Satyricon, 33 cuivres gravés d'André Derain à Véliko Tarnovo

à partir du 15 décembre aux salles d'exposition "Rafael Michaïlov", Véliko Tarnovo

du 28 septembre au 31 octobre au Musée régional d'histoire de Vratza

du 10 juillet - 10 septembre au Musée régional d'histoire de Varna

du 12 juin - 5 juillet au Musée d'histoire de Sofia (3ème étage)

du 20 mai - 29 mai à la Galerie d'art de Kazanlak

 

 

André Derain, peintre, illustrateur et sculpteur français né en 1880, est certainement parmi les figures les plus audacieuses et controversées de son temps. Bien que son nom soit resté relativement connu à l’international, sa vie marquée par l’échange créatif, les amitiés exceptionnelles qu’il a su réaliser en conséquence avec les grand maîtres de l’art moderne ainsi que l’indépendance et le paradoxe de son oeuvre
picturale, font de la personne d’André Derain une clef-de-voûte pour la compréhension des premières révolutions artistiques du XX ème siècle.

 Il se lie d’amitié avec Vlaminck et Matisse avec lesquels en 1905 il provoque la «première révolution picturale » du siècle dernier - « le fauvisme ». Connu pour son éternelle insatisfaction et sa nature douteuse que certains qualifieront d’inconstante et dédaigneuse, Derain se rapproche de Picasso et Braque et participe aussi à l’invention du cubisme. Après la Grande Guerre, il est considéré en tant que « plus grand peinte français vivant » et devient une des figures centrales des « Années folles » . L’exposition « Satyricon : 33 gravures d’André Derain », nous fait découvrir un autre aspect du talent imminent de l’artiste à savoir ses qualités d’illustrateur. Derain illustre les premiers livres de Guillaume Apollinaire, Max Jacob et André Breton.

 

C’est en 1934 que l’éditeur Ambroise Vollard chargea André Derain des illustrations de Satyricon de Pétrone Arbiter, le roman de moeurs le plus ancien de la littérature. Les oeuvres exposées ici reprennent les moments forts des aventures comiques du narrateur du roman. A la critique pleine d’ironie et d’humour
des moeurs de l’Empire romain de Néron écrite au I siècle de notre ère par Petronius Arbiter, se rajoute l’oeuvre simple mais convaincante de Derain - une véritable critique des façons classiques de peindre et de dessiner, l’histoire vivante des plus grandes révolutions picturales du siècle dernier. 

Nous remercions les sponsors de cette exposition pour leur soutien précieux au rayonnement de la culture française en Bulgarie, ainsi que Irina et Daniel Paparo, collectionneurs passionnés, d’avoir prêté ces pièces et ainsi donc avoir contribué énormément à cette exposition dont le parcours commence à Kazanlak et continuera dans d’autres grandes villes de la Bulgarie.