La coopération institutionnelle et technique (CIT) en quelques mots

 

Depuis l’adhésion de la Bulgarie à l’Union Européenne en 2007 et dans un contexte économique difficile, les autorités bulgares doivent relever de nombreux défis : l’intégration de l’acquis communautaire, certes, mais aussi la recherche de réponses nouvelles aux défis économiques, environnementaux et sociaux. Des enjeux partagés par la France et les autres états européens, et face auxquels les acteurs bulgares sont particulièrement mobilisés dans la perspective de la présidence du Conseil de l’Union Européenne que le pays assurera en 2018.

Des préoccupations communes dont il convient de tirer partie afin d’améliorer les pratiques en Bulgarie comme en France mais aussi une convergence d’intérêts et de points de vue à développer tant elle participe au renforcement de la compétitivité et du rayonnement des deux pays sur la scène internationale.

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Le secteur a pour objectif d’encourager, dans ce cadre, la coopération entre les administrations centrales et locales, françaises comme bulgares mais aussi entre les acteurs privés, la société civile ou les ONGs. Cela consiste en l’organisation d’échanges d’expertise et de bonnes pratiques, en actions de sensibilisation, de mobilisation et de mise en relation d’acteurs, au portage ou en un soutien technique et financier à la conduite de projets.

Le service CIT suit une approche globale et travaille en étroite collaboration avec Business France, le Service Économique Régional (SER). Le secteur mobilise ainsi une palette d’acteurs d’horizons divers tout en concentrant ses efforts sur le levier d’action que représente l’élite politique et administrative dans la conduite des réformes pour la défense de l’État de droit et l’amélioration de l’action publique. Il s’agit de valoriser les savoir-faire de tous et les possibilités de financements européens (en particulier celles liées aux fonds structurels) pour la mise en œuvre de projets d’ampleur locale et internationale.

La garantie de l’État de droit, la lutte contre la corruption, la protection environnementale, l’inclusion sociale et le respect des minorités, l’adaptation au changement climatique sont autant de problématiques qui appellent à une coopération franco-bulgare plus intense pour susciter des solutions innovantes. L’occasion aussi, pour le secteur CIT, de valoriser l’expertise privée et publique française reconnue à l’échelle internationale, et en particulier de soutenir le secteur stratégique prioritaire à l’export : le mieux vivre en ville. La gestion et l’assainissement de l’eau est par exemple un domaine dans lequel les partenariats publics-privés peuvent être pertinents et dans lequel les collectivités et les entreprises français bénéficient d'un retour d’expérience utile aux acteurs bulgares engagés pour l’amélioration des services urbains.


Séminaire La gestion durable des déchets municipaux : bonnes pratiques françaises et bulgares, organisé le 9 juillet 2015 à l'Institut français de Bulgarie en partenariat avec le Ministère bulgare de l'Environnement et de l'eau.

 

 

 

L’action du secteur de la coopération institutionnelle et technique se structure autour de trois priorités transversales :

  • la gouvernance et l’État de droit ;
  • le développement durable, en particulier en milieu urbain ;

L’année 2015 est marquée dans ce domaine par la COP 21 (http://www.cop21.gouv.fr/fr) qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015. Le CIT a organisé dans cette perspective un cycle de conférences et débats (plus d’information dans la page actu du secteur).

  • la protection et l’inclusion sociale des populations vulnérables, en particulier la minorité rom.

 

Le secteur:

  • développe des projets en accord avec les priorités de l’État français et les besoins des partenaires bulgares (conférences, séminaires, rencontres, concours etc.)

  • cofinance des projets mis en œuvre par des partenaires extérieurs (projets portés par des ONGs)

  • soutient la coopération institutionnelle et administrative par le biais de bourses du gouvernement français (BGF) bénéficiant aux fonctionnaires bulgares.