 villes (Aix, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Paris, Rennes, Strasbourg, Toulouse).

La plupart des chambres de commerce et d’industrie gèrent des écoles de formation professionnelle en collaboration avec les entreprises dans des secteurs d’activité très variés.

Métiers

- Les banques et les assurances : c’est la priorité aux commerciaux. Ces secteurs exigent des niveaux de qualifi­cation de plus en plus élevés en économie, gestion et droit, et favorisent la promotion interne. Commerciaux, spécialistes du marketing, de l’audit… mais aussi experts, actuaires dans le secteur des risques financiers ou industriels ;

- Le commerce et la vente : des secteurs qui ne connaissent pas de chômage ;

- La gestion et la comptabilité ;

- Le secteur gestion du personnel fait appel autant à des compétences techniques qu’à un sens des relations humaines et paraît bien adapté au profi­l des bacheliers ES. Une spécialisation de niveau master s’impose, après des études telles que la sociologie ou les sciences économiques ;

- Les carrières juridiques : à partir d’un niveau master 1, les études de droit offrent des débouchés multiples : droit international, droit de l’environnement, droit de l’audiovisuel, de l’espace, droit de la propriété industrielle… ;

- La fonction publique : chaque ministère recrute son personnel par voie de concours à tous les niveaux d’études et à des postes très variés. Il existe trois fonctions publiques - la fonction publique d’État, la fonction publique hospitalière et la fonction publique territoriale ;

- Les carrières sociales : beaucoup d’écoles sociales et paramédicales sont accessibles sur concours après le bac. Quelques écoles du domaine social ont passé des accords avec des universités, afi­n que leurs élèves puissent préparer simultanément le diplôme d’État et un diplôme universitaire. C’est le cas pour les formations d’éducateur spécialisé, d’éducateurs de jeunes enfants et d’assistants du service social ;

- L’enseignement : la gestion, le commerce, le droit et les sciences économiques sont des matières enseignées dans des établissements très divers ;

- Les métiers du journalisme, de l’édition ou de la communication sont également ouverts aux bacheliers ES. Mais attention, leur prestige attire beaucoup de vocations et il n’est pas facile de s’y faire une place ;

- L’accès aux carrières scientifiques demande un bon niveau en mathématiques que n’ont pas, a priori, les bacheliers en économie. Il est conseillé aux étudiants qui désirent malgré tout entreprendre ce type d’études de suivre des formations de mise à niveau scientifique, mises en place dans certaines universités.

Quelle filière choisir si vous êtes scientifique ?

Tout est possible : bio, physique, droit, maths, philo, lettres... et médecine.

A l’université

Les bacheliers scienti­fiques s’orientent en majorité vers la fac. À priori, toutes les fi­lières à l’université ou presque sont accessibles aux bacheliers S. Il reste à déterminer celle qui convient le mieux.

S’inscrire à l’université en licence de Sciences et technologies est naturel pour les bacs S. Les mentions sciences de la matière et sciences de la vie sont les plus demandées. Certains choisissent les licences d’Economie gestion ou AES où les maths sont très présentes en économie, statistiques et comptabilité. La première année commune aux études de santé (PACES), qui conduit aux études de médecine, d’odontologie, de pharmacie, de kinésithérapie et aux écoles de sages-femmes attire également les bacheliers S. Enfi­n, toutes les autres licences leur sont ouvertes : droit, sciences humaines, langues. C’est souvent dans ses cursus non scientifi­ques que les bacheliers S obtiennent d’excellents résultats.

Pour les études courtes d’orientation professionnelles comme le BTS et le DUT, il est recommandé de faire plusieurs inscriptions, pour avoir le choix ensuite. Plus scolaire qu’à l’université où l’étudiant dispose d’une grande autonomie, l’enseignement dans ces formations est encadré à la manière des études secondaires. Mais ces études courtes peuvent aussi en « cacher » de plus longues. Car, la moitié des titulaires de BTS et de DUT continuent leurs études.

Dans les Grandes écoles

Si le choix est orienté vers une grande école, il faut avoir des résultats scolaires, une capacité de travail et une résistance au stress bien suffisants. Ces candidats doivent procéder à une inscription cumulative à la fac aussi.

Pour réussir en prépa scientifi­que il faut être bon voir excellent en maths et en physique, mais aussi en lettres et en langues qui ont une place importante aux concours d’entrée dans les écoles d’ingénieurs.

Il existe aussi les prépas intégrées. C’est une possibilité d’intégrer une école directement après le bac S. Le principe des préparations intégrées est le même pour toutes les écoles : les conditions d’admission sont sélectives, mais la scolarité se déroule selon le système de contrôle continu. Pas de concours pour passer de la deuxième à la troisième année.

Les étudiants qui souhaitent commencer leurs études supérieures dans leur pays peuvent rejoindre les Grandes écoles par le biais des admissions sur titre ou des concours internationaux, 2 ou 3 ans après le baccalauréat.

Les instituts d’études politiques sont également accessibles aux bacheliers S. Le contenu des enseignements n’est pas réellement scienti­fique, mais rien n’empêche de tenter le concours d’entrée.

La plupart des chambres de commerce et d’industrie gèrent des écoles de formation professionnelle en collaboration étroite avec les entreprises dans toutes sortes de secteurs : commerce, gestion, bâtiment, transports, travaux publics, secteur paramédical, etc.

Métiers

Quoi qu’il en soit, il faut bien envisager son avenir professionnel et en fonction de celui-ci, défi­nir le parcours d’études.

Différents métiers sont possibles à exercer :

- Ingénieur dans des secteurs comme : électronique, mécanique, énergie, agronomie, télécommunications, chimie, biologie, géologie, bâtiment ;

- Chercheur ou enseignant : l’enseignement offre des débouchés certains dans les collèges, les lycées, les universités et la formation des adultes ;

- Les professions médicales : ce sont essentiellement les bacheliers scienti­fiques qui réussissent le concours organisé à l’issue de la 1re année commune aux études de santé. Pourtant il ne faut pas sous-estimer les difficultés : investissements ­financiers importants et nombre d’admis à passer en seconde année, par rapport au nombre d’inscrits, extrêmement bas ;

- Dans le secteur paramédical qui recouvre un éventail de professions très diverses : manipulateur en électroradiologie, psychomotricien, masseur kinésithérapeute, in­firmier, orthophoniste… L’admission dans les écoles se fait sur concours, la plupart des écoles organisant elles-mêmes leurs épreuves d’admission ;

- La biologie et la biochimie offrent des possibilités dans les secteurs: santé, agronomie, agroalimentaire, chimie, eaux, environnement, biotechnologies. Il faut s’orienter à tout prix vers un master 2 pour occuper des emplois quali­fiés ;

- Les secteurs d’activité où la physique se rend utile sont très nombreux : électricité, électronique, mécanique, optique, énergies, matériaux, thermique, chimie… ;

Selon les spécialités les mathématiques appliquées sont en relation étroite avec la mécanique, la thermodynamique, la physique, l’informatique ;

- Dans les domaines d’activité qui ne sont pas a priori considérés comme scienti­fiques, on peut aussi apprécier les étudiants issus des fi­lières scienti­fiques : les banques, les assurances, le commerce et la gestion, la comptabilité, l’informatique, le journalisme.

A savoir encore…

Vous avez été accepté dans une discipline bien précise : sachez que ce choix ne peut pas être modi­fié à votre arrivée en France.

Toutefois, en premier semestre de la première année vous pouvez choisir une deuxième option, appelée unité d’enseignement (UE) de découverte. Les premiers niveaux à la fac débutent, en effet, par un semestre d’orientation. A l’issue de celui-ci, vous pouvez changer la mention de votre licence, en permutant votre UE fondamentale avec votre UE de découverte. Par contre l’étudiant doit rattraper lui-même les cours, si nécessaire. Par exemple, si vous avez choisi une licence Lettres classiques, vous pouvez bifurquer vers une licence Géographie si vous avez choisi cette option. Attention, toutes les combinaisons ne sont pas possibles. Vous ne pourrez pas passer de maths à psycho, ni de droit à sciences.

Si vous voulez continuer vos études supérieures en France après avoir réussi la 1ère année universitaire en Bulgarie, vous ne pourrez intégrer la faculté demandée qu’en 1ère année. Aucune admission en 2ème année n’est possible.

Pour être admis en licence troisième année (L3), la réussite aux deux premières années universitaires dans le pays d’origine ne suffira pas toujours. Idem pour le master 1 (M1). Cela s’explique par la différence des programmes de formation dans chaque pays. A s’informer auprès des universités françaises.

Exception faite pour les candidats issus des programmes francophones dans les universités bulgares.

Il faudra également veiller à ce que votre demande soit dans la continuité de votre domaine d’études.