Le concours ECOOBCHTINA 2016

ECOOBCHTINA est un concours ouvert à toutes les municipalités bulgares qui vise à valoriser la mise en œuvre de bonnes pratiques à l'échelle locale dans quatre domaines clefs : gestion de l'eau, gestion des déchets, efficacité énergétique des bâtiments et mobilité urbaine durable. Il a aussi pour objectif de fédérer les acteurs (administrations centrales et locales, centres de recherche et universités, associations, entreprises) au sein d'un réseau pérenne de partenaires.

La première édition du concours a bénéficié du haut patronage du Président de la République de Bulgarie et l’Ambassade de France en Bulgarie a associé pleinement à la mise en œuvre d’ECOOBCHTINA le Ministère de l’Environnement et de l’eau ainsi que le Ministère du Développement régional et des travaux publics.

 

  • Bilan de l'édition 2016

L’édition 2016, la toute première d’ECOOBCHTINA en Bulgarie, a recueilli près de 50 candidatures avec la participation de 31 municipalités. Deux catégories, l’efficacité énergétique et la gestion durable des déchets, ont rassemblé un nombre particulièrement important de candidatures.

L’ensemble des séminaires relatifs aux quatre catégories du concours a permis de rassembler plus de 200 experts techniques, partenaires institutionnels et privés et représentants de collectivités territoriales et d’instituts.

Devant un parterre de plus de 400 maires et représentants de 267 municipalités bulgares, les 10 municipalités bulgares lauréates ont été récompensées pour leur exemplarité : Targovishté, Kaspitchan, Gabrovo, Godetch, Zlatograd, Bratsigovo, Bobov dol, Slivnitsa, Velingrad et Kostenets.

Plus d'informations sur le site officiel ecoobchtina.bg

Retrouvez ci-dessous les événements d'ECOOBCHTINA 2016

 

 

 

Kaspitchan et Targovichté en France pour la 4ème visite d’étude sur la gestion durable des déchets d’ECOOBCHTINA 2016

Du 22 au 24 mars 2017, les deux municipalités lauréates de la catégorie « Gestion durable des déchets » de l’édition 2016 du concours ECOOBCHTINA ont bénéficié d’une visite d’étude en France financée par le ministère bulgare de l’Environnement et de l’Eau. Les représentants de Kaspitchan et Targovichté se sont rendus à Paris et à Issy-les-Moulineaux pour visiter des infrastructures du Syctom, agence métropolitaine de gestion des déchets de Paris.

Le Syctom, acteur métropolitain pour une gestion durable des déchets

                La délégation bulgare, menée par Mme Milena Medeva, maire de Kaspitchan, et M. Darin Dimitrov, maire de Targovichté, s’est d’abord rendue dans les locaux du Syctom dans le premier arrondissement de Paris. Cette agence métropolitaine gère les déchets ménagers de 84 communes réparties sur cinq départements dans et autour de Paris. En traitant chaque année près de 2,3 millions de tonnes de déchets ménagers, elle est le syndicat de traitement et de valorisation des déchets le plus important en Europe.

                Mme Catherine Boux, Directrice générale adjointe de la prévention et de la gestion des déchets, a présenté à la délégation le fonctionnement, les activités et le financement du Syctom qui repose sur une synergie de moyens financiers des municipalités de  cinq départements dans et autour de Paris. A ses côtés, M. Pierre Hirtzberger, Directeur général des services techniques, a ensuite souligné les trois missions complémentaires de l’agence : la prévention et la sensibilisation des usagers, le traitement et la collecte des déchets ménagers, ainsi que leur valorisation énergétique.

 

Au cœur du processus de traitement des déchets : visite des infrastructures du Syctom

                Installées stratégiquement sur le territoire de la Métropole du Grand Paris pour réduire les couts de transports et les pollutions induites par les camions bennes collectant les déchets des habitants, les infrastructures du Syctom sont composées de 6 centres de tri pour la collecte sélective, 5 déchèteries, 3 unités d’incinération avec valorisation énergétique et un centre de transfert des ordures ménagères résiduelles.

                Accompagnée par M. Pierre Hirtzberger, la délégation a d’abord visité le premier centre de tri situé dans Paris intra-muros. Avec son architecture moderne, il s’intègre totalement dans l’espace urbain et permet d’effectuer un premier tri des déchets grâce à une chaîne de tri mécanique, mais aussi manuelle. Au total, 18 000 tonnes de déchets sont triées par an avec un taux de recyclage avoisinant les 78 %.

                Les représentants bulgares ont également visité l’incinérateur Isséane, situé en bordure de Paris à Issy-les-Moulineaux, qui traite 61 tonnes de déchets par heure avec des équipements à haute qualité environnementale et technologique. M. Hirtzberger a expliqué à la délégation le fonctionnement de ces installations et le système de production d’électricité à partir de la combustion des déchets. Cette électricité permet alors l’approvisionnement du centre Isséane et la revente du surplus à Electricité de France (EDF).

                Cette visite d’étude sur la gestion des déchets, au cœur d’installations innovantes, durables et totalement intégrées dans le paysage urbain, clôture avec succès la première édition d’ECOOBCHTINA en Bulgarie. ECOOBCHTINA est un concours dédié aux municipalités sur quatre piliers majeurs du développement durable dont la seconde édition débutera dès le mois de mai prochain avec l’organisation des premiers séminaires dédiés à la gestion de l’eau et des déchets.

  • M. Pierre Hirtzberger, Directeur général des services techniques, explique le fonctionnement du centre de tri
  • Centre de tri à Paris XV Syctom Paris
  • Les représentants de Kaspitchan et Targovichté accompagnés par Mme. Milena Ivanova
  • Visite des installations du Syctom
  • A l'intérieur du centre de tri
  • Maquette des installations Syctom Paris
  • Visite des installations du Syctom

 

Gérer durablement la ressource en eau : Gabrovo et Godetch en visite à Lens

La troisième visite d’étude pour les lauréats d’ECOOBCHTINA 2016 s’est déroulée du 22 au 24 février 2017 à Lens. Financée par le ministère bulgare de l’Environnement et de l’eau, cette visite a permis aux représentants des municipalités lauréates dans la catégorie gestion de l’eau, Gabrovo et Godetch, d’observer les politiques et les pratiques mises en place en France dans ce domaine.

Lens : d’un passé industriel à un futur durable

Le territoire de la Communauté d’agglomération de Lens Liévin (CALL) a été marqué par une exploitation industrielle intense autour de l’extraction du charbon. L’air, l’eau et les ressources naturelles en matière de biodiversité subissent depuis le XIXème siècle les conséquences d’une exploitation minière intense et polluante.

Menée par Mme Tanya Hristova, Maire de Gabrovo, la délégation bulgare a pu constater les efforts mis en œuvre par la Communauté d’agglomération pour apporter une eau de qualité aux habitants en dépit des pollutions. Pour répondre à cet enjeu, la CALL et son prestataire Véolia ont travaillé sur la cartographie du réseau de l’agglomération afin d’optimiser l’organisation, la distribution et l’utilisation de l’eau.

La visite d’étude a également été l’occasion de valoriser les regroupements communaux qui permettent de créer une synergie des moyens financiers pour construire ou rénover des infrastructures.

 

L’importance des alliances entre le secteur public et le secteur privé

Les représentants bulgares des deux villes lauréates ont ensuite été invités par M. Jean-Pierre Blancart, Vice-président de la Communauté d’agglomération de Lens Liévin, à visiter une unité de dénitratation et une station d’épuration afin d’observer les différents cycles de purification de l’eau.

Si le partenariat entre la CALL et son opérateur Véolia rencontre quelques points de blocage, les bénéfices de cette alliance sont indéniables. Comme l’a expliqué M. Frank Bénichou, Directeur du centre régional Nord Véolia Eau France, Véolia est en charge de la relation clients, de la gestion des plaintes et des différents problèmes techniques. Pour ce faire, plus de 130 employés sont actifs sur l’ensemble de la région et une partie d’entre eux est mobilisable en urgence.

Ce fonctionnement permet d’optimiser le service aux clients, notamment en limitant les fuites du réseau. En 2013, le partenariat entre la ville de Lens, la CALL et la société Véolia avait déjà abouti à l’installation d’une fontaine d’eau potable, en libre accès pour la population, au cœur du Jardin Chochoy.

 

Les prochains temps forts d’ECOOBCHTINA

Cette première édition d’ECOOBCHINA en Bulgarie s’achèvera après la visite d’étude du 22 au 24 mars des représentants des municipalités lauréates dans le domaine de la gestion durable des déchets, Targovichté et Kaspitchan.

Eu égard au succès remporté par cette initiative auprès des municipalités, des partenaires institutionnels et privés et des médias, le concours ECOOBCHTINA sera renouvelé pour une seconde édition le 25 avril prochain.

 

Zlatograd, Bratsigovo et bonnes pratiques en matière d'« efficacité énergétique des bâtiments »

Après une première visite d’étude du 3 au 6 décembre consacrée à la mobilité durable, c’est à présent aux représentants des villes lauréates du concours ECOOBCHTINA 2016 dans la catégorie « efficacité énergétique des bâtiments » de bénéficier d’une visite d’étude en France, du 13 au 16 décembre, financée et organisée conjointement par le Ministère du Développement régional et des travaux publics et l’Ambassade de France en Bulgarie. Au programme, des pratiques locales exemplaires menées à Paris, mais aussi un peu plus au nord… à Lille.

En route pour la Maison de l’Habitat durable

Premier temps fort : Lille. Dans cette ville de tradition ouvrière où de près de la moitié du parc bâti date d’avant la seconde guerre mondiale, rénover l’habitat et améliorer l’efficacité énergétique du logement pour les plus modestes est une priorité. Une priorité, qui vise à faire disparaître progressivement les passoires énergétiques, sources de pollution et de coûts pour les résidents. Sur place, la délégation bulgare a notamment pu découvrir, grâce à Mme Hélène Van Elslnande, Chef de projet Habitat durable, la Maison de l’habitat durable, outil innovant mis en place par la collectivité. Situé en centre-ville dans un ancien bâtiment industriel rénové, ce guichet unique qui a ouvert ses portes en octobre 2013, permet d’informer et conseiller particuliers comme professionnels quant aux projets de construction et de rénovation. Les porteurs de projets y trouvent architectes, conseillers financiers ou encore juristes, soutien et documentation pour la planification de leurs travaux. Ce sont ainsi près de 900 projets qui sont accompagnés chaque semestre et, en trois ans, 3 750 dossiers qui ont été suivis par la Maison de l’habitat durable.

 

Sur site : Les éco-quartiers des Batignolles et de la Marine      

Après un aperçu des politiques et bonnes pratiques développées par la Métropole européenne de Lille, c’est au tour des initiatives parisiennes, avec en tête les éco-quartiers des Batignolles et de la Marine, d’être passés au crible en compagnie de Mme Carole Naganuma de la Start-up EMBIX, et de M. François-Xavier Monaco, directeur de Vizea, bureau d’étude spécialisé dans le développement durable pour la construction de la ville. Au cœur du 17ème arrondissement, autours du parc Martin Luther King, l’éco-quartier des Batignolles fait figure de vitrine du développement durable, en particulier en matière d’habitat : 3 400 logements dont 50% de logements sociaux, 31 000 m2 de commerces et services, 14 000 m2 de bureaux et équipements de proximité, le tout répondant à des objectifs de protection des ressources et de la biodiversité des plus strictes et une approche globale. En matière de consommation d’énergie, c’est un bilan carbone neutre qui est visé avec un chauffage majoritairement assuré grâce à la géothermie profonde. Quant aux consommations incompressibles comme l’éclairage public, ce sont les 40 000 m2 de panneaux photovoltaïques arborés sur les toitures qui en assurent l’alimentation. Mais la gestion de l’eau, des déchets ou encore l’utilisation des éco-matériaux ont aussi été pensés au regard des dernières avancées technologiques, avec par exemple une collecte automatisée des détritus à travers un réseau pneumatique souterrain… une quasi-première en France !

Une démarche remarquable que l’on retrouve sur la ZAC de la Marine à Colombes, en contexte de revitalisation urbaine avec la reconversion de bâtiments de la marine nationale devenus friche industrielle. Réseaux de chaleur biomasse, bâtiments basse consommation… autant d’installations ayant ici aussi permis de limiter l’impact environnemental et en particulier les consommations d’énergie tout en redynamisant l’image du territoire.

La suite en 2017

Au printemps 2017, ce sont les représentants de villes lauréates des catégories « gestion durable des déchets » et « gestion durable de l’eau » qui profiteront d’une visite d’étude en France organisée conjointement par le Ministère de l’Environnement et de l’eau et l’Ambassade de France en Bulgarie. Les municipalités de Gabrovo, Godetch, Targovishté et Kaspitchan seront donc invités à découvrir les bonnes pratiques de leurs confrères français. Pour le programme, il faut cependant attendre 2017 !

Voyage d'étude "mobilité" pour ECOOBCHTINI 2016

Du 3 au 6 décembre dernier, les représentants des villes lauréates du concours ECOOBCHTINA 2016  dans la catégorie mobilité durable ont pu profiter d'une visite d'étude en France. Financée et organisée conjointement par le ministère du Développement régional et des travaux publics et l'Ambassade de France en Bulgarie, cette formation avait pour but d'offrir un aperçu des meilleures pratiques développées dans l'hexagone en matière de transport urbain.



De Sofia à Paris et Strasbourg

Un programme dense attendait la délégation, qui réunissait notamment Mme Elza Vélitchkova, M. Vasko Stoïlkov, M. Radostin Radev, Maires de Bobov dol, Slivnitsa, Kostenets et M. Belyo Mandradzhiev, Président du conseil municipal de Velingrad. Paris et ses grands projets urbains ainsi que Strasbourg, ville résolument tournée vers la mobilité douce ont accueilli les participants afin qu'ils rencontrent les équipes techniques, bénéficient d'apports théoriques mais aussi pratiques grâce aux visites sur site. Si l'on parle mobilité urbaine durable, planification, intégration des moyens de transport ou développement de nouvelles offres de mobilité telles que les fameux Vélib’ et Vélhop sont à évoquer, mais rien de tel qu'un test grandeur nature de l'intermodalité ou des voitures électriques en libre services pour saisir l'intérêt d'un trafic fluide et concentré sur des modes de transports publics et durables. C'est toute la qualité de vie qui s'en trouve renforcée, et parisiens et strasbourgeois, qui ont rapidement pris goût et plébiscité ces services innovants, ne s'y sont pas trompé.

Partager défis et solutions : Grand Paris express, Citiz, plans vélo et piétons

La Société du Grand Paris à travers Mme Sarah Zouheir, Conseillère du Président du directoire, et les services techniques de la municipalité par l’intermédiaire de M. Benjamin Favriau et M. Alain Boulanger, tous deux Chefs de projet mobilité, ont guidé les invités bulgares à travers les nouvelles stratégies déployées par la ville à l’échelle du quartier comme de la mégapole. Avec plus de dix millions d’habitants et 8,5 millions de voyageurs à acheminer par jour, la question de la mobilité est cruciale dans la capitale avec pour enjeux la limitation du mitage des terres agricoles, le désenclavement des quartiers sensibles ou l’égalité d’accès à l’emploi pour les habitants des périphéries. Le projet « Grand Paris Express », qui prévoit la rénovation et l’extension du réseau de métro et se combine au développement de l’auto-partage, du vélo, ainsi que de lignes de bus à haute qualité de service, illustre comment valoriser les infrastructures lourdes existantes pour s’orienter vers un transport multimodal durable connectant les différents espaces urbains. Par ailleurs, avec le constat que près de 40% des trajets quotidiens dans la capitale sont d’une distance inférieure à 5km, la municipalité de Paris s’est fixé pour objectif dans le cadre de son Plan vélo 2014-2020 d’atteindre 15% de déplacements à bicyclette. Cent cinquante millions d’euro seront donc investis prochainement afin de doter la ville lumière de parcs de stationnement sécurisés, de pistes cyclables ou encore d’arceaux.

A Strasbourg, c’est M. Jonathan Naas, Responsable Tram-bus-véhicules électriques, vélo et billettique, qui a reçu la délégation afin de leur présenter l’offre intermodale de transport mise en œuvre par la ville … puis de les inviter à la tester ! A vélo et en voiture électrique Renault Zoé, les ECOOBCHTINI 2016 ont pu se familiariser avec des modes de transports doux et intégrés. La ville, pionnière en la matière, relance dès 1994 l’usage du tramway tombé alors en disgrâce malgré son caractère emblématique de la fin du 19ème siècle. Puis c’est au vélo d’être mis au-devant de la scène avec la construction progressive de 560 km d’itinéraires cyclables et la mise à disposition de 4400 vélhops pour les habitants. Plus récemment, c’est la voiture électrique qui investit le centre-ville grâce au réseau d’autopartage Citiz.

Pour autant, un quart des trajets de moins de un kilomètre sont effectués en voiture, pratiques auxquelles la ville de Strasbourg a décidé d’opposer un plan piéton. Faciliter le franchissement des carrefours et augmenter l’espace réservé aux vélos et piétons sur la chaussée font partie des mesures visant à limiter encore l’usage de l’automobile. Une bonne pratique française, qui se distingue autant par une volonté politique locale forte qu’une approche globale s’intéressant à l’offre de mobilité et son intégration dans l’espace urbain.


La première d'une longue série?

Du 13 au 16 décembre prochain, ce sont cette fois les lauréats du prix ECOOBCHTINA 2016 dans la catégorie "efficacité énergétique des bâtiments
" qui s'envoleront vers l'ouest afin de rencontrer leurs homologues français et découvrir les bonnes pratiques lilloises, notamment. Il s'agit d'inspirer les municipalités bulgares, mais aussi pour les représentants de ces villes les plus dynamiques dans le domaine, de pouvoir nouer des contacts propices au transfert d'expérience et à la coopération décentralisée. Par ailleurs, ECOOBCHTINA 2017 approchant à grands pas, cette visite d'étude est à la fois une première et la première, sans nul doute, d'une longue série...

 

Et les ECOOBCHTINI 2016 sont…

Vendredi 7 octobre 2016, dix municipalités bulgares ont été récompensées à Albéna à l’occasion du 11ème congrès des pouvoirs locaux pour leurs initiatives en matière de développement durable : gestion durable de l’eau, des déchets ménagers, efficacité énergétique des bâtiments et mobilité. Le palmares 2016 ? Targovishté, Kaspitchan, Gabrovo, Godetch, Zlatograd, Bratsigovo, Bobov dol, Slivnitsa, Velingrad et Kostenets !

Célébration en grande pompe pour municipalités exemplaires

A l’issue de quatre mois de compétition, de séminaires techniques internationaux, puis des délibérations des jurys, les noms des « ECOOBCHTINI 2016 » sont tombés. Dans la catégorie gestion durable des déchets, ce sont les municipalités de Torgovishté et Kaspitchan qui sont distinguées, tandis que Gabrovo et Godetch remportent les trophées de la catégorie « gestion durable de l’eau ». En matière d’efficacité énergétique des bâtiments, ce sont les initiatives des villes de Zlatograd et de Bratsigovo qui ont su convaincre les membres du jury. En matière de mobilité urbaine enfin, Bobov dol et Slivnitsa se partagent à égalité le prix des municipalités de moins de 10 000 habitants tout comme Vélingrad et Kostenets pour ce qui est des villes de plus de 10 000 habitants.

Madame Dominique Waag, chargée d’affaires a.i. à l’Ambassade de France en Bulgarie, Madame Ivelina Vassileva, ministre de l’environnement et de l’eau, Madame Liliana Pavlova, ministre du développement régional et de travaux publics ainsi que les représentants des entreprises partenaires étaient spécialement présents afin de remettre les trophées et prix ECOOBCHTINA aux lauréats sous la houlette, une fois de plus, de Monsieur Petar Karaboev. Le parrainage des ministères et des entreprises françaises Véolia, Saint-Gobain Weber, Schneider Electric et Renault a permis d’offrir à chaque municipalité gagnante un voyage d’étude en France pour deux membres de ses équipes, mais pas uniquement. Les vainqueurs, selon la catégorie considérée, profiteront également d’un voyage dédié à la gestion de l’eau dans un pays d’Europe de l’est, d’un audit en matière de gestion des déchets, d’une voiture électrique Renault-Zoé pour un mois, de la rénovation d’une fontaine et d'un audit énergétique pour un bâtiment de leur choix. Des prix de prestiges pour une première édition du concours ECOOBCHTINA portée par une multitude de partenaires sous le haut-patronage du président de la République de Bulgarie Monsieur Rossen Plevneliev : le ministère de l’environnement et de l’eau, le ministère du développement régional et des travaux publics, l'Association nationale des municipalités bulgare, Renault, Saint-Gobain Weber, Schneider Electric, Véolia, ECOENERGIA, Eneffect, le Fonds national pour l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables, l'Association nationale des écologues des municipalités et l'Association bulgare de l’eau.

Rendez-vous donné en 2017 

Cette année 2016 aura vu de nombreuses municipalités de taille modeste décrocher le titre d’ "ECOOBCHTINA" ce qui témoigne de leur dynamisme. Car si le concours ECOOBCHTINA vise à valoriser les initiatives en matière de développement durable, il s’attache à prendre en compte les efforts, les projets entrepris, et non uniquement les résultats acquis. Pour autant, les grands centres urbains ont toute leur place dans la compétition, et gageons qu’émergent dès l’année prochaine grâce à une participation accrue des ECOOBCHTINI toujours plus à l’image de la diversité du pays.

Le concours a été conçu comme une initiative durable elle aussi, permettant de favoriser l’échange de bonnes pratiques entre municipalités françaises et bulgares et l’action à l’échelle locale. Devant l’ensemble des représentants des municipalités réunis à l’occasion du 11ème congrès des pouvoirs locaux ce vendredi 7 octobre 2016 à Albéna, le message fut donc passé : pour marquer son engagement en faveur d’un développement urbain durable, si ce n’est pas encore fait, rendez-vous est donné en 2017 !

 

Voir le programme de la cérémonie de remise des prix

Voir le communiqué de presse

plus d'information sur le site officiel du concours ECOOBCHTINA : http://ecoobchtina.bg/

 

ECOOBCHTINA 2016 : Pour des bâtiments moins gourmands en énergie

L’efficacité énergétique des bâtiments est une priorité pour les états et les collectivités, en témoigne le programme national bulgare de rénovation énergétique des bâtiments lancé en 2015 et doté d’une enveloppe de près d’un milliard de leva. Le séminaire « L’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments publics et des logements » a par conséquent réuni plus de quatre-vingt représentants des municipalités bulgares invitées à prendre part à cet événement organisé dans le cadre du concours ECOOBCHTINA (www.ecoobchtina.bg). L’objectif ? Mieux cerner les opportunités d’action à l’échelle locale, découvrir les bonnes pratiques développées en France et en Bulgarie mais aussi proposer un temps privilégié de prise de contact et d’expression pour les participants à l’occasion du débat qui a suivi les interventions.

Cet événement qui clôt un cycle de quatre séminaires correspondant aux quatre catégories du concours fut ouvert, une fois n’est pas coutume, par l’ambassadeur de France en Bulgarie, Monsieur Lapeyre de Cabane, aux côtés du vice-ministre du développement régional et des travaux publics Monsieur Nikolaï Nankov. Tous deux ont rappelé l’importance de cette thématique au regard des objectifs internationaux, et en particuliers européens. Le défi d’une réduction de la consommation d’énergie et des rejets de CO2 est de plus particulièrement important pour la Bulgarie, pays le plus polluant de l’Union européenne en matière énergétique, et au sein duquel le parc bâti engloutit près de 40% de la consommation totale d’énergie.

Pour le ministère du développement régional et des travaux publics, les efforts sont concentrés sur les particuliers en possession de près de 97% du parc grâce au programme national de rénovation énergétique des bâtiments qui fait suite à la conduite de multiples projets pilotes. Les actions de sensibilisation auprès de citoyens encore peu conscients de l’intérêt d’investir dans leur habitat se multiplient et les municipalités bulgares sont invitées à jouer un rôle actif dans la structuration de la société civile et la mise en œuvre de dispositifs d’aide à la rénovation. Les villes assurent une gestion déléguée du programme à l’échelle locale, gérant les contractualisations indispensables à la prise en charge des travaux avec les copropriétés porteuses de projets.

Ce programme permet ainsi de renforcer la confiance envers les services publics, de renforcer les capacités locales et d'améliorer le cadre de vie. Cependant, selon le centre Eneffect, il serait par exemple nécessaire de mieux valoriser les approches dites « step-by-step » propices à des travaux bien planifiés, des gains en efficacité énergétique tangibles et une dégressivité des aides publiques, ou encore d’être complété d’une enveloppe d’assistance technique permettant aux municipalités de financer des équipes spécialisées et des guichets uniques.

Dans l'hexagone, on partage ces mêmes défis. Mobiliser les habitants et investir durablement dans le bâti, c’est aussi le parti pris par Rueil-Malmaison et Nantes Métropole, leader en France en matière d’efficacité énergétique. Et ces collectivités territoriales sont même allées plus loin.

A Rueil-Malmaison, les expérimentations menées sur le bâti se sont par exemple intéressées aux problématiques de conception afin de tendre vers des bâtiments à énergie positive, et ont associé le monde économique. Au-delà des comportements des utilisateurs, les matériaux de construction à forte inertie thermique ont été privilégiés, les nouvelles sources d’énergie intégrées au bâti dans le cadre de la rénovation d’établissements scolaires, sportifs ou du projet green building qui concerne près de 35 000 m2 de bureaux. Schneider Electric s’est également associé à la ville à travers un contrat de performance énergétique (CPE) grâce auquel l’entreprise prend en charge des investissements puis est rémunérée sur la base des économies d’énergie réalisées. Enfin, la ville mise sur la certification pour renforcer son attractivité, l’accès aux aides financières, valoriser le parc bâti, et travaille de concert avec la société civile afin d'offrir un guichet unique et un accompagnement adéquat aux porteurs de projets.

A Nantes, où l’on compte comme en Bulgarie de nombreux logements collectifs, la Métropole a entrepris un travail de fond auprès des 1 600 copropriétés dites « énergivores », soit près de 40% des copropriétés de la ville et 40 000 logements. Celles-ci correspondent à des bâtiments construits entre 1945 et 1985. Des conseillers climats ont été mis à disposition des habitants afin de soutenir la conduite d’audits énergétiques de qualité permettant d'établir des simulations financières précises, d’appuyer les demandes de subventions et de proposer un accompagnement personnalisé auprès de ces copropriétés énergivores. Un éco prêt collectif a également été initié afin que l'intégralité des habitants d’un immeuble puisse bénéficier d’un soutien financier.

Des initiatives remarquables, qui ont pu être présentées à l’occasion de ce séminaire par Monsieur Bernard Starck, directeur général adjoint au développement urbain et Madame Isabelle Ruffaux, chef du service Développement durable de la municipalité de Rueil-Malmaison, ainsi que Madame Michèle Herry, conseiller territorial Plan climat à Nantes métropole, présents spécialement à Sofia.

Les échanges se sont prolongés lors du débat qui a suivi les interventions, et l'on espère qu’ils auront su convaincre les collectivités de renforcer leur engagement en matière d'efficacité énergétique et de participer au concours ECOOBCHTINA ! Les municipalités ont jusqu’au 30 juin 2016 pour soumettre leurs candidatures.

Vous pouvez trouver plus d’information sur le concours et revoir le séminaire sur le site internet officiel d’ECOOBCHTINA (www.ecoobchtina.bg).

 

Voir le programme du séminaire

Voir les présentations des intervenants:

Point d’étape sur le programme national d’efficacité énergétique à
destination des logements : présentation des bonnes pratiques
mises en oeuvre dans les villes bulgares

Madame Guergana Blaguieva, directrice du département Politique
du logement, ministère du développement régional et des travaux
publics

Une démarche exemplaire d’amélioration de l’efficacité énergétique
des bâtiments publics en France : l’expérience de Rueil-Malmaison

Monsieur Bernard Starck, directeur général adjoint au
développement urbain et Madame Isabelle Ruffaux, chef du service
Développement durable, municipalité de Rueil-Malmaison

Un projet exemplaire de rénovation thermique d’immeubles en
copropriété : l’exemple de la métropole de Nantes

Madame Michèle Herry, conseiller territorial Plan climat, Nantes
métropole

Etat des lieux des réalités locales et des progrès à mener en matière
d’efficacité énergétique des bâtiments au sein des villes bulgares

Monsieur Dimitar Nazarski, professeur à l’Université d’architecture,
d’ingénierie civile et de géodésie de Sofia et membre du comité
consultatif de l’association Ecoenerguia

 

ECOOBCHTINA 2016 : au cœur des transports

Le troisième séminaire ECOOBCHTINA « La mobilité urbaine durable par l’optimisation des transports de personnes et de marchandises: une source d’attractivité pour les territoires et de satisfaction pour les citoyens » s’est déroulé le jeudi 19 mai 2016 à l’hôtel Hilton de Sofia. Près de cinquante représentants des municipalités bulgares étaient rassemblés afin d’évoquer une mobilité plus durable et tester les voitures électriques Zoé mises à disposition par l’entreprise partenaire française Renault Nissan.

Dès l’ouverture, l’ambassadeur de France en Bulgarie Monsieur Lapeyre de Cabanes, rappelait l’importance de cette thématique au regard de l’explosion du parc automobile qu’a connu le pays depuis la chute du communisme, et par ailleurs, de son ancienneté.

Monsieur Valeri Naïdenov, directeur adjoint de la direction Planification stratégique du développement régional et organisation administrative et territoriale du ministère du développement régional et des travaux publics précisait au nom de la ministre Madame Liliana Pavlova les financements mobilisés dans ce domaine ces dernières années grâce aux programmes opérationnels (PO). Sur la période 2007-2013, près de la moitié des fonds ont en effet été investis au profit d’un développement urbain intégré. Une priorité, maintenue au sein du nouveau PO 2014-2020, qui orientera d’importants investissements vers la réduction des émissions de CO2 et l’intermodalité.

Le séminaire s’est poursuivi avec les interventions de Madame Patricia Delhomme, directrice de recherche à l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l'aménagement et des réseaux (IFSTTAR), et de Madame Zornitsa Hadjidimitrova, experte de la direction Planification stratégique du développement régional et organisation administrative et territoriale du ministère du développement régional et des travaux publics afin de présenter les contextes nationaux et les politiques mises en œuvre. En France, si les trente glorieuses ont vu l’apogée du « tout voiture », l’introduction en 1982 des plans de développement urbains (PDU) a marqué un changement de cap dans les objectifs de mobilité. Imposant une planification stratégique, ils ont dès lors permis de limiter sensiblement la  circulation automobile. En Bulgarie, les financements issus des programmes opérationnels permettent de rendre la mobilité plus sure, performante et durable. Dans les sept années à venir, les plus grandes villes du pays pourront ainsi cofinancer des projets visant par exemple à accroitre leur offre de transports en commun, à réhabiliter ou encore sécuriser les infrastructures (gares, chaussées, espaces piétonniers, parking etc.).

Cependant les défis demeurent, en particulier pour les petites municipalités bulgares : capacité à la gestion et l’évaluation de projet, conflit entre priorités ou encore faible densité. Pour Monsieur Anguel Bourov, docteur et urbaniste à l’Université d’architecture, d’ingénierie civile et de géodésie de Sofia, ces difficultés s’ajoutent à une coopération avec le secteur privé, associatif et universitaire encore timide, une attention portée à l’aménagement des périphéries insuffisante et une initiative locale peu valorisée.

En France, les choses évoluent, en témoigne un secteur de la voiture électrique en pleine expansion et des initiatives locales, comme celles de Nantes Métropole, qui portent leurs fruits. Comme le précisait Monsieur Joseph Beretta, président de l’association française pour le développement de la voiture électrique présent à cette occasion à Sofia, la France est devenue en quelques années un pays leader en matière de mobilité électrique. Des gains générés en termes de santé public, de qualité de l’habitat mais aussi économique, que l’état encourage de par ses propres achats, un système de « bonus-malus » équilibré, le développement des réseaux de recharge et l’organisation d’une filière de recyclage des batteries.

Spécialement venue de Nantes, Madame Lamia Rouleau-Tiraoui, chargée de mission à la direction générale des déplacements de Nantes métropole a présenté la stratégie de cette agglomération modèle. Regroupant 24 communes et malgré l’absence de compétence en matière d’aménagement du territoire, Nantes métropole a pris le parti-pris de réduire le trafic automobile sur son territoire en articulant offre de mobilité durable alternative et politique de la contrainte. Concentrer la mobilité sur les centralités existantes et les axes structurants, travailler sur l’espace public, développer l’intermodalité et sensibiliser les individus sont autant de mesures ayant permis d’optimiser l’utilisation de la voiture et de remodeler le paysage de Nantes Métropole, a présent enrichi d’espaces apaisés.

 

Plus d'information sur le site www.ecoobchtina.bg

voir le programme du séminaire

 

voir les présentations des intervenants:

 

La stratégie nationale de soutien aux modes de transports durables collectifs et individuels en France.
Madame Patricia Delhomme, directrice de recherche, Institut français des sciences et technologies des transports, de l'aménagement et des réseaux (IFSTTAR)

Les priorités bulgares en matière de transport urbain durable : Présentation du nouveau programme opérationnel 2014-2020 et des bonnes pratiques mises en oeuvre dans les villes bulgares
Madame Zornitsa Hadjidimitrova, expert, direction « Planification stratégique du développement régional et organisation administrative et territoriale », ministère du développement régional et des travaux publics

Le point de vue des municipalités bulgares sur les avancées et les progrès à mener en matière de mobilité durable
Monsieur Anguel Bourov, docteur, urbaniste, Faculté d’architecture, Université d’architecture, d’ingénierie civile et de géodésie de Sofia

La mobilité électrique, une solution durable pour les municipalités et leurs habitants.
Quelles technologies ? Quel mode opératoire en partenariat avec les opérateurs privés et publics ? Quel modèle de financement pour la mise en place et la maintenance des infrastructures?

Monsieur Joseph Beretta, président de l’association nationale pour le développement de la mobilité électrique (AVERE)

L’expérience de Nantes Métropole pour la mise en place d’un plan de déplacement urbain à la fois facteur de croissance économique et de satisfaction pour les citoyens : l’intermodalité et la connexion entre coeur de ville et municipalités périurbaines placées au coeur de la stratégie de transports
Madame Lamia Rouleau-Tiraoui, chargée de mission, Direction générale des déplacements, Nantes métropole

 

ECOOBCHTINA 2016 : le futur de nos déchets

Près de 60 représentants des municipalités bulgares et d’associations étaient réunis mardi 19 mai dans la salle Slaveykov de l’Institut français de Bulgarie à l’occasion du séminaire « La gestion durable des déchets ménagers : de la collecte à la valorisation économique et énergétique ». 

Dans le prolongement du premier événement consacré à la gestion durable de l’eau qui s’est tenu le 6 avril, le séminaire « La gestion durable des déchets ménagers : de la collecte à la valorisation économique et énergétique » rassemblait à Sofia experts français et bulgares du secteur. Avant de céder la parole aux intervenants, Madame Dominique Waag, première conseillère de l’ambassade de France en Bulgarie, et Monsieur  Krassimir Jivkov, vice-ministre de l’environnement et de l’eau, ont rappelé dès l’ouverture l’importance d’améliorer la valorisation des déchets mais aussi de diminuer les quantités produites, avec seulement 24% des déchets valorisés en Bulgarie dont 2% par compostage.

Côté français, Madame Aurore Médieu, chef de projet à l’Observatoire régional des déchets d’Île-de-France (ORDIT), a dressé un état des lieux de la situation à l’échelle nationale et régionale. Crée en 1992 par l’Etat et la Région Île-de-France, l’Observatoire collecte, analyse et diffuse les données auprès de 1300 communes en sus de ses propres initiatives. Constat : près des deux tiers des déchets ménagers collectés sont des déchets résiduels, et malgré des taux de recyclages satisfaisant pour le textile ou les équipements électriques et électroniques, plus de 30% des plastiques ne sont pas valorisés. Des problématiques partagées en Bulgarie, face auxquelles la généralisation du compostage, des poulaillers, les accords entre supermarchés et associations solidaires, ou encore la création de « ressourceries » encouragé par l’ORDIT sont autant de réponses pourvoyeuses d’emplois stables.

Cependant, comme le rappelait Monsieur Olivier Castagno, responsable pôle tri, valorisation matière et transport à l’Agence métropolitaine des déchets ménagers de la Métropole du Grand Paris (Syctom), près des deux tiers des déchets sont valorisés grâce à la hiérarchisation des méthodes de traitement (renforcée depuis la loi Grenelle) et une politique établie d’incinération permettant de chauffer près de 300 000 ménages. Reste à développer la « valorisation matière » et l’acceptation sociale des installations en milieu urbain malgré l’intégration architecturale et paysagère. Le syctom, organisme public, équipe donc 84 communes en infrastructures de valorisation dernière génération, en témoigne l’usine semi-enterrée d’Issy-les Moulineau, et mène des actions de sensibilisation auprès des habitants et de promotion d’une économie circulaire  par exemple à travers l’écoconception.

L’innovation, si elle est indispensable, ne saurait en effet remplacer la conscience environnementale des habitants et « les bons gestes », le meilleur déchet étant celui que l’on ne produit pas. L’expérience menée par Lorient Agglomération, représentée par Monsieur Olivier Catalogne, directeur général adjoint du pôle ingénierie et gestion techniques, faisait cette même démonstration. Au sein de l’agglomération, la collecte et le traitement des déchets est assuré en régie et en prestation de service avec Veolia pour près de 25 communes. Une politique fructueuse, qui tient à l’attention portée à l’acceptation des infrastructures, l’emploi et l’insertion sociale mais aussi la pérennité économique des activités en parallèle de la production de compost et d’une collecte sélective et en porte à porte. Une initiative, qui implique une information adéquate et un coût de collecte supplémentaire, mais qui permet de réduire la taille des bacs de collecte, d’en limiter la fréquence d’enlèvement… mais aussi et surtout d’identifier les « mauvais trieurs » et donc d’optimiser la valorisation des déchets. Un travail en amont permettant d’afficher un tonnage par habitant de près de 30% inférieur à l’Île-de-France sans favoriser le recourt à des matériaux plus légers mais difficilement recyclables puis de maximiser les flux (le taux de refus est de 2%).

Pour ce qui est de la Bulgarie, Madame Teodora Petrova, experte à la direction Gestion des déchets et protection des sols du ministère de l’environnement et de l’eau a exposé les financements déployés dans le cadre du programme opérationnel environnement. Mais pour les communes, Madame Dessislava Stoïkova, experte au sein de l’Association nationale des municipalités, a rappelé le processus de régionalisation à l’œuvre en Bulgarie et les craintes qui s’y rattachent : l’augmentation des distances de transports, la contribution financière des municipalités ou encore la gouvernance. Autant d’aspects qui restent à clarifier, tout comme la mise en œuvre d’une tarification incitative garantissant des recettes suffisantes aux municipalités. Des problématiques, pour lesquelles ce séminaire aura montré qu’elles ont été ou sont encore partagées en France et que des bonnes pratiques peuvent être une source d’inspiration pour le développement de solutions innovantes.

 

 Plus d'information sur le site officiel du concours www.ecoobchtina.bg

voir le programme du séminaire 

 

voir les présentations des intervenants :

Etat des lieux des performances obtenues en France en matière de
recyclage et de réduction des déchets, et présentation du plan national de réduction des déchets

Madame Aurore Medieu, chef de projet de l’Observatoire régional des déchets d’Île-de-France (ORDIT)

Etat des lieux de l’application en Bulgarie des directives européennes en matière de recyclage et de valorisation énergétique, et présentation des priorités d’action du programme opérationnel « Environnement » 2014-2020
Madame Teodora Petrova, experte, direction Gestion des déchets et protection des sols, ministère de l’environnement et de l’eau

Le point de vue des municipalités bulgares sur les avancées et les progrès à mener en matière de collecte et le recyclage des déchets
Madame Dessislava Stoykova, conseillère juridique et experte des questions environnementales, Association nationale des municipalités bulgares

La gestion durable des déchets ménagers : les conditions d’une collecte et d’un traitement efficace pour améliorer les performances en matière de recyclage.
Quelles technologies ? Quel partenariat avec les opérateurs privés? Quel modèle de financement pour la construction et le fonctionnement des infrastructures ?

Monsieur Olivier Castagno, responsable pôle tri, valorisation matière et transport, Agence métropolitaine des déchets ménagers de la Métropole du Grand Paris (Syctom)

La gestion des bio-déchets à l’échelle intercommunale: la mise en place d’une filière intégrée de la collecte à la valorisation.
Quel contexte local ? Quels enjeux ? Comment réussir une collecte séparative ? Quels partenariats développer ?

Monsieur Olivier Catalogne, directeur général adjoint, Pôle ingénierie et gestion techniques, Lorient agglomération

 

ECOOBCHTINA 2016 : premier focus sur l’eau !

Le 6 avril 2016 marquait le début des rencontres dédiées au développement durable organisées dans le cadre du concours ECOOBCHTINA avec le séminaire « L’optimisation de l’approvisionnement en eau potable et la gestion durable des eaux usées ». Un événement ouvert conjointement par l’ambassadeur de France en Bulgarie Monsieur Xavier Lapeyre de Cabanes et Madame Atanaska Nikolova, vice-ministre de l’environnement et de l’eau et auquel ont pris part plus de cinquante représentants de municipalités bulgares.

Après son lancement officiel le 22 mars dernier à l’occasion de la conférence de presse organisée conjointement à l’Institut français de Bulgarie par l’ambassade de France en Bulgarie, le ministère de l’environnement et de l’eau ainsi que le ministère du développement régional et des travaux publics, le concours ECOOBCHTINA ouvre véritablement les débats autour d’un des quatre piliers du développement urbain durable : la gestion de l’eau.

L’occasion de rappeler que si la France et la Bulgarie bénéficient de ressources en eau importantes et de bonne qualité, beaucoup reste à faire afin de rationaliser les consommations et d’améliorer, après utilisation, le retour dans le milieu naturel de cette ressource précieuse. Pour Monsieur Xavier Lapeyre de Cabanes et Madame Atanaska Nikolova, il s’agit, dans le prolongement d’une coopération franco-bulgare déjà dynamique entre agences de l’eau ayant permis la mise en œuvre des premiers plans de gestion des bassins hydrographiques en Bulgarie, d’intensifier les échanges de bonnes pratiques et de mieux tirer parti des financements européens disponibles.

Devant près d’une soixantaine de représentants des municipalités, experts français et bulgares ont exposé le contexte, le cadre d’élaboration des politiques publiques, et rendu compte des initiatives locales menées avec pour objectif d’encourager à travers ce retour d’expérience l’émergence de projets exemplaires en Bulgarie. Les interventions de Monsieur Bernard Barraqué, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), de Monsieur René Darbois, adjoint au maire en charge de l'eau et de l'énergie de la ville de Metz, et de Monsieur Olivier Despretz, directeur Eau et assainissement à Angers Loire Métropole, spécialement présents pour l’occasion, étaient particulièrement attendues. Elles combinaient analyse scientifique, approche politique et technique afin d’illustrer à travers l’expérience de deux municipalités françaises exemplaires les concepts introduits et le panorama des pratiques dressé par Monsieur Bernard Barraqué.

 Parmi les réflexions introduites lors des interventions et poursuivies lors du débat avec le public, on peut citer la gouvernance locale multiniveaux et différenciée et les collaborations renforcées entre collectivités permettant d‘assurer des services optimaux à l’échelle territoriale la plus pertinente. Dans le cas de la ville de Metz, qui a su rationaliser les besoins en eau en repensant son réseau d’approvisionnement, Monsieur René Darbois y ajoutait la nécessaire vision stratégique et volontariste qu’il revient au personnel politique et défendre auprès de leurs concitoyens. Un engagement qui se révèle crucial dans la réduction sur le long terme des coûts induits par des pratiques, installations et infrastructures non adaptées ou vétustes. Une impulsion et un suivi politique, qui doit enfin prendre source et s’appuyer non seulement sur les connaissances scientifiques, mais aussi et en premier lieu sur l’expertise des services techniques des municipalités ou des opérateurs. Angers Loire Métropole, comme l’illustrait Monsieur Olivier Despretz, a développé un partenariat étroit avec Veolia pour la gestion de l’assainissement d’un territoire ou se concentrent près de 270 000 habitants. Une collaboration réussie car permettant de tirer parti au mieux des capacités internes de la municipalité, du savoir-faire de Véolia et des dernières technologies d’assainissement dont la production de biomasse à partir des boues d’épuration. Un partenariat public-privé, qui implique cependant un dialogue étroit entre services de la ville et partenaire privé, un encadrement juridique méticuleux et un contrôle strict.

 

 

Le prochain séminaire ECOOBCHTINA « La gestion durable des déchets ménagers : de la collecte à la valorisation économique et énergétique » se déroulera le 19 avril prochain à l’Institut français de Bulgarie, avec pour invités d’honneur des représentants du Grand Paris et de Lorient. En parallèle, les municipalités bulgares sont appelées à soumettre leur candidature dans une ou plusieurs catégories de leur choix et ce, jusqu'au 30 juin 2016.

 

 

Plus d’information et l’enregistrement du séminaire sont disponibles sur le site officiel www.ecoobchtina.bg

Voir le programme du séminaire

Voir les présentations des intervenants :

Etat des lieux de la gestion des services d’eau et d’assainissement en France : la nécessaire création de groupements intercommunaux, les différents modes de gestion et de  financement
Monsieur Bernard Barraqué, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS)

Etat des lieux de l’application en Bulgarie des directives européennes et des priorités d’action du programme opérationnel « Environnement » 2014-2020
Madame Svetla Ivanova, experte d’Etat, département Planification et programmation, ministère de l’environnement et de l’eau

Le point de vue des municipalités bulgares sur les avancées et les progrès à mener en matière de gestion de l’eau et de traitement des eaux usées
Madame Dessislava Stoykova, conseillère juridique et experte des questions environnementales, Association nationale des municipalités bulgares

Le plan de distribution d’eau potable de la municipalité de Metz.
Quelles technologies ? Quel partenariat avec les opérateurs privés?
Quel modèle de financement pour la construction et le fonctionnement des infrastructures?

Monsieur René Darbois, adjoint au maire en charge de l'eau et de l'énergie, Mairie de Metz

La gestion durable et performante des eaux usées d’Angers Loire Métropole.
Quelles technologies ? Quel partenariat avec les opérateurs privés?
Quel modèle de financement pour la construction et le fonctionnement des infrastructures?

Monsieur Olivier Despretz, directeur Eau et assainissement, Angers Loire Métropole

 

ECOOBCHTINA 2016

Un concours pour faire de nos villes des espaces de vie durables

A l’occasion de la conférence de presse qui s’est tenue le mardi 22 mars 2016 à l’Institut français de Bulgarie, l’ambassadeur de France en Bulgarie M. Xavier Lapeyre de Cabanes, la ministre de l’environnement et de l’eau, Mme Ivelina Vassileva ainsi que le vice-ministre du développement régional et des travaux publics, M. Ivan Asparoukhov ont annoncé le lancement officiel du premier concours ville durable en Bulgarie « ECOOBCHTINA ».

 

Un projet franco-bulgare, une logique partenariale, un objectif : favoriser l’innovation locale

ECOOBCHTINA est le fruit du partenariat entre l’Ambassade de France en Bulgarie et les ministères de l’environnement et de l’eau ainsi que du développement régional et des travaux publics qui a su fédérer autour d’un concours les entreprises françaises Renault, Schneider Electric, Saint Gobain-Weber et Véolia, ainsi que les associations telles que l’Association nationale des municipalités bulgares, Ecoenerguia, Association bulgare de l’eau etc.

Un réseau d’acteurs engagés, avec pour volonté de favoriser les approches intégrées, globales et une gouvernance renouvelée mettant à profit l’expertise et le retour d’expérience de chacun, collectivité locale ou acteur de la sphère associative ou privée.

 

Quatre catégories pour des services urbains à la fois performants et respectueux de notre environnement

Faire d’une ville un espace urbain durable, c’est avant tout s’attaquer à quatre piliers : la gestion de l’eau, des déchets, l’efficacité énergétique des bâtiments ainsi que la mobilité. Des secteurs clés, car conditionnant de manière majeure la consommation d’énergie et l’empreinte environnementale des activités humaines. C’est pourquoi ces quatre thématiques représentent les catégories du concours dans lesquelles les municipalités bulgares peuvent déposer leur candidature. Quatre séminaires permettront par ailleurs de réunir experts français et bulgares autour de ces problématiques afin de mieux connaître les bonnes pratiques disponibles et encourager les initiatives exemplaires.

Le premier séminaire « L’optimisation de l’approvisionnement en eau potable et la
gestion durable des eaux usées » se tiendra le 6 avril 2016 à l'Institut français de Bulgarie. Il sera suivi d'un second évènement « La gestion durable des déchets ménagers : de la collecte à la valorisation économique et énergétique » prévu le 19 avril 2016 à l’Institut français de Bulgarie.

 

Un concours pour les autorités locales engagées et des citoyens mobilisés : l’Initiative « Ville verte »

Toutes les municipalités bulgares sont invitées à candidater, quelle que soit leur taille, pour défendre leur engagement en faveur du développement durable et faire connaître leurs projets, déjà mis en œuvre ou à venir. Le règlement du concours ainsi que les questionnaires de participation sont disponibles et téléchargeables sur le site officiel du concours www.ecoobchtina.bg. Des jurys indépendants et spécialisés, composés d’experts bulgares, départageront les municipalités lauréates. Dans chaque catégorie, deux villes verront leurs efforts récompensés : une ville de moins de 10 000 habitants et une ville de plus de 10 000 habitants.

Et les citoyens dans tout ça ? Parce que changer les comportements des usagers est indissociable de politiques durables et que les habitants sont les meilleurs lobbyistes auprès de leurs élus, chacun peut voter sur la page facebook ECOOBCHTINA et soutenir la candidature de sa municipalité. Une initiative nommée « Ville verte », qui vise à éveiller les consciences et favoriser l’engagement des pouvoirs locaux. Des quizz permettront par ailleurs de tester ses connaissances en développement durable, là aussi prix en jeu, afin de soutenir de manière ludique la mobilisation citoyenne !

 

 

 Plus d’information sur le site officiel du concours : www.ecoobchtina.bg

Voir le programme du séminaire « L’optimisation de l’approvisionnement en eau potable et la gestion durable des eaux usées » - le 6 avril 2016

Revoir la conférence de presse :