La couleur du Cosmos

L'Institut français est partenaire de la Fondation Open Arts qui organise, chaque année, la Nocht Plovdiv.

Vendredi 23 septembre

Ouverture à 19h30

Visite guidée par Emile Ouroumov

Cosmos Cinema, 48 rue Gladstone, Plovdiv

Artiste: Maxime Bondu
Commissaire : Émile Ouroumov

Le public est invité vendredi 23 septembre, à 19h30, devant le cinéma Cosmos à Plovdiv, au vernissage de l'exposition de Maxime Bondu "La couleur du Cosmos" dont le  commissaire est Emile Ouroumov. L'événement fait partie du programme de la Nocht Plovdiv et est organisé avec le soutien de l'Institut français et du Fond national Culture.

L'exposition sera ouverte du 25 au 27 septembre, de 14h00 à 19h30

 

Le cinéma Cosmos a été construit en 1964 pendant la période socialiste de Plovdiv et a fermé ses portes en 1999. Pendant plus de 35 ans, ce cinéma fut un lieu de présentation de films et de propagande idéologique ; il refléta l'histoire politique et sociale du pays avant et après la chute du mur de Berlin. Le bâtiment dont l'architecte est Lyoubomir Chinkov, donne à voir à la fois la mémoire du régime passé et l'idée du futur incarné dans l'idéologie de l'ancien bloc de l'Est.


"La couleur du Cosmos“ est une quête dont l'accent est la recherche sur le bâtiment Cosmos et son idéologie. Après une recherche détaillée menée par Maxime Bondu en 2015, l'artiste plane parmi les innombrables visions du cinéma. En cherchant l'invisible, il découvre des traces dans les pеtits morceaux de peinture, tombés du plafond, dans les toiles d'araignées dans la cave innondée, sur un programme taché d'еncre. Il essaie de définir la couleur "restante" sur l'écran due à l'inertie de la perception visuelle ou bien, autrement dit, la couleur dominante obtenue en superposant les photogrammes des centaines de films montrés dans le cinéma. L'auteur travaille avec Julien Griffit pour analyser les films avec un algorythme conçu spécialement à cette occasion. Au bout de deux semaines, les calculs du serveur en réseau montre  #282320, un code hexadécimal qui correspond à une couleur précise. Même transformé en film de 35 mm, il s'avère très difficile de projeter cette couleur à cause de sa nuance sobre.

 

Maxime Bondu
CV

Né en 1985 dans la région parisienne, il vit et travaille à Genève.

Après des études en Histoire de l'Art et Archéologie à l'Université de Marne la Vallée, Maxime Bondu a obtenu en 2009 le diplôme de l'Ecole Supérieure d'Art de Brest. L'artiste est présenté par la galerie Jérôme Poggi. Maxime Bondu a déjà eu l'occasion de présenter ses travaux à plusieurs reprises au musée Pompidou (Paris, 2015), au Hall Nord (Genève, 2015), au MAMAC (Nice, France 2014), à Mains d’Oeuvres (Saint-Ouen, Франция, 2014), à la Maison Populaire de Montreuil (Франция, 2014), au Palais de Tokyo (Paris, 2013), au Centre d’Art of Neuchâtel (République Tchèque, 2013), à laFerme du Buisson (France, 2013), à la Villa du Parc (France, 2012), au Magasin de Grenoble (France, 2010), etc.

Cofondateur de Monstrare, il mène depuis 2012, le Monstrare Camp, une expérience communautaire au sein d'un domaine troglodytique de 30 000 m2 à Dampierre sur Loire. Il développe Bermuda, un site d'ateliers d'artistes mutualisés à la frontière franco-suisse.

 

Emile Ouroumov

Émile Ouroumov (né en 1979, Bulgarie, vit à Paris) a poursuivi un cursus en Arts Plastiques et muséologie (Master 1, Université Paris 8, 2005) suivi par un Master Professionnel d’organisation d’expositions (Université Paris 1, 2009). Il a notamment assisté les curateurs Pierre Bal-Blanc (Centre d’art contemporain de Brétigny, 2011-12), Hans Ulrich Obrist (Serpentine Gallery, 2009-10) et Odile Burluraux (Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, 2009), outre son expérience en tant qu’assistant de la galerie gb agency à Paris (2010) et assistant en conservation et médiation au MAMCO (Genève, 2011-12), suivie récemment par des résidences à Zurich, Genève et São Paulo.

Son dernier projet en date, « Théâtre des opérations » (Théâtre de l’Usine, Genève, 2015), comprend une vingtaine de propositions spécifiques qui agencent leurs propres modalités d’inscription et outils de médiation au sein du modèle théâtral. « Le Principe Galápagos » (Palais de Tokyo, Paris, 2013), mené avec une équipe composée d’artistes et de curateurs, explore les particularités endémiques des biotopes et leur possible pertinence critique dans le champ artistique, à travers un ensemble de propositions issues du champ culturel, sociopolitique ou commercial. Il a aussi été curateur ou co-curateur des expositions « Données insuffisantes pour réponse significative » (2012, centre d’art La Villa du Parc d’Annemasse), « Déjà Lu » (2011-, sur le sujet des communiqués de presse), « Paper Jam #1 » (2010, Paris, exposition imprimée), « Paper Jam #2 » (2012-), « Projection » (exposition vidéo itinérante, 2010-11) et « A la limite » (2009, Paris, Galerie Journiac). Il a récemment publié un entretien avec le curateur Pierre Bal-Blanc et édité la monographie de référence de Stefan Nikolaev, One For the Money, Two for the Show aux Presses du Réel. Il travaille actuellement sur l’exposition « Économie de la tension » pour le centre d’art Parc Saint Léger (mai 2016).

Son champ de recherche et prospection actuel porte sur la nature politique de l’espace d’exposition, la porosité conflictuelle entre les fonctions d’artiste et de commissaire, les formats curatoriaux  contextuels, les rapports entre art, langage et paratexte accompagnant les expositions, dont notamment les écrits critiques et les communiqués de presse.