Conférence-débat : Participer : les formes démocratiques de la participation

                                      avec Joëlle Zask, Université de Provence
                    Modérateur : Antony Todorov, Nouvelle Université Bulgare

                      Discutant : Anna Krasteva, Nouvelle Université Bulgare

                                               15 avril 2014, 18 h

 
                   Nouvelle Université Bulgare, 21 rue Montevideo, Salle 308, bât. 2
Entrée libre, traduction consécutive en français et en bulgare

                Nouvelle Université Bulgare, 21 rue Montevideo, Salle 308, bât. 2
                    Entrée libre, traduction consécutive en français et en bulgare

 

Joëlle Zask nous invite à un voyage dans l’univers de la participation, une notion qu’elle voudrait « revaloriser » tout en révélant ses limites : « une participation bornée à ce que les participants s’engagent dans une entreprise dont la forme et la nature n’ont pas été préalablement définies par eux-mêmes ne peut être qu’une forme illusoire de participation ». Trois axes structurent la réflexion : la sociabilité (« prendre part »), la contribution (« apporter une part »), puis le bénéfice qu’en tirent les individus (« recevoir une part »). Pour Joëlle Zask, individuation et intégration sociale sont associées. Elle fait de la « production sociale des conditions de l’individuation » le critère d’évaluation des sociétés. Ainsi se dessine une sorte de troisième voie entre individualisme et universalisme absolus par l’interaction des voix singulières et leur reconnaissance. Le projet intellectuel ambitieux qu’elle présente renouvelle le débat sur les formes démocratiques de nos sociétés en nous proposant un modèle de « démocratie contributive ». L’auteure soutient en effet la thèse selon laquelle l’étude des conditions de la participation revient à s’interroger sur la production sociale des conditions de l’individuation. La combinaison des trois temps de la participation assure aux individus de réaliser leur individualité, alors que leur séparation est source d’injustice.

 

 

 

Joëlle Zask est enseignante à l’Université de Provence et spécialiste de philosophie politique. Elle a abordé les questions du public et de l’opinion publique en démocratie et s’intéresse plus particulièrement aux conditions culturelles de nos représentations politiques. Héritière du pragmatisme (notamment celui de Dewey), elle cherche à sortir de l’alternative entre républicanisme et libéralisme, et donc à développer une forme d’accord social qui ne serait faite ni d’adhésion ou d’allégeance, ni de contrat ou de pacte. Ses thèmes de recherche : Philosophie pragmatiste de l’enquête John Dewey ; réflexion sur la notion de « culture » à partir de l’anthropologie culturelle américaine ; esthétique sous l’angle de ses enjeux politiques ; réflexion sur les conditions culturelles de la démocratie.

Communiqué