Une école d’été pour les jeunes futurs leaders de l’administration publique bulgare

Organisée par l’Institut d’Administration publique (IAP) et cofinancée par le Programme opérationnel « Bonne gouvernance » et le Fonds Social européen, l’école d’été pour les jeunes leaders s’est déroulée du 1er au 5 octobre près de Varna.

Pour cette seconde édition, 30 candidats ont été sélectionnés par l’IAP dont 23 issus de l’administration centrale et 7 de l’administration territoriale. Ils sont issus d’administrations diverses : ministère de l’Intérieur, de l’Economie, de l’Environnement, des Finances, agences des revenus notamment.

Les cinq jours de formation ont porté sur le leadership (management, stratégies de carrière en administration), le comportement (tests de personnalité, construction d’une image publique, compétences en communication), le lobbying (les négociations européennes, les réseaux institutionnels) et les compétences managériales.

Monsieur Philippe Dumont, expert du ministère de l’Environnement et ancien conseiller à la Représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne, a détaillé les enjeux de la Présidence bulgare du Conseil de l’Union européenne de 2018. Les jeunes leaders ont pu approfondir leurs connaissances sur les processus internes de négociations européennes.

Ces jeunes fonctionnaires à haut potentiel ont également pu découvrir l’offre de bourses du gouvernement français et les formations courtes (de 1 à 4 semaines) de grandes écoles françaises telles que l’ENA, l’ENM, le Barreau de Paris ou encore l’ENFIP.

 

En savoir plus sur l’école d’été sur le site de l’Institut d’Administration publique.

 

 

En savoir plus sur l’offre de bourses du gouvernement français pour les fonctionnaires bulgares.

  • Summer Academy for Young leaders - IPA Bulgaria
  • Mr Philippe Dumont - French expert - Summer Academy of the Institute of Public Administration
  • Summer Academy for Young leaders - IPA Bulgaria

 

 

Projection du film « Joseph l’Insoumis » : refuser la misère, retrouver la dignité

Le Mouvement ATD Quart Monde, qui fête ses 60 ans en 2017, a organisé ce jeudi 28 septembre deux projections du film « Joseph l’Insoumis », inspiré de l’histoire vraie du fondateur de ce Mouvement, Joseph Wrésinski, qui a lutté pour refuser la misère aux côtés de celles et de ceux qui la vivent.

 

La première projection du film a été montrée à deux classes du Lycée français Victor Hugo. Les élèves ont pu découvrir le parcours de Joseph Wrésinski et discuter ensuite avec les deux représentants d’ATD Quart Monde dans la région Sud-Est de l’Europe.

La projection du soir, gratuite et ouverte à toutes et tous, a attiré environ 45 personnes dans la salle Slaveykov de l’Institut français. Après le film, un débat s’est ouvert entre ce public averti et les représentants d’ATD Quart Monde.

Ce temps d’échange a permis à deux personnes engagées dans des associations bulgares et roumaines de lutte contre la pauvreté de témoigner et de présenter leurs actions. Le public s’est accordé sur le fait que la pauvreté et la misère ne sont pas simplement facteurs d’une situation économique mais résultent d’une situation sociale et d’un rapport particulier à l’Autre: « C’est le regard que l’on porte sur l’autre qui le rend pauvre […] on peut envisager quelqu’un au lieu de le dévisager ».

Le débat a également été l’occasion d’aborder plusieurs thèmes comme l’entreprenariat social, les enjeux agricoles et la question de la précarité énergétique. Chacun a pu partager ses actions et bonnes pratiques du quotidien pour aider les personnes en situation de pauvreté à « se relever », à « se tenir debout » et à retrouver de la dignité pour vaincre le désespoir.

 

Arrivé depuis deux ans en Bulgarie, ATD Quart Monde a sillonné le pays et la région du Sud-Est de l’Europe pour partir à la rencontre des acteurs qui luttent contre la pauvreté sur le long-terme. Leurs histoires et leurs aspirations sont repris dans le dernier livre électronique publié par ATD Quart-Monde : Stories of Change from Southeast Europe – An e-book.

 

Le livre électronique est disponible en anglais, en bulgare : http://www.atd-fourthworld.org/ebook-southeast-europe/ et en français : http://www.atd-quartmonde.org/1001-histoires-sud-est-europe-livre-numerique/

Plus d’informations : ATD Quart Monde : http://www.atd-fourthworld.org/

  • ATD Quart Monde Joseph l’insoumis
  • ATD Quart Monde Joseph l’insoumis
  • ATD Quart Monde Joseph l’insoumis
  • ATD Quart Monde Joseph l’insoumis

 

 

 

Projection du film « Le Huitième jour » par la Fondation Svetat na Maria

 

Ce mardi 13 juin, la Fondation « Svetat na Maria » a organisé à l’Institut français de Bulgarie la projection du film Le Huitième jour, réalisé par Jaco van Dormael avec Daniel Auteuil et Pascal Duquenne. Plus de 120 personnes, dont des personnes handicapées et leurs familles, des représentants de la municipalité de Sofia, des ONG et des partenaires de la Fondation sont venues assister à la projection. Le film revient sur l’histoire poignante d’une amitié qui se lie entre un homme d’affaires prospère et un jeune homme atteint de trisomie 21.

La projection a été suivie d’une discussion sur les comportements et les attitudes envers les personnes ayant une déficience intellectuelle et sur la façon de soutenir leur intégration sociale et professionnelle. A travers le cinéma, l’équipe de la Fondation a pu mettre en avant de façon plus divertissante le thème de la compréhension et de l’acceptation des personnes handicapées dans la société.

Il s’agit du premier film du cycle « La vie est comme un film. Des grands films pour des personnes différentes » mis en place par la Fondation. Aux côtés de la direction Culture de la Municipalité de Sofia, l’Ambassade de France soutient financièrement la Fondation Svetat na Maria dans ses projets.

Plus d’information sur le site de la Fondation : www.mariasworld.org

 

 

 

1er Forum Public « Sofia ville verte »

Organisé conjointement par l’Ambassade de France en Bulgarie et la Mairie de Sofia, le 1er forum public « Sofia ville verte » s’est tenu les 29 et 30 mai 2017 au sein de l’Institut français. Plusieurs experts français et bulgares de haut-niveau sont intervenus sur les enjeux d’urbanisme et de mobilité pour faire de la capitale bulgare une ville verte, durable et résiliente.

Ces deux jours de conférence s’inscrivent dans le cadre des réflexions menées par la mairie de Sofia sur la stratégie dite « SOFIA 2050 » pour faire de Sofia une métropole agréable à vivre pour ses habitants et attractive pour les investisseurs.

Les citoyens, les promoteurs immobiliers, les entreprises qui recherchent des bureaux ou des bâtiments pour développer leurs activités, les directions municipales en charge des transports publics, de la gestion de l’eau et des déchets…, tous ces utilisateurs et acteurs de la ville souhaitent des règles urbanistiques clairement définies pour mener à bien leurs activités personnelles ou professionnelles au quotidien.

 

Repenser l’organisation et l’utilisation des espaces publics : la nécessité d’une « stratégie urbaine »

Ouvert par Monsieur Éric Lebédel, Ambassadeur de France en Bulgarie et Madame Yordanka Fandakova, Maire de Sofia, le premier jour de conférence a débuté devant plus de 100 personnes issues de la municipalité de Sofia (fonctionnaires et politiques) et de la société civile (entreprises, associations citoyennes et environnementales).

Monsieur Zdravko Zdravkov, en sa qualité d’architecte en chef de Sofia, a détaillé la vision et les ambitions développées pour faire de la capitale une ville verte et durable d’ici 2050. La stratégie urbaine doit permettre la participation de tous les acteurs pour façonner intelligemment la ville et lutter contre la pollution de l’air.

Le public nombreux a pu ensuite apprécier la présentation de Monsieur Eric Jean-Baptiste, Directeur adjoint de la planification urbaine de la ville de Paris, qui a décrit les enjeux du Plan Local d’Urbanisme (PLU) mis en œuvre à Paris. Le PLU est un document d’urbanisme qui s’appuie sur un diagnostic partagé : il permet à tous les citoyens de participer aux réflexions et de donner leur avis lors de réunions ou sur internet. Enfin, le PLU est un document juridiquement contraignant et fixe un cadre clair et des règles précises pour tous les acteurs de la ville.

Madame Borina Andrieu, Directrice du développement du cabinet d’architecte urbanistes Willmote & Partners a quant à elle souligné l’importance de repenser l’espace public, de réhabiliter les anciennes friches industrielles en cœur de ville pour éviter l’étalement urbain et rendre la ville plus agréable.

Ce premier jour de conférence s’est clôturé avec les interventions succinctes de Madame Silvia Charkarova et de Monsieur Angel Burov, de l’Association des urbanistes en Bulgarie, suivies d’une discussion ouverte entre les intervenants et la salle.

 

La politique de mobilité en ville : facteur clef d’une stratégie urbaine réussie

Améliorer la politique de mobilité en ville est devenue un axe prioritaire de réflexion à Sofia : comment réduire la place du véhicule individuel ? Quelles solutions innovantes et durables proposer aux usagers ?

Premier intervenant de cette seconde journée dédiée à la ville verte, Monsieur Evgeni Krusev, Maire adjoint en charge des transports de la municipalité de Sofia, est revenu sur les engagements de la municipalité pour la mobilité durable. La ville travaille activement au renouvellement de son parc d’autobus et de tramway pour renforcer la mobilité collective et encourager les citoyens à délaisser leurs transports individuels.

Monsieur Jean-François Retière, ancien Vice-président des transports de Nantes métropole a ensuite pris la parole pour expliquer comment Nantes a obtenu le titre de « Capitale européenne verte » en 2012 et pourquoi elle constitue l’une des métropoles françaises les plus attractives. Nantes a su reprendre à son compte l’expression de « ville apaisée » en diminuant le nombre de véhicules individuels en ville, passant de 20 000 véhicules par jour en 1993 à 5 000 en 2012, et à 2 500 en 2015.

Madame Séverine Cachod, Chargée de mission Prospective de la Mobilité à l’Agence de la Mobilité de la mairie de Paris, a présenté la stratégie mise en œuvre à Paris pour réduire la part du véhicule individuel ainsi que le plan de lutte contre la pollution de l’air. Une des dernières actions est l’investissement sans précédent (150M euros) dans la création de pistes cyclables et de nouveaux services pour faire de Paris la capitale du vélo en 2020. La ville de Paris a également investi dans le renouvellement du parc des autobus et des transports collectifs et développe des services spécifiques pour les professionnels et pour les personnes à mobilité réduite.

 

Cet événement organisé par l’Ambassade de France et la Mairie de Sofia a rassemblé 180 personnes sur deux jours. Les échanges entre Bulgares et Français, entre société civile, entreprises et institutions, ont permis d’alimenter le débat sur les enjeux d’une ville durable et plus attractive.

En signe de soutien à cette initiative, M. Éric Lebédel, Ambassadeur de France en Bulgarie est arrivé en Renault ZOE, une voiture 100% électrique, qu’il utilisera pendant une semaine pour ses déplacements.

 

  • Mme Fandakova, Maire de Sofia et M. Eric Lebédel, Ambassadeur de France en Bulgarie
  • Véhicule électrique Zoé de Renault prêtée à M. l'Ambassadeur
  • M. Eric Lebédel, Ambassadeur de France en Bulgarie
  • Mme Yordanka Fandakova, Maire de Sofia
  • Monsieur Eric Jean-Baptiste, Directeur adjoint de la planification urbaine de la ville de Paris
  • Madame Borina Andrieu, Directrice du développement du cabinet d’architecte urbanistes Willmote & Partners
  • Mme Silvia Chakarova, Association des urbanistes en Bulgarie
  • M. Angel Burov, Association des urbanistes en Bulgarie
  • M. Zdravko Zdravkov, Architecte en chef de la municipalité de Sofia
  • M. Evgeni Krusev, Maire adjoint en charge des transports de Sofia
  • M. Jean-François Retière, ancien Vice-président en charge des transports de Nantes métropole
  • M. Jean-François Retière, ancien Vice-président en charge des transports de Nantes métropole
  • Mme Séverine Cachod, Chargée de mission Prospective de la Mobilité - Agence de la Mobilité - mairie de Paris
  • Mme Séverine Cachod, Chargée de mission Prospective de la Mobilité - Agence de la Mobilité - mairie de Paris

 

 


Conférence annuelle Bulaqua : perspectives pour une économie circulaire de l’eau

L’Institut français s’est associé ce mardi 4 avril à la neuvième conférence internationale organisée par l’Association bulgare de l’Eau (BWA) sur les enjeux d’une utilisation optimale de la ressource en eau en Bulgarie. L’Ambassade de France en Bulgarie et l’Institut français travaillent en partenariat avec Monsieur Ivan Ivanov, Président de l’Association bulgare de l’Eau.

Monsieur Ivan Ivanov est par ailleurs membre du jury de la catégorie « Gestion durable de l’eau » du concours ECOOBCHTINA organisé depuis 2016 par l’Ambassade de France en Bulgarie. Destiné à récompenser les municipalités exemplaires dans quatre domaines du développement durable, le concours ECOOBCHTINA sera renouvelé dès le mois de mai prochain pour sa seconde édition.

 

De nombreux invités, institutionnels, entreprises, associations ont pris place à l’Inter Expo Centre de Sofia pour s’informer sur la gestion durable des eaux usées, les constructions d’infrastructures hydrauliques et le soutien ministériel aux municipalités dans le cadre des Programmes Opérationnels 2014-2020.

A ce propos, Madame Irina Kostova, Ministre bulgare de l’Environnement et de l’Eau, est revenue sur les réalisations opérées dans la première période du Programme Opérationnel « Environnement » avec la construction de 50 usines de traitement des eaux usées, de plus de 2 500 km de réseau d’égouts et un début de dépollution de la mer Noire.

Le développement de l’économie circulaire pour une gestion plus durable de l’eau fait appel à un certain nombre d’investissements pour la gestion des projets, l’acquisition d’une expertise sur le sujet, et les formations de haut niveau pour les ingénieurs et les employés.

Résultants des exigences techniques et de la nécessaire mobilisation de l’ensemble des acteurs publics et privés bulgares, les coûts de gestion des eaux usées ne sont pas comparables aux nombreux avantages pour la santé des citoyens et le développement économique et durable, source d’emplois verts.

 

En savoir plus sur le concours ECOOBCHTINA

En savoir plus sur l’Association bulgare de l’Eau

  • Mme Irina Kostova Ministre de l'Environnement et de l'Eau
  • M. Ivan Ivanov Président de l'Association bulgare de l'Eau

 

 

Inauguration du nouveau centre d’accueil de la fondation HESED en faveur des populations roms en Bulgarie

Ce jeudi 30 mars, la Fondation pour le Développement social et sanitaire (HESED) a inauguré le quatrième centre d’accueil dans le quartier Fakulteta de Sofia. Orchestrée par Mme Elena Kabakchieva, Présidente du conseil d’administration de la fondation HESED, la cérémonie a permis de mettre en avant le modèle développé par la Fondation au profit des populations roms.

Situé dans le quartier Fakulteta, principal quartier rom de Sofia avec plus de 35 000 habitants, le Demo Center est le quatrième centre ouvert par l’HESED à Sofia. Employant 16 personnes et pouvant accueillir en moyenne 400 personnes, il permettra la mise en œuvre d’un modèle d’intégration des populations roms en alliant éducation et santé.

En présence de M. Todor Tchobanov, vice-maire de Sofia et de M. Nikolay Denkov, ministre de l’Education et des Sciences, Mme Kabakchieva est revenue sur le fonctionnement de la Fondation. L’HESED se fonde sur une approche interdisciplinaire associant des sociologues, des psychologues et des médiateurs de terrain. Elle développe une approche intégrée mêlant l’éducation et la santé et cible trois types de populations : les enfants de 2 à 6 ans, les adolescents de 12 à 16 ans et les parents qui, associés aux cours reçus par leurs enfants, peuvent bénéficier des enseignements et assurer un meilleur suivi.

Cette vision est au cœur du Modèle pour un Développement Intégré (Model for Integrated Development, MID) mis en place par l’HESED. S’appuyant sur le développement des individus et de la communauté plus que sur une approche conventionnelle faisant recours à une assistance sociale et éducative, le MID est considéré comme une véritable innovation sociale pour l’intégration des minorités.

La cérémonie a également été l’occasion pour la fondation HESED de mettre en avant le potentiel de ressources humaines que représentent les populations roms pour le marché du travail en Bulgarie auprès des décideurs bulgares présents. Madame Kabakchieva a également remercié l’Ambassade de France en Bulgarie pour son soutien depuis 2011 ainsi que Veolia, représenté par son directeur adjoint M. Arnaud Valleteau de Moulliac qui a directement financé ce centre nouvellement créé.

En décorant Mme Kabakchieva de l’Ordre National du Mérite en 2016, l’Ambassade a souhaité mettre en avant ce partenariat et récompenser la fondation HESED pour son action de terrain  en faveur de l’intégration de la communauté rom à Sofia et en Bulgarie.  

  • Mme Elena Kabakchieva et M. l'Ambassadeur de France en Bulgarie
  • M. Arnaud Valleteau de Moulliac (Véolia), Mme Elena Kabakchieva (HESED), M. Eric Lebédel (Ambassadeur de France en Bulgarie)
  • Le nouveau centre d'accueil de l'HESED dans le quartier Fakulteta
  • Présentation du nouveau centre d'accueil de l'HESED par Mme Kabakchieva

 

 

Vers la présidence bulgare du Conseil de l’Union européenne : organisation, communication et coopération

Un séminaire conjoint franco-bulgare sur la présidence bulgare du Conseil de l’Union européenne s’est tenu ce vendredi 24 février au Conseil des ministres. Inauguré par Mme Denitsa Zlatova, Vice-Première ministre en charge de la préparation de la présidence bulgare, il a permis à des intervenants français de haut niveau de souligner les enjeux relatifs à une telle présidence.

Inscrit dans le cadre du partenariat entre le Secrétariat général aux affaires européennes (SGAE) et la Direction de la coordination des affaires européennes du Conseil des ministres de la République de Bulgarie, ce séminaire avait pour objectif de faire partager l’expérience et l’expertise de la France sur la présidence au Conseil de l’Union européenne.

Mme Dominique Waag, Première Conseillère, est revenue sur la coopération institutionnelle dense et ancienne entre la France et la Bulgarie. Depuis 2014, de nombreuses rencontres ont eu lieu et permettent aux deux pays d’échanger sur les besoins de la Bulgarie pour son nouveau rôle de premier plan dans les institutions européennes.

En 2018, la Bulgarie aura en effet pour la première fois l’opportunité de présider le Conseil de l’Union européenne pendant six mois. Un important travail d’organisation, de coopération et de communication est à mettre en place en amont de la présidence, comme l’ont souligné M. Patrick Faucheur, conseiller auprès du Secrétaire général des affaires européennes et M. Philippe Dumont, expert du Ministère de l’Environnement et ancien conseiller à la Représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne. De plus, si la connaissance des pratiques internes du Conseil de l’Union européenne est essentielle à acquérir, la connexion et la communication entre les institutions nationales et les représentants bulgares dans les institutions européennes sont des éléments clefs d’une présidence efficace et réussie.

La Bulgarie et la France partagent, dans différents domaines, des enjeux communs pour l’Europe. La coopération et le partage des connaissances et pratiques des institutions européennes sont essentiels afin de répondre aux exigences et aux enjeux liés à l’actualité. Dans cette perspective, la France est déjà engagée dans la formation des fonctionnaires bulgares, à travers un partenariat entre l’Institut d’administration publique bulgare (IPA), l’Ecole nationale d’administration (ENA) et les services de l’Ambassade de France en Bulgarie.

Ce mardi 28 février, l’Ambassade de France en Bulgarie donnera le coup d’envoi d’un cycle de 12 conférences-débats sur le thème « Notre Europe : quelle Europe voulons-nous ? » afin de permettre à des intervenants bulgares et français de partager leurs visions de l’Europe.

En savoir plus sur les conférences-débats Notre Europe

En savoir plus sur les programmes de formations

 

Une première école d’été organisée par l’Institut d’administration publique

Afin de soutenir la montée en compétence des jeunes fonctionnaires bulgares et en vue de la présidence du Conseil de l’Union européenne que le pays assurera en 2018, l’Institut d’administration publique (IAP) organisait du 12 au 15 septembre dernier une école d’été à Varna. Un événement auquel s’est associé l’ambassade de France en Bulgarie.

Les participants triés sur le volet ont pu bénéficier de l’expérience d’experts dans le domaine des affaires européennes, et de modules alliant apport théorique et connaissances pratiques, conférences et mises en situation. Monsieur Frank Faucheur, conseiller en charge des coopérations internationales et de l’analyse des politiques européennes au sein du Secrétariat général aux affaires européennes (SGAE) était spécialement présent à cette occasion. Il a par exemple pu partager avec l’audience son expertise en matière d’élaboration et de mise en œuvre des programmes opérationnels (PO) européens, outils de la politique de cohésion. Au cours de sa carrière, il a en effet participé au contrôle et à l’évaluation du PO 2007-2013 dans l’hexagone, mais aussi aux négociations avec les instances européennes, à l’élaboration puis la mise en œuvre de la nouvelles période de programmation 2014-2020 des fonds structurels européens.

Plus d’information sur le site de l’IAP

 

Politique sociale et lutte contre la traite des êtres humains : vers une coopération franco-bulgare plus intense ?

Un groupe de travail franco-bulgare consacré à la lutte contre la traite des êtres humains était organisé conjointement par l’ambassade de France en Bulgarie, la Commission nationale de lutte contre la traite des êtres humains et l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime les 22 et 23 juin derniers à Pravets. Cet événement faisait suite à l’étude menée par le sociologue Monsieur Olivier Peyroux pour l’association Terre des hommes ainsi qu’un premier groupe de travail interrégional initié en février 2015 sur la thématique de la justice pénale comme outil de lutte contre la traite de mineurs.

Ce groupe de travail visait à encourager une coopération plus étroite entre autorités publiques françaises et bulgares engagées à l’échelle nationale et locale, et en particulier entre municipalités touchées par les départs et arrivées de populations à risque. Des progrès notables ont été accomplis ces dernières années en matière policière et judiciaire, en témoigne les multiples conventions et accords internationaux, le bureau international de l’entraide pénale et les magistrats de liaison assurant l’échange d’information et le suivi des procédures. Cependant, la coopération entre municipalités françaises et bulgares reste à développer, en particulier dans le domaine de la lutte contre le trafic d’êtres humains (TEH). C’est la raison pour laquelle officiers de police et de la justice, représentants des services sociaux municipaux, représentants de la Commission nationale et des commissions locales de lutte contre la traite des êtres humains ainsi que de l’Agence de protection de l’enfance étaient réunis à cette occasion afin de favoriser les approches globales et intégrées.

Monsieur Guy Hengen, directeur adjoint de la direction Développement social urbain et coordinateur du Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) au sein de la municipalité de Bordeaux, Madame Corinne Bouic, responsable du domaine Lutte contre les exclusions à la direction des solidarités et de la cohésion sociale de la municipalité de Toulouse, et Monsieur Jean-Marc Fabre, chef de service à l’association Accompagnement, lieux d'accueil, carrefour éducatif et social (ALC) de Nice étaient spécialement présents en Bulgarie. Ils ont présenté, aux côtés de Madame Marie-Madeleine Alliot, procureur de la République au tribunal de grande instance de Bordeaux et des commandants de polices de Bordeaux et Toulouse Monsieur Gilles Carel et Monsieur Stéphane Guennec, les problématiques de TEH impliquant des victimes bulgares auxquelles ces villes sont confrontées et les dispositifs mis en place.

Il se trouve en effet que les populations à risque et les cas de TEH détectés en France concernent souvent des personnes originaires de Plovdiv, Varna, Pazardjik, Peshtera et Sliven. Si le nombre de cas a diminué ces dernières années grâce aux politiques de lutte contre les trafics, d’insertion, et du fait de l’arrivée de nouvelles populations, près de 600 personnes d’origines bulgares et à risque résident par exemple à Bordeaux. Les municipalités en charge des politiques sociales travaillent de concert avec les associations locales afin de mettre en place des dispositifs adaptés, notamment dans le cadre des maîtrises d’œuvre urbaines et sociales.

Mais cette entreprise est difficile face à une prostitution à petite échelle, à la forte distance culturelle, la marginalisation ou encore l’emprise psychologique et financière subie par les victimes dont les enfants sont parfois retenus en Bulgarie. De plus, les acteurs de terrains français, peu familiarisés aux spécificités de la Bulgarie, ne bénéficiaient pas jusqu’à présent de contacts avec leurs homologues bulgares non informés de ces réalités. Cette rencontre a par conséquent permis d’initier des procédures d’échange d’information et de coopération mais aussi de présenter des bonnes pratiques telles que celles développées à Sliven par l’association Médecins du monde et à Nice par l’association ALC.

Des échanges et contacts pris donc, dont on espère qu’ils permettront d’améliorer la prévention et la prise en charge des cas de TEH, et plus largement la mise en œuvre de politiques sociales et d’insertion toujours plus efficaces !

 

Le droit des travailleurs détachés

Le séminaire « droit des travailleurs détachés et coopération franco-bulgare » s’est tenu le 26 mai 2016 à l’Institut français de Bulgarie. Cette rencontre entre représentants des institutions et du monde économique avait pour objectif de clarifier le cadre juridique applicable et les enjeux liés au détachement de main d’œuvre. Il s’agit de prévenir les fraudes, source de concurrence déloyale et d’irrespect des droits des salariés (salaires, logement, cotisation etc.).

Monsieur Yves Calvez, directeur adjoint à la direction générale du travail du ministère français du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, Monsieur Yannick Herry, chef de l’Office central de lutte contre le travail illégal, et Monsieur Arnaud Emeriau, représentant des institutions françaises de la sécurité sociale auprès de l’Union européenne, étaient spécialement présents à Sofia afin de partager leur expertise et dialoguer avec leurs homologues bulgares.

 

voir le programme du séminaire 

voir les présentations des intervenants :

Présentation des enjeux du détachement des salariés (notamment lutte contre la fraude), cadre juridique français et récentes évolutions

M. Yves Calvez, directeur adjoint à la direction générale du travail, ministère du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social

 

M. le Colonel Yannick Herry, chef de l'office central de lutte contre le travail illégal (OCLTI) 

Présentation des organismes compétents français dans le champ de la sécurité sociale sur le détachement et des enjeux clés pour la sécurité sociale française sur le détachement

M. Arnaud Emériau, représentant des institutions françaises de sécurité sociale auprès de l’UE (REIF) 

 

Un mérite récompensé

L’Ordre national du mérite a été remis lundi 25 janvier 2016 par l’ambassadeur de France en Bulgarie, M. Xavier Lapeyre de Cabanes, à Madame Vesselina Popova, présidente du comité de jumelage de la municipalité de Troyan et Mme Elena Kabakchieva, fondatrice et présidente de l’association HESED pour le développement sanitaire et social.

L’Ordre national du mérite est le second ordre national après la Légion d’honneur visant à récompenser les « services distingués ». Cette année, ce sont donc deux personnalités bulgares qui ont été nommées Chevalier de l’Ordre national du mérite pour leur engagement professionnel et personnel hors du commun et le fruit précieux d’un travail remarquable.

Mme Popova, présidente du comité de jumelage de la ville de Troyan, s’est vu récompensée pour son formidable dynamisme au sein de la municipalité en tant qu’employée et bénévole à l’origine de deux jumelages avec les communes françaises de Vigneux-sur-Seine dans l’Essonne et Pernes les Fontaines dans le Vaucluse. Une coopération, qui a permis au fil des années de dynamiser les échanges franco-bulgares dans le domaine de la culture et de l’éducation.

Mme Elena Kabakchieva, figure de la lutte contre l’exclusion des populations rom en Bulgarie, s’est-elle vu décernée l’Ordre national du mérite pour une carrière exemplaire au service des plus démunis. Un parcours atypique alliant activités de recherche, conseil et travail de terrain à l’échelle locale comme internationale pour qu’évoluent l’état des connaissances scientifiques et les pratiques.

-voir le discours de l’ambassadeur de France en Bulgarie / Mme Popova

-voir le discours de l’ambassadeur de France en Bulgarie / Mme Kabakchieva

 

Des médiateurs de santé, roms ?

 

Conférence : Le rôle clef des médiateurs pour la mise en place à l’échelle locale d’une politique sanitaire au bénéfice des populations roms : le projet exemplaire développé par Médecins du monde et la ville de Sliven

Lundi 7 décembre était l’occasion pour le grand public de découvrir le projet pilote mené par l’association Médecins du monde à Sliven afin d’améliorer les conditions de vie des près de 20 000 roms du quartier de Nadejda en situation de grande vulnérabilité. En partenariat avec les services de la municipalité, l’association des médiateurs de santé et l’association bulgare du planning familial, l’association a lancé en 2013 un projet visant à répondre au problème d’absence de couverture médicale pour les personnes sans emplois, dont souffrent de nombreux habitants de Nadjeda.  Une situation, qui a pour conséquence un taux élevé d’infections par des maladies sexuellement transmissibles, d’avortements, de grossesses précoces et non désirées qui mettent en danger la santé des individus, entrainent déscolarisation et précarisation des jeunes femmes.

Médecins du monde intervient depuis plusieurs années déjà à Sliven, et a su, par son travail de long terme, d’équipe, collaboratif et de terrain gagner la confiance des habitants et des pouvoirs publics indispensable à la compréhension des besoins et la mise en œuvre de mesures adaptées aux populations marginalisées. Une action soutenue par l’ambassade de France en Bulgarie ayant permis le lancement en 2013 de ce projet pilote dédié à la santé sexuelle et reproductive, dont la ville de Sliven assurera la pérennité grâce au transfert des dispositifs, compétences et d'un cofinancement du projet par le fonds suisse.

M. Atanas Dimitrov, coordinateur local du projet et M. Senad Hassanbasic, coordinateur régional de Médecin du monde, ont présenté cette initiative qui met en lumière l’importance d’une prise en compte des spécificités locales, cette expérience ayant notamment amené à questionner certains dispositifs initialement déployés. Le projet consiste, par le biais de médiateurs de santé issus de la communauté rom, à proposer accompagnement, sensibilisation, contraceptifs et soins aux habitants du quartier, en alliant une prise de contact et un accompagnement informel à l’accueil et le suivi médical au sein du centre d’information et d’orientation. Les équipes ont par exemple été confortées dans leur démarche d’implication de représentants des groupes sociaux : musiciens, roms « nus », « gradeshki», et turcophones,  des leaders religieux et des familles qui encadrent les représentations et les pratiques, mais aussi à renforcer les mesures de sensibilisation auprès des époux et des adolescents avant le début de leur vie sexuelle. A contrario, il s’est avéré que tenter de récompenser la présence aux sessions de sensibilisation ne favorisait ni l’interactivité ni la confiance entre les bénéficiaires  et le personnel soignant.

Un retour d’expérience que Médecins du monde souhaite utile aux autres municipalités bulgares désireuses d’améliorer leur politique sociale et sanitaire. Le guide initié à cet effet par l’association a été remis à l’occasion de cette conférence à Mme Zornitsa Roussinova, vice-ministre du travail et de la politique sociale.

L’objectif de cet événement était également d’identifier les financements dont peuvent bénéficier les collectivités locales pour la mise en œuvre de mesures de soutien à l’intégration des populations roms. Dans le cadre du programme de coopération bulgaro-suisse, les villes de Roussé, Bourgas, Montana et Sliven pourront par exemple bénéficier d’un soutien financier prenant en charge jusqu’à 85% des coûts des projets sélectionnés, comme le précisait Mme Lilia Gouneva, coordinatrice du programme à l’ambassade de Suisse en Bulgarie, lors de son intervention. La protection et l’inclusion des populations vulnérables fait partie des priorités pour lesquelles près de 70 millions d’euro seront investis par le biais du fonds suisse dans le cadre de la convention signée avec l’Union européenne.

Des initiatives locales, comme l’a rappelé Mme Zornitsa Roussinova, que le ministère du travail et de la politique sociale souhaite encourager une meilleure coordination verticale et horizontale ainsi que la mise à profit, grâce à une approche globale, des financements déployés dans le cadre des programmes opérationnels 2014-2020 « développement des ressources humaines», « régions en croissance » et « science et éducation pour une croissance intelligente». Le partenariat avec le ministère de l’éducation et des sciences sera renforcé afin d’améliorer les dispositifs de protection de la santé publique et en particulier des mères et des enfants, qui incluent une reconnaissance accrue du rôle joué par les médiateurs de santé et une intensification des mesures de sensibilisation à la planification familiale.  Dans le cadre du programme opérationnel « ressources humaines », près de 86 millions de levas pourront de surcroit être mobilisés afin d’améliorer, entre-autres, les services de santé et sociaux.

 

Consulter le guide de Médecins du monde

Voir le programme de la conférence

Voir les présentations des intervenants :

Le programme de coopération bulgaro-suisse: présentation des projets pilotes mis en œuvre pour et par d’autres municipalités bulgares.

Mme Lilia Gouneva, experte en santé, ambassade de Suisse en Bulgarie

 

Le programme opérationnel « Développement des ressources humaines » 2014-2020 : présentation des mesures et financements déployés.

Mme Zornitsa Roussinova, vice-ministre du travail et de la politique sociale

 

 

Le changement climatique : un défi pour la nature et le tourisme en Bulgarie

 

 

 

La campagne au vert

 

Près de 90 personnes étaient rassemblées ce lundi 23 novembre dans la salle Slaveykov de l’Institut français de Bulgarie pour une nouvelle conférence consacrée au développement durable organisée en coopération avec M. Stéphane Robert, conseiller auprès du ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt. Les territoires ruraux étaient à l’honneur, les débats s’intéressant en particulier à leur potentiel en matière de développement touristique et agricole largement sous-exploité…

A l’aube du lancement de la COP 21 à Paris, il s’agit de mieux comprendre quels sont les atouts de la Bulgarie, les attentes des consommateurs ainsi que les outils permettant de faire émerger ces deux secteurs clé du développement rural, l’agriculture et le tourisme, par ailleurs interdépendants. Au milieu d’une palette d’invités, l’ambassade avait le plaisir d’accueillir M. André Rouch et  M. Julien Viaud venus partager l’expérience du Parc naturel régional des Pyrénées Ariégeoises, et Mme Laurence Lastiri et Mme Maialen Sarraude celle du Syndicat de l'appellation d'origine protégée (AOP) Piment d’Espelette.

« Encore trop peu connue des touristes internationaux ! ». C’est sans conteste l’observation partagée dressée au sujet de la Bulgarie par les intervenants au cours de la matinée dédiée au tourisme vert. Le pays bénéficie d’un patrimoine naturel, bâti et culturel exceptionnellement riche et préservé mais peu connu. Des atouts qu’il convient à la fois de mieux protéger mais aussi de valoriser, ce pour quoi la législation bulgare s’adapte et intègre l’acquis communautaire avec près de 34,4% du territoire d’ors et déjà classé « zone Natura 2000 ». L’occasion pour M. Kalouguerov du ministère de l’environnement et de l’eau de présenter le cadre réglementaire, puis d’évoquer les initiatives menées par les acteurs locaux comme les parcs naturels régionaux en compagnie de M. Toma Belev et l’association du tourisme alternatif avec M. Popiordanov.

 Un changement d’approche en matière de développement local durable par la voie touristique, pour lequel le Parc naturel des Pyrénées Ariégeoises a pu apporter son retour d’expérience. Tout jeune parc crée en 2009 dans le sud de la France, il a su fédérer autour de son projet de territoire plus de 140 communes et gagner le soutien du département et la Région. Dans une zone particulièrement rurale marquée par les activités agricoles et le pastoralisme, la consolidation et la structuration de l’offre touristique locale autour des spécificités du cadre naturel et socio-économique ainsi que les efforts déployés pour le maintien des activités comme les infrastructures et les services publics permettent de capitaliser sur « le cadre de vie ».  Une stratégie « qualitative » payante puisque le parc enregistre un regain démographique et économique sur son territoire, témoin de son dynamisme.

Favoriser la qualité plutôt que la quantité et les approches intégrées pour des économies régionales diversifiées, plus solides et compétitives étaient aussi le mot d’ordre de l’après-midi dédié à la valorisation des produits agricoles. Des synergies locales  encouragées par le programme LEADER qu’ont présenté M. Stefan Spassov du ministère de l’environnement et de l’eau et les représentants des groupes d’action locale de Razlog et Troyan et Apriltsi. La Bulgarie possède de plus un tissu dense de petites unités de production, paradoxalement précieuses pour les territoires car propices à la préservation des savoir-faire artisanaux, un positionnement haut-de gamme et une croissance locale au bénéfice des acteurs des territoires.

En France, les pouvoirs publics et le secteur touristique se sont depuis de nombreuses années emparés de l’atout que représente un héritage agricole et gastronomique typique et reconnu internationalement. Preuve en est le lancement des « AOC » (appellations d’origines contrôlées) dès 1935 qui donneront naissance en 1992 aux fameuses « AOP » européennes (appellations d’origines protégées). Des labels qui procurent une visibilité aux produits et confiance aux consommateurs avertis au profit des producteurs et des acteurs du tourisme comme en témoignait les représentants du syndicat de l’  « AOP » Piment d’Espelette. Un quasi cas d’école en France, ce piment du Pays Basque défendu en 1993 par une poignée de producteurs étant devenu en quelques années, avec le renfort du secteur touristique, l’attraction locale pour près de 500 000 touristes chaque année en quête de typicité, d’authenticité et de qualité.   

   Des bonnes pratiques, qui pourront peut-être inspirer les acteurs locaux bulgares et susciter de nouvelles coopérations entre nos deux pays.

 

voir le programme de la conférence-débat

voir les présentations des intervenants:

La politique bulgare de protection du patrimoine naturel : présentation des types de sites
classés et de la réglementation associée
M. Miroslav Kalouguerov, directeur du « Service national pour la protection de la
nature », ministère de l'environnement et de l'eau

L'expérience française des parcs naturels régionaux
M. André Rouch, président du parc naturel régional des Pyrénées Ariégeoises membre
de la Fédération nationale des parcs naturels régionaux, président de la commission
nationale «Marque parc»
M. Julien Viaud, chargé de mission « Marque Parc » et produits locaux

Les bonnes pratiques initiées en Bulgarie pour la protection et la valorisation des espaces
naturels
M. Toma Belev, président de l'Association des parc naturels régionaux

Quels principes suivre pour un développement touristique durable des campagnes bulgares ?
M. Lubomir Popiordanov, président de l'Association bulgare de tourisme alternatif

Mme Eli Petrova, chef de projet, ferme et gîte Bozhentski chiflik

M. Stoilko Apostolov, directeur exécutif de la fondation Bioselena pour l'agriculture
biologique et coordinateur du project « For the Balkan and the People » cofinancé par le
fonds suisse

Le programme LEADER 2014-2020 pour le dévelopement rural : présentation des
mesures et des possibilités de financement pour les projets touristiques et de valorisation
des produits locaux
M. Stefan Spassov, chef de l'unité LEADER, direction du développement régional,
ministère de l'agriculture et de l'alimentation

Présentation de bonnes pratiques développées en Bulgarie par les groupes d'action locale
LEADER en faveur du tourisme et de la valorisation des produits locaux
Mme Veneta Naneva, directrice exécutive, Groupe d'action locale de Razlog
M. Vesselin Stoïkov, directeur exécutif, et M. Tzanko Spassovski, président du conseil
de direction du Groupe d'action locale Troyan et Apriltsi

L'expérience française en matière de valorisation des produits locaux
M. Stéphane Robert, conseiller au ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la
forêt

Présentation de bonnes pratiques développées en France
M. André Rouch, président du parc naturel régional des Pyrénées Ariégeoises et
membre de la Fédération nationale des parcs naturels régionaux, président de la
commission nationale «Marque parc»
M. Julien Viaud, chargé de mission « Marque Parc » et produits locaux

Présentation de l'expérience des producteurs de piments d’Espelette au pays basque
Mme Laurence Lastiri, productrice et membre du conseil d’administration du syndicat
de l'appellation d'origine protégée Piment d’Espelette
Mme Maialen Sarraude, responsable de la communication, syndicat de l'appellation
d'origine protégée (AOP) Piment d’Espelette

États des lieux des marchés internationaux et des perspectives de coopération entre la
France et la Bulgarie dans le domaine de la gastronomie et du tourisme vert
M. Stéphane Delahaye, président de la Chambre de commerce et d'industrie francobulgare

Innover pour des industries durablement compétitives …

 

Parce qu’innover est au cœur des politiques économiques et la COP 21 un moment décisif pour l’émergence d’activités économiques respectueuses de notre environnement, l’ambassade de France en Bulgarie lançait les débats le 12 Novembre à l’occasion d’une table-ronde « L’innovation comme réponse au changement  climatique : un champ de coopération pour les acteurs publics et privés ». 

La semaine du 9 au 15 Novembre fut en effet tout particulièrement consacrée à l’innovation avec la première édition de la « semaine de l’innovation et du développement durable » en Bulgarie, projet dans le cadre duquel s’inscrivait cette table-ronde.

Le temps presse.

Nous le savons tous : combattre le changement climatique implique une mobilisation de tous les acteurs de la société pour le développement de nouvelles technologies, techniques et processus « propres ». La table-ronde s’adressait donc aux représentants français et bulgares du secteur public, privé, mais aussi du monde de la recherche et associatif. Près de 80 personnes étaient rassemblées autour d’intervenants issus du ministère de l’économie, de l’environnement et de l’eau, mais aussi et tout particulièrement du Professeur Hervé Le Treut, chercheur émérite au Centre national de la recherche scientifique ayant collaboré aux rapports du GIEC (groupe intergouvernemental d’étude sur l’évolution du climat), et de M. de Lafarge, président régional de Schneider Electric.

Innover ?  La stratégie de spécialisation intelligente.

Dans le cadre de la politique régionale européenne et de la politique d’appui à l’innovation, les pouvoirs publics bulgares bénéficient de financements européens afin d’encourager une spécialisation de l’économie dans les secteurs à fort potentiel pour lesquels le pays bénéficie d’avantages compétitifs.

Ainsi, dans le cadre du programme opérationnel « innovation et compétitivité », plus de 200 millions d’euros pourront être mobilisés d’ici 2020 pour le développement des énergies « vertes », mais aussi de modes de transports plus durables, et de technologies intelligentes. Des investissements seront par ailleurs effectués par le biais des fonds nationaux pour l’innovation et la recherche.

Des budget déployés conséquents face au besoin urgent de changer les pratiques et de relancer l’économie sur les marchés de demain dans un contexte forgé par des politiques publiques et des comportements d’achats de plus en plus attentifs aux externalités négatives. Schneider Electric, bonne pratique française en matière d’investissements en recherche et développement et d’activité tournée vers l’avenir était par conséquent présentée à cette occasion.

Des partenariats en devenir ?

S’il s’agit d’encourager la coopération entre acteurs d’horizons divers en Bulgarie, les échanges avaient aussi pour objectif d’identifier de nouvelles pistes de coopération franco-bulgare afin de mieux mettre à profit les expertises disponibles et investissements en recherche et développement.

Le groupe Schneider Electric investit par exemple chaque année 5% de son chiffre d’affaire en recherche et développement et enregistre d’excellents résultats grâce à son expertise en matière d’efficacité énergétique. Comme l’expliquait M. de Lafarge, l’action de l’entreprise peut s’appuyer sur deux atouts, et de taille sur des marchés importants tel que l’industrie et le bâtiment: une contribution à la lutte contre le changement climatique avec des baisses de consommation d’énergie de plus de 30%, l’énergie la plus propre étant celle que l’on ne consomme pas, et une réduction des coûts énergétiques engendrés pour les entreprises, qui gagnent en compétitivité.

La preuve s’il en faut, que les intérêts publics et privés peuvent converger à l’international. Mais les états doivent à présent créer les conditions plus favorables à l’extension de la responsabilité environnementale des entreprises et l’émergence d’activités nouvelles. M. Le Treut rappelait la nécessité de mettre en place des solutions pérennes, en particulier en matière de transport, d’énergie et de captation des gaz dans l’atmosphère afin de garantir, au-delà de 2030, un maintien du réchauffement climatique en dessous des 2°C.

 

 

Se former pour mieux présider… le Conseil de l’Union européenne en 2018 !

 

Une présidence du Conseil de l’Union européenne, ça se prépare tôt. Le pays se lance donc dès maintenant dans la formation de ses équipes afin de faire de cette première présidence, en 2018, un succès.

L’Institut d’administration publique et l’Ecole nationale d’administration ont organisés conjointement deux sessions de formation de deux jours chacune, du 13 au 16 octobre, permettant d’aborder aussi bien les implications à l’échelle nationale qu’européenne. Et pour bien comprendre la réalité de la gouvernance de l’UE et les conséquences en termes de priorités et d’organisation, rien de mieux que de bénéficier des retours d’expérience issus des présidences précédentes.

Plus de cent fonctionnaires bulgares ont ainsi eu l’occasion d’assister puis réagir aux interventions des experts de Lituanie, de Lettonie et d’Italie spécialement présents à Sofia. Parmi eux, on peut citer notamment M. Carlo Jacobucci, qui a travaillé en tant que coordinateur au sein du Comité des représentants permanents lors de la présidence italienne du Conseil de l’Union européenne.

 

C’est ouvert !

 

Un nouveau Centre de prise en charge d’enfants et de familles a ouvert ses portes dans le quartier rom de Filipovtsi à Sofia

Une partie des fonds nécessaires à la réfection du bâtiment ont été donnés par l’Ambassade de France en Bulgarie et les invités du Bal de l’Economie allemande de l’année dernière à la Fondation « Santé et développement social » (HESED).

Son inauguration le 30.07.2015 s’est faite en présence de Son Excellence M. Xavier Lapeyre de Cabanes, Ambassadeur de France en Bulgarie et du docteur Mitko Vassilev, président de la Chambre de commerce et d'industrie germano-bulgare.

Le centre met en place le modèle du développement intégré basé sur une démarche de déloppement précoce et de formation de compétences sociales et de sens de la responsabilité chez les jeunes dont l’efficacité a été prouvée. Ce modèle complète efficacement et assure la mise en oeuvre réussie des mesures d’inclusion sociale traditionnelles. L’objectif est de briser le cercle vicieux de la pauvreté et de l’isolement et d’intégrer cet immense potentiel humain dans la création de biens. Ce n’est pas simplement la cause sociale la plus importante à l’heure actuelle, c’est une mission afin d’assurer la stabilité économique et sociale de la Bulgarie. Le Centre nouvellement inauguré à Filipovtsi est le troisième de ce type en Bulgarie.

 

 

Vous trouverez plus d’informations sur les projets de la fondation « Santé et déloppement social » et sur les possibilités de les soutenir sur www.hesed.bg et www.facebook.com/HesedBG.

 

Mesdames et messieurs les avocats, la parole est à vous

 

Concours de plaidoiries francophones pour l'abolition de la peine de mort

 

Car votre parole est précieuse et votre rôle essentiel pour faire progresser la réflexion sur l'abolition de la peine de mort, le Ministère des Affaires étrangères et du développement international, en partenariat avec la Francophonie, les barreaux français et francophones ainsi que l'association Ensemble contre la peine de mort organise pour les avocats un concours de plaidoiries francophones.

Ce concours s'adresse aux jeunes avocats du monde entier inscrits à un ordre sur liste principale ou sur la liste du stage depuis moins de 10 ans.

Les lauréats seront invités à la finale internationale qui se déroulera à Paris les 8 et 9 octobre 2015 et auront l'opportunité de présenter oralement leur plaidoirie devant un jury international prestigieux composé de professionnels du droit (l'ambassade de France en Bulgarie prendra en charge les frais liés au séjour dans la capitale française). Les lauréats se verront également offrir la participation à un séminaire de formation animé par des avocats expérimentés ayant défendu des condamnés à mort.

Le premier prix de la finale sera une invitation à siéger au jury du concours d'éloquence de la Conférence internationale des barreaux de tradition juridique commune à Cotonou en décembre 2015.

 

Participation :

Afin de participer au concours, les candidats doivent transmettre en format électronique une plaidoirie écrite, rédigée en français, et d'une longueur de 1000 à 2500 mots, relative à la défense d'un cas réel de condamnation à mort.

Tous les candidats doivent remettre par courrier électronique (concours.abolition@gmail.com) au plus tard le 31 août 2015 :

-leur plaidoirie (format Word)

-une attestation d'inscription à un barreau (liste principale ou liste de stage)

-une copie d'une pièce d'identité

voir le règlement du concours

 

De l’ORdre dans nos poubelles !

Dans la salle Slaveykov de l’Institut français étaient réunis jeudi dernier plus de 90 experts français et bulgares ainsi que des représentants de la société civile. Un succès pour une rencontre technique ouverte par l’Ambassadeur de France en Bulgarie, M. Xavier Lapeyre de Cabanes et la Ministre de l’Environnement et de l’eau, Mme Ivelina Vassileva.

M. Deffontaire, fondateur du Cercle national du recyclage, M. Hirtzberger, directeur général des services techniques, Syctom de Paris, et Mme Lucas, experte en gestion des déchets au sein de la Communauté de communes d'Erdre et Gesvres étaient spécialement présents à Sofia afin d’enrichir les débats de leur expertise et du retour d’expérience français dans le domaine.

Pour reprendre les mots de M. Deffontaine : « La balade des déchets à travers la planète a assez duré ! ». Car les faits sont là : chaque année, un européen produit en moyenne 550 kilogrammes de déchets, un chiffre en forte hausse, dont une part beaucoup trop importante n’est pas encore valorisée finissant au mieux, à la décharge, au pire, directement dans la nature. D’après le Centre national d’information indépendante sur les déchets, 90 % des déchets résiduels que nous jetons pourraient pourtant être recyclés (27%) ou traités biologiquement (63%). Une mine de matériaux a portée de main donc, dont l'exploitation est un enjeu environnemental mais aussi économique, comme en témoigne la forte demande en compost pour la fertilisation des terres agricoles.

Le séminaire a permis aux experts réunis, français et bulgares, de présenter les dispositifs déployés, de comprendre les bonnes pratiques en la matière et d’identifier les nouvelles solutions pouvant être mises en œuvre. Une rencontre qui a suscité un fort intérêt de la part des acteurs publics, en particulier des communes en charge de la gestion des déchets ménagers, et dont les dépôts en décharge grèvent les budgets. Car si la Bulgarie fait partie des bons élèves de l’Europe pour le recyclage (24 % de matériaux recyclés en 2013), la valorisation reste un défi face à un tonnage global en augmentation et la prolifération d'emballages aux composants complexes difficiles à recycler.

Le ministère de l'Environnement et de l'eau est fortement mobilisé, avec une stratégie ambitieuse de réduction du volume et de valorisation des déchets financée à travers le “programme opérationnel Environnement 2014-2020”.

Mais beaucoup de questions subsistent : comment sensibiliser les populations, intégrer et sécuriser les installations de tri et de traitement des déchets dans des environnements urbains denses ou encore renforcer l'éco-conception ?

M. Deffontaire, M. Hirtzberger, et Mme Lucas ont illustré grâce à l'expérience de collectivités territoriales comme Lille, Paris et Erdre et Gesvres les possibilités d'application des concepts de « gouvernance locale », de « responsabilité élargie du producteur », d'  « économie sociale et solidaire » ou encore d'  « économie circulaire ». Erdre et Gesvres a démontré que le dialogue avec les habitants est la clef d'un changement des pratiques ; Paris, que la valorisation énergétique est une opportunité de traiter les déchets résiduels tout en limitant le recours aux énergies fossiles ; la SEM Triselec de Lille, que le développement de filières de tri et de valorisation des déchets sur un territoire est une source d'emplois stables et propices à la réinsertion sociale et professionnelle.

Autant de bonnes pratiques qui espérons le, puissent être sources d'inspiration afin de mettre un peu d'ordre dans nos poubelles !

 

voir le programme du séminaire

voir les présentations des intervenants :

La gestion des déchets en Bulgarie

-Présentation de la politique de gestion des déchets en Bulgarie
M. Anton Peychev, expert confirmé, direction Gestion des déchets, ministère de
l'Environnement et des eaux (MOEW)

-Présentation du programme opérationnel “Environnement” (OPE) 2014-2020
Mme Jacquelina Metodieva - experte confirmée, direction générale Programme opérationnel environnement (MOEW)

-Le cadre local d'élaboration et de mise en oeuvre d'une stratégie de gestion durable des déchets
Mme Teodora Petkova, experte en gestion des déchets, municipalité de Dobrich

Comment améliorer le tri sélectif par le dialogue avec les habitants ?
Bonnes pratiques mises en oeuvre en France et en Bulgarie

-Bonnes pratiques mises en oeuvre en France

Mme Elisabeth Lucas, experte de la gestion des déchets, Communauté de communes d'Erdre et Gesvres

-Bonnes pratiques mises en oeuvre en Bulgarie

Mme Milena Gateva, chef de projet municipalité de Gabrovo

Comment optimiser la production d'énergie par l'incinération et la valorisation
énergétique des biodéchets? Bonnes pratiques mises en oeuvre en France et en Bulgarie

-Bonnes pratiques mises en oeuvre en France
M. Pierre Hirtzberger, directeur général des services techniques, Syctom de Paris

-Bonnes pratiques mises en oeuvre en Bulgarie

M. Nikolay Savov, directeur de l'entreprise municipale de gestion des déchets, municipalité de Sofia

Comment générer de la croissance et créer des emplois au niveau local grâce au recyclage ? Bonnes pratiques mises en oeuvre en France et en Bulgarie

-Bonnes pratiques mises en oeuvre en France

M. Paul Deffontaine,fondateur et président du Cercle national du recyclage (CNR)

Comment appliquer le concept d'économie circulaire au secteur de la gestion des déchets ? Bonnes pratiques mises en oeuvre en France et en Bulgarie

- La mise en oeuvre du principe de responsabilité élargie du producteur en France :
études de cas

- Comment sont mises en oeuvre les mesures nationales relatives au tri sélectif et au
recyclage afin de réduire l'impact environnemental des emballages en coopération avec le secteur privé ? Présentation d'Eco-Emballages

M. Paul Deffontaine et M. Pierre Hirtzberger

 

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Protéger l'eau à la source...

L'Institut français accueillait jeudi et vendredi 18 et 19 juin un séminaire spécialisé intitulé "les plans de gestion des bassins hydrographiques, outils de lutte contre le changement climatique", organisé en coopération avec le ministère de l'Environnement et de l'eau. Près de 40 experts, français et bulgares, étaient réunis.

En cette année dédiée à la lutte contre le changement climatique, ce nouvel évènement fait suite à la conférence-débat sur l'efficacité énergétique des bâtiments qui s'est tenue le 2 juin dans la salle Slaveykov. Ministères, collectivités locales et des agences de bassin travaillent en effet à la protection et à la gestion des ressources en eau pour l'atteinte du "bon état et potentiel écologique ".

La Bulgarie bénéficie de nombreuses sources encore peu exploitées: une richesse, mais aussi un défi face au réchauffement climatique et aux risques de pollution. Si 37% des cours d'eau sont de très bonne qualité, 10% sont aussi à risque ou d'ores et déjà impactés selon les dernières études officielles. Les inondations font également parti des risques qu'il est nécessaire de mieux prévenir comme l'a rappelé l'actualité de ce début d'année 2015. Une palette de problématiques donc : pollution, sécheresse et d'inondation, qui requièrent d'importants travaux de prospection et d'analyse, de planification, d'ingénierie, de suivi de projet ou encore de compréhension des écosystèmes (le rôle des zones humides dans la prévention des inondations par exemple).

La législation européenne, en particulier la directive-cadre sur l'eau de 2000 et la directive cadre relative à l'évaluation et à la gestion des risques d'inondation, a de plus fixé des objectifs ambitieux et contraignants ainsi qu'un cadre strict d'élaboration et de mise en oeuvre des politiques publiques.

L'ambassadeur de France et le vice-ministre en charge de l'eau et de l'adaptation au changement climatique ont ouvert ce séminaire, insistant sur l'importance de coopérer à l'échelle internationale. Car si les situations locales et les solutions à mettre en oeuvre sont spécifiques, français et bulgares partagent les mêmes interrogations et la France bénéficie d'une expertise et de bonnes pratiques dans le domaine de la gestion de l'eau.

Mme Aurélie Carroget, du ministère de l’Écologie, du développement durable et de l'énergie, M. Bruno Alapetite, de l'agence de l’eau Loire-Bretagne, M. François Baudry, de l'agence de l’eau Rhin-Meuse et M. Arnaud Courtecuisse, de l'agence de l’eau Artois-Picardie, étaient spécialement présents à Sofia pour ce séminaire afin de partager leur expérience. L'occasion aussi d'intensifier les contacts existants, comme ceux développés depuis des années entre l'Agence de l’eau Artois-Picardie et la direction du bassin Est-Egéen (Plovdiv) (http://institutfrancais.bg/fr/nos-cooperations/rencontres/). Des professionnels résolument mobilisés ... pour une action à la source!

 

Voir le programme du séminaire : "les plans de gestion des bassins hydrographiques, outils de lutte contre le changement climatique"

Voir les présentations des intervenants :

-Introduction : la gestion de l'eau en France et en Bulgarie

M. Victor Ivanov, président du parlement des jeunes bulgares pour l'eau

- La prise en compte des changements climatiques dans les plans de gestion des eaux par bassin

Mme Aurélie Carroget, chargée de mission « Eau et changement climatique », direction de l'eau et de la biodiversité, ministère de l’Écologie, du développement durable et de l'énergie

-Les impacts socio-économiques des changements climatiques sur les ressources en eau

Mme Daniela Buzarovska, coordinatrice de projet Européen, ministère de
l’Environnement de la République de Macédoine

-Présentation du schéma départemental d'aménagement et de gestion des eaux - programme de mesures 2016-2021

-Présentation du schéma départemental d'aménagement et de gestion des eaux - principales évolutions

M. Bruno Alapetite, chef de service actions départementales eau et assainissement, agence de l’eau Loire-Bretagne

-L’évaluation des pressions et des impacts pour les eaux de surface

M. Bruno Alapetite, chef de service actions départementales eau et assainissement, agence de l’eau Loire-Bretagne

-L’évaluation des pressions et des impacts pour les eaux de surface

M. François Baudry, ingénieur chargé du schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux, agence de l’eau Rhin-Meuse

-L’évaluation des pressions et des impacts pour les eaux souterraines

M. Bruno Alapetite, chef de service actions départementales eau et assainissement, agence de l’eau Loire-Bretagne

-L’évaluation des pressions et des impacts pour les eaux souterraines

M. François Baudry, ingénieur chargé du schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux, agence de l’eau Rhin-Meuse

-La détermination des objectifs et les exemptions possibles aux objectifs fixés par la
directive-cadre sur l’eau

M. Arnaud Courtecuisse, chef de service planification et prospective, agence de l’eau Artois-Picardie

 

Le prochain événement : séminaire spécialisé "La gestion durable des déchets municipaux: bonnes pratiques françaises et bulgares"

en savoir plus et voir le programme

 

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Investir pour baisser la facture énergétique des citoyens.

Les programmes d’efficacité énergétique des bâtiments: un outil de lutte contre le réchauffement climatique et une source d’économies pour les municipalités et les habitants

 

La conférence-débat organisée mardi 2 juin à l’Institut français a rassemblé près de 80 personnes avec au cœur des discussions l’efficacité énergétique des bâtiments. Comme l’ont rappelé M. Xavier Lapeyre de Cabanes, ambassadeur de France en Bulgarie et Mme Liliana Pavlova, ministre du développement régional et des travaux publics lors de l’ouverture, il s’agit d’une priorité pour les pouvoirs publics français et bulgares.

L’événement fût un succès à la hauteur des enjeux :  limiter la consommation d’énergie, l’impact environnemental et agir contre le changement climatique. Les bâtiments, c’est en effet 44% de la consommation d’énergie et 23% des émissions de CO2 en France. Accroître l’efficacité énergétique des bâtiments, en cette année dédiée au développement durable, est une nécessité dont se sont saisis les autorités publiques (l’Union européenne, les pouvoirs centraux et les collectivités locales) mais aussi les acteurs privés et ceux de la société civile.

Avec pour objectif d’encourager les initiatives locales et l’implication d’acteurs d’horizons divers, la rencontre à permis de présenter le cadre d’intervention et les mesures en places, les opportunités de financement et les bonnes pratiques.

Les types de projets éligibles, les taux de cofinancement et autres modalités de soutien aux porteurs de projets ont pu être développés par le ministère du développement régional et des travaux publics, l’agence pour le développement énergétique durable et le fonds pour l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Les associations ECOENERGIA et ENEFFECT, les municipalités de Sofia et Gabrovo ont par la suite illustré le potentiel d’action des collectivités locales bulgares.

Cette conférence-débat fut surtout marquée par la présence de M. Debiesse, président de la section “Science et techniques” au ministère de l’Environnement et du développement durable et de Mme de Chastenet, conseillère « Ville intelligente et durable » à la mairie de Paris, spécialement venus de France. Les partenaires bulgares et le public ont découvert l’action entreprise par le gouvernement français et les collectivités territoriales.

Dès 2005, la législation fixe des objectifs contraignants en matière d’efficacité énergétique et le Grenelle de l’environnement marque dès 2007 un engagement politique fort en matière de développement durable. Cependant, c’est le paquet « efficacité énergétique » de 2010 qui signe en parallèle des directives communautaires le début d’un réel changement des pratiques, que la « loi de transition énergétique pour la croissance verte » de 2015 compte bien continuer à encourager.

Et les grandes villes se mobilisent, adoptant des approches intégrées et globales. Mme de Chastenet a pu transmettre l’expérience de la municipalité de Paris, engagée notamment dans des travaux ambitieux de rénovation par l’extérieur de bâtiments collectifs et de pose de panneaux photovoltaïque. La végétalisation des toits de la capitale est aussi un axe fort et innovant de la ville soutenu spécialement par Mme Hidalgo afin de réguler naturellement la température intérieure des bâtiments, limiter l’effet d’ « îlot de chaleur urbain » et renforcer la biodiversité. Des initiatives, pour lesquels les entreprises Saint-Gobain, Schneider Electric ou encore Dalkia offrent des solutions compétitives qui ont pu être présentées à cette occasion.

 

voir les présentations des intervenants :

-Le « Programme national de rénovation énergétique de l’habitat collectif »
Mme Gergana Blaguieva, directrice en charge de la politique de l'habitat, ministère du Développement régional et des travaux publics

- Présentation du « Plan d’action pour l’efficacité énergétique 2014-2020 »
M. Ivaïlo Alexiev, directeur de l'agence pour le Développement énergétique durable

-La stratégie française de rénovation énergétique de l’habitat et du parc immobilier public
M. Georges Debiesse, président de la section « Sciences et techniques » du conseil général de l’Environnement et du développement durable, ministère de l’Écologie, du développement durable et de l’énergie

-Les outils financiers du Fonds pour l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables
M. Dimitar Doukov, directeur du Fonds pour l’efficacité énergétique et les énergies
renouvelables

- Villes et régions européennes engagées pour le développement de bâtiments à
consommation énergétique quasi nulle : exemples et bonnes pratiques

M. Dragomir Tzanev, directeur-adjoint du Centre pour l’efficacité énergétique EnEffect

-Travail en réseau, actions de coopération et de soutien pour un développement durable des municipalités bulgares dans le domaine énergétique
Mme Kalinka Nakova, directrice du Réseau municipal d’efficacité énergétique
EcoEnerguia

-La ville de Gabrovo, pionnière du développement durable en matière énergétique au niveau local
Mme Tanya Hristova, maire de la ville de Gabrovo

-Le « Programme d'efficacité énergétique 2012-2020 » de la ville de Sofia
M. Zdravko Georgiev, directeur de l'agence de l’Énergie de Sofia-ville

-La stratégie de la ville de Paris pour l'amélioration de l’efficacité énergétique des
bâtiments publics et du parc locatif privé

Mme Cedissia de Chastenet, référente Ville intelligente et durable, ville de Paris

-Les programmes de rénovation pour l'amélioration de l'efficacité énergétique des
bâtiments : retour d'expérience et bonnes pratiques à l'international

Mme Snejana Semova, directrice générale, Saint-Gobain Weber Bulgarie

-Présentation des solutions développées pour améliorer l'efficacité énergétique et le
confort des bâtiments

M. Dimitar Mankov, ingénieur commercial, Schneider Electric Bulgarie


-Coopération avec les municipalités en matière d'efficacité énergétique
M. Pavel Marinikov, directeur développement, Dalkia Energy Services

 

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Investir pour baisser la facture énergétique des citoyens.

L’Institut organise une nouvelle conférence-débat sur le thème de l’efficacité énergétique des bâtiments : L" Les programmes d’efficacité énergétique des bâtiments: un outil de lutte contre le réchauffement climatique et une source d’économies pour les municipalités et les habitants ".

 

Agir contre le changement climatique nécessite des investissements conséquents, certes, mais c’est aussi une réelle source d’économies sur le long terme. Dans le domaine du bâtiment, l’efficacité énergétique est ainsi devenu un enjeux non seulement environnemental mais aussi financier.

Les pouvoirs publics se sont emparés de cette problématique de même que l’Union européenne qui, pour augmenter de 20% l’efficacité énergétique des bâtiments d’ici 2020, a adopté en novembre 2012 la directive efficacité énergétique. Cette directive, qui suit une approche transversale, a notamment introduit des objectifs contraignants en matière de rénovation des bâtiments ou de conduite d’audits énergétiques.

Améliorer les dispositifs déployés envers les propriétaires privés mais aussi l’efficacité énergétique du parc public : éclairage, chauffage, isolation etc...est ainsi devenu une priorité pour les autorités. La coopération avec les acteurs économiques doit dans ce cadre être encouragée, les entreprises et les organismes public-privés pouvant de plus apporter des solutions concrètes permettant de réduire l’emprunte environnementale, et la facture des habitants. La France bénéficie dans ce domaine d’un retour d’expérience en développement urbain intégré et de technologies reconnues à l’international, le « mieux vivre en ville » faisant même partie des secteurs stratégiques à l’export.

 

L’Institut français réunira le 2 juin prochain dans le cadre du Cycle Paris Climat 2015 des experts français et bulgares des secteurs public et privé sur le thème de l’efficacité énergétique du bâtiment. L’objectif : débattre autours du cadre d’intervention public, de la législation, des opportunités de financement de projet, faire connaître les bonnes pratiques mises en oeuvre par les collectivités ou encore les solutions technologiques que les entreprises proposent aux pouvoirs publics pour les bâtiments dont ils ont la charge.

 M. Debiesse, président de la section “Science et techniques” au ministère de l’Environnement et du développement durable et Mme de Chastenet, conseillère « Ville intelligente et durable » à la mairie de Paris, seront spécialement présents à cette occasion afin de partager le retour d’expérience français. Le fonds pour l’efficacité énergétique,les associations bulgares ECOENERGIA et ENEFFECT, les municipalités de Sofia et Gabrovo seront également représentés.  La conférence-débat, organisée en coopération avec Business France, sera aussi l’occasion pour plusieurs entreprises françaises de présenter leurs activités en matière d’efficacité énergétique.

 

* Participation sur invitation

 

voir le programme

 

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Et si les petites entreprises pouvaient révolutionner la mobilité urbaine ? Innovation… Action !

La Conférence-débat les transports innovants : piliers d’une ville durable et intelligente, organisée en coopération avec l’association des entrepreneurs bulgares ABLE s’est tenue ce mercredi à l’Institut Français de Bulgarie.

Près de 70 personnes sont venues s’informer et participer à ce moment d’échange dédié à la coopération entre acteurs publics et privés pour la mise en œuvre de solutions intelligentes. L’occasion de discuter des enjeux et projets présentés par des experts de haut-niveau et profiter de la présence de M. Benjamin Favriau, Chef de projet au sein de la mission Ville intelligente et durable de la mairie de Paris. 

 

La Bulgarie comme carrefour

La Bulgarie bénéficie d’une situation stratégique en Europe, au carrefour entre la partie occidentale de l’Union et l’Orient avec deux corridors trans-européens de transports, mais un besoin important en terme d’amélioration des infrastructures et des services à la mobilité.

M. Dimitar Savov et Mme Radostina Petrusenko, du ministère des Transports, des technologies de l'information et des télécommunications et du ministère du Développement régional et des travaux publics, ont rappelé le cadre européen d’intervention et les programmes nationaux. Le fonds de cohésion (FC) et le fonds européen de développement régional (FEDER) permettront ainsi d’ici 2020 de mobiliser près de deux milliards d’euros pour la rénovation et l’extension des infrastructures ferroviaires et routières, l’innovation en matière de transport et la conduite de projets alliant mobilité et activités économiques, culturelles et sociales. Des financements destinés entre-autre à la construction d’un terminal multimodal à Plovdiv, d’une liaison ferroviaire Plovdiv-Bourgas, au développement de modes de transports doux comme le vélo ou encore au renouvellement des flottes de bus.

 

Coté collectivités territoriales, ça bouge aussi.

 La conférence était marquée par la présence de M. Benjamin Favriau. Paris, qui s’est très illustré il y a quelques années par son initiative Autolib’, s’est doté d’une mission spéciale Ville durable et intelligente au sein de la Mairie. Celle équipe renforce la coopération avec l’écosystème de l’innovation afin de porter la capitale française d’ici 2020 au rang de « smart city ». M. Benjamin FAVRIAU a ainsi exposé les projets développés en matière de logistique et d’infrastructure urbaine : appels à projets, collaboration avec l’incubateur Paris&co, développement d’applications, des modes de transports doux (vélos électriques, voitures et utilitaires partagés etc.)…

L’objectif : une ville à la fois ouverte, ingénieuse et connectée.

Sofia et Bourgas ont également réalisés des progrès remarquables dans le domaine des transports. La capitale bulgare a présenté ses initiatives pour la gestion du trafic (plate-forme de mobilité, zones bleues etc.) et Bourgas sa stratégie de mobilité durable dans l’optique d’un centre ville « zéro émissions ». La quatrième ville du pays fait en effet figure de leader, ayant dors et déjà sensibilisée la population et investit considérablement pour le déploiement d’alternatives à la voiture individuelle (réseau compétitif de bus, pistes cyclables et vélos en libre accès etc.).

 

Des start-ups innovantes, des solutions à portée de main ?

 ABLE et l’entreprise Grajdanite ont enfin enrichi le débat d’une vision d’acteurs économiques de terrain. Grajdanite a illustré les opportunités de coopération entre acteurs de l’innovation et pouvoirs publics, la start-up ayant développé une application mobile et une plate-forme destinées à soutenir les municipalités dans la répression des infractions au code de la route en collaboration avec les services de police. Un projet révélateur du potentiel de ces entreprises créatives face aux spécificités des situations locales et au besoin d’approches participatives et collaboratives.

ABLE soutient l’innovation et l’application de technologies en adéquation avec les besoins des acteurs publics, et coordonne la mise en œuvre d’Hellow Tomorrow en bulgarie (http://hello-tomorrow.org/). Hellow Tomorrow est une initiative du gouvernement français qui vise à soutenir le développement de projets innovants par le biais d'un concours lancé en février 2015 et la création de communautés internationales d'acteurs. L’occasion pour Mme Mihaela Savova, membre de l’association et ambassadrice d’Hello Tomorrow, de rappeler l’importance de projets économiques solides en adéquation avec les cahiers des charges et la nécessité de sécuriser les financements des entreprises innovantes.

 

La discussion s’est poursuivie au cours d’un débat animé par M. Petar Karaboev laissant au public la possibilité de questionner les projets conduits et les nouvelles opportunités en matière de transports intelligents : espérons que le dialogue se poursuive !

 

voir le programme de la conférence -débat

plus d'information sur l'évènement (Dnevnik)

voir les présentations des intervenants:

-La stratégie nationale pour le développement du système de transport
M. Dimitar Savov, directeur « Politique nationale des transports » , ministère des
Transports, des technologies de l'information et des télécommunications

 -Le développement de transports durables et innovants dans le cadre de la nouvelle
période de programmation 2014-2020

Mme Radostina Petrusenko, chef d'unité, direction générale « Programmation du
développement régional », ministère du Développement régional et des travaux publics

-La stratégie de la ville de Paris et les projets mis en oeuvre avec des start-up pour le
développement d'une mobilité durable et intelligente

M. Benjamin Favriau, chef de projet « Smart City », ville de Paris

-Les projets de transports publics intelligents et intégrés de Sofia-ville
M. Lyubomir Kristov, maire adjoint de la municipalité de Sofia-ville en charge des
transports et des technologies de la communication

-La stratégie de la municipalité de Bourgas pour le développement d'une mobilité durable
Mme Ivelina Strateva, directrice « Économie », municipalité de Bourgas

-Les besoins des acteurs bulgares de l’innovation : témoignages de porteurs de projets
M. Todor Lilkov, start-up Grajdanite

- Présentation d'Hello Tomorrow, projet de soutien à la coopération entre acteurs français et bulgares du secteur de l’innovation
Mme Mihaela Savova, membre d'ABLE et ambassadrice d’Hello Tomorrow en Bulgarie

 

Plus d’information sur la COP 21

Les prochains évènements :

-Les programmes d’efficacité énergétique des bâtiments:  un outil de lutte contre le réchauffement climatique et une source d’économies pour les municipalités et les habitants

le 2 juin, Institut français de Bulgarie, salle Slaveykov

 

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Et si les petites entreprises pouvaient révolutionner la mobilité urbaine ? Innovation… Action !

La mobilité urbaine du futur : efficiente, connectée, durable… irréaliste ?

Pas tant que cela au regard des avancées effectuées ces dernières années dans ce domaine. Payer sa place de parking avec son smart phone pour une voiture électrique en libre service, découvrir en quelques clics son itinéraire selon l’état du trafic routier et les vélos disponibles aux stations environnantes sont autant de petites choses à portée de main qui témoignent d’une réelle évolution des politiques économiques, de transport et d’aménagement urbain.

La mobilité intelligente des « smart cities » du futur requiert des politiques de développement intégrées, de nouvelles méthodes de collecte et de traitement de l’information (open data), une redéfinition des relations entre les pouvoirs publics, le monde économique, de l’innovation et les usagers, de même qu’entre les moyens de transport et leurs utilisateurs.

Un nouvel espace urbain où la technologie, l’interaction et l’innovation jouent un rôle central est en plein essor et dans ce domaine, les petites entreprises innovantes peuvent apporter des solutions compétitives  et adaptées aux contextes locaux. Il s’agit d’un terrain d’entente porteur entre municipalités et start-up au profit des usagers et des habitants de villes de plus en plus congestionnées.

C’est dans ce contexte que l’Institut français accueillera le 20 mai prochain dans ses locaux une conférence-débat les transports innovants : piliers d’une ville durable et intelligente. Il s’agira d’évoquer, en présence de nombreux experts français et bulgares, cette problématique de la mobilité urbaine indissociable de celle du développement durable : stratégies nationales et locales, outils de financement, initiatives mises en oeuvre etc.. L’Ambassade de France en Bulgarie, qui organise cet évènement en collaboration avec l’Association bulgare des entrepreneurs (ABLE), souhaite promouvoir la coopération entre les pouvoirs publics et le monde de l’innovation et ainsi soutenir la mise en œuvre de projets de transports intelligents.

Des représentants des ministères, des collectivités locales, et de start-up seront présents à cette occasion. Une présentation du cadre d’intervention public laissera place à un large débat enrichi de bonnes pratiques mises en œuvre par des porteurs de projets innovants. 

 

*participation sur invitation

 

télécharger le programme prévisionnel de la conférence-débat

 

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Mobilisés pour une meilleure gestion des ressources en eau

Réunion de travail présidée par Madame Ivelina Vassilieva, ministre de l’Environnement et de l'eau, le 17 mars dans les locaux du ministère de l’environnement.

Les inondations subies par nos deux pays nous rappellent la nécessité d’améliorer encore la gestion des ressources en eau et des bassins hydrographiques, en particulier face au changement climatique. L’agence de l’Eau Artois-Picardie, la Direction du bassin Est-Egéen (Plovdiv) et le Conseil général du Nord, impliqués déjà depuis plusieurs années afin d’améliorer les pratiques en Bulgarie, restent plus que jamais, mobilisés !

M. Jean Schepman (vice-président du Conseil Général du Nord et président de la commission internationale de l’Agence de l’Eau Artois-Picardie) et M. Arnaud Courtecuisse (chef du service planification, prospective et affaires internationales à l’Agence de l’Eau Artois-Picardie), accompagnés de M. François-Xavier Kowandy (attaché de coopération institutionnelle et technique de l’Ambassade de France) ont étés reçus par la ministre de l’environnement et de l'eau, afin de poursuivre la coopération existante depuis de nombreuses années.

L’objectif majeur est de définir les futurs axes de coopération, d’améliorer la mise en œuvre des plans de gestion des bassins hydrographiques et de garantir le respect de la législation communautaire. Une conférence sera organisée en juin 2015 à l’Institut français de Bulgarie pour faciliter la transposition de la Directive cadre sur l’eau et de la Directive cadre relative à l'évaluation et à la gestion des risques d'inondation dans nos deux pays.

 

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Quand les eaux usées deviennent une nouvelle source d’énergie

7ème Conférence Internationale BULAQUA 2015 :

« L’enjeu de l’efficacité énergétique dans le secteur de l’assainissement des eaux : réduire la consommation et produire plus d’énergie pour lutter contre le changement climatique »

« Optimiser la production et l’utilisation d’énergie » : ce mot d’ordre ne semble pas très surprenant, si ce n’est qu’il s’applique aussi au domaine de l’assainissement des eaux usées. Une problématique peu connue du grand public, à laquelle se sont intéressés l’Association Bulgare de l’Eau et l’Institut français de Bulgarie afin de rassembler le 12 mars 2015 à l’Inter-Expo Center de Sofia les experts du secteur privé et public et les représentants de la société civile et scientifique.

La Conférence BULAQUA est l’évènement de référence en Bulgarie pour les professionnels du secteur de l’eau qui souhaitent bénéficier d’un état des lieux des bonnes pratiques et technologies développées à l’échelle internationale.

La gestion de la ressource en eau et le traitement des eaux usées est un enjeu fondamental alors que les pouvoirs publics et la société civile doivent faire face aux inondations en partie causées par le changement climatique. Il s’agit de garantir des réseaux intelligents, de capter et valoriser la chaleur des eaux ou encore d’améliorer l’efficience énergétique des pompes d’alimentation et autres équipements.

 

Après une introduction en présence de M. Xavier Lapeyre de Cabanes, ambassadeur de France en Bulgarie, la matinée fut consacrée au cadre d’intervention des autorités publiques et des opérateurs privés avant de laisser place à une présentation des meilleures technologies disponibles sur le marché.

A noter la présence de M. Pavel Gudzherov (vice-ministre de l’Environnement en charge de l’eau), de M. Radoslav Roussev (conseiller auprès de la ministre du Développement régional et des travaux publics pour les réformes dans le secteur de l’assainissement des eaux) et de M. Aviv Zonabend (président de la commission Eau et Assainissement de Toulouse Métropole) venu présenter la coopération existante entre Toulouse Métropole et Véolia qui permet d’innover à travers des installations de dernière génération intégrées au réseau d’assainissement. Côté entreprise, Schneider Electric et Sofiska Voda  ont également présenté leurs solutions pour démontrer comme le rappelait M. Ivan Ivanov, Président de l’association bulgare de l’Eau, que la France demeure un pays de référence dans le domaine de la gestion de l’eau. 

 

Programme de la Conférence BULAQUA

Présentations des intervenants:

- L’efficacité énergétique dans le domaine de la gestion de l’eau et de l’assainissement des eaux usées: présentation des bonnes pratiques mises en œuvre par Toulouse Métropole

M. Aviv Zonabend, président de la commission Eau  et Assainissement, Toulouse Métropole

 

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Une première conférence-débat consacrée aux territoires urbains

Les villes face au changement climatique : une nécessaire adaptation

 

Près de 80 personnes, représentants du secteur public, privé, du monde de la recherche et de la société civile, se sont retrouvés mardi 10 mars dans la salle Slaveykov afin d'aborder les conséquences du changement climatique et les possibilités d’adaptation en compagnie d’experts français et bulgares.

L’occasion pour  M. Xavier Lapeyre de Cabanes, ambassadeur de France en Bulgarie et Mme Ivelina Vassilieva, ministre de l’Environnement et de l’Eau, de rappeler dès l’ouverture l’importance de cette problématique et la mobilisation des pouvoirs publics.

M. Robert, M. Xavier Lapeyre de Cabanes, Mme Vassilieva, M. Bedrov

Les villes, malgré leur dynamisme, restent en effet des territoires vulnérables face aux évènements climatiques extrêmes (innondations, amplitude thermique ou hausse du niveau des mers) qui impacteront les populations. Afin de présenter et apporter le décryptage nécessaire des connaissances scientifiques actuelles, M. Duvernoy, chef de projet à l’Observatoire National sur les Effets du Réchauffement Climatique (ONEC) à Paris était présent, de même que son homologue bulgare M. Alexandrov de l’Institut National de la météorologie et d’hydrologie.

Cette conférence a également permis d’identifier et d' encourager la mise en oeuvre d'actions concrétes et efficaces. Venu spécialement de Toulouse Métropole, M. Cohen, Directeur du plan « climat/ développement durable », a pu ainsi partager avec le public le retour d’expérience de cette Métropole française qui est l'une des plus innovantes de France. Un temps fort, suivi de la présentation du réseau Ecoenerguia qui a mis en avant les solutions existantes pour les villes bulgares, de WWF et de l’École de politique prouvant, s’il le faut encore, les possibilités d’action et la volonté des acteurs bulgares de travailler ensemble pour répondre aux enjeux présents et futurs du changement climatique !

 

Programme de la conférence

Présentations des intervenants:

Le réchauffement climatique : une réalité d’aujourd’hui et de demain
M. Jérôme Duvernoy, chef de projet pour l’Observatoire National sur les
Effets du Réchauffement Climatique (ONERC)

La stratégie nationale pour l’adaptation au changement climatique
M. Vesselin Alexandrov, chef de département Climatologie et agro
météorologie, Institut national de météorologie et d’hydrologie auprès de
l’Académie bulgare des sciences

L'action exemplaire d'une collectivité locale en France : Toulouse
Métropole
- M. Clément Cohen, Directeur « Plan climat / Développement durable »,
Toulouse Métropole

Quelles actions concrètes menées par les collectivités locales bulgares?
Présentation de projets d’efficacité énergétique des bâtiments
Mme Kalinka Nakova, directrice du réseau municipal d’efficacité
énergétique EcoEnerguia

Quelles actions concrètes menées par la société civile en Bulgarie?
Engagement des dirigeants politiques pour la lutte contre le
changement climatique à travers une approche ascendante
M. Guéorgui Stefanov, expert « politiques et changement climatique »,
WWF Bulgarie, en tant que membre de la Coalition pour le climat.
Enseignant à la Nouvelle Université bulgare

Quelles actions concrètes menées par la société civile en Bulgarie?
Engagement des dirigeants politiques pour la lutte contre le
changement climatique à travers une approche ascendante                                                         Mme Irina Alexieva, directrice de l’Ecole bulgare de politique « Dimitar
Panitza »

 

Plus d’information sur la COP 21

Les prochains évènements :

- Septième Conférence Internationale BULAQUA 2015 -  le 12 mars 2015, de 8h à 19h, Inter Expo Centre, Sofia, salle « Vitosha » - voir le programme

- Les programmes d'efficacité energétique du bâtiment  - le 2 juin 2015, Institut français de Bulgarie, salle Slaveykov